• Culture - patrimoine

Le Festival de Villeréal tourné vers la collaboration et l'émergence en milieu rural

Pour la 6ème année consécutive, le Festival de Villeréal (Lot-et-Garonne) a accueilli des artistes en résidence (acteurs, metteurs en scène, auteurs, musiciens) pendant six semaines dans le village pour travailler ensemble à créer l'événement. Le dispositif repose "sur la mise en place de collaborations inédites entre l'équipe organisatrice, les artistes participants, des associations locales et les habitants de Villeréal", expliquent les organisateurs, le cœur du projet étant "la participation et la collaboration d'acteurs multiples". La production même est conçue dans cet esprit, avec un budget mêlant subventions publiques, subventions d'associations culturelles, recettes de billetterie, recettes de produits dérivés. Mais le réseau d'entraides et de solidarités présent dans le village est le principal moyen de production : le budget s'élève à 34 000 € mais il serait de 200 000 € en chiffrant les contributions en nature et les services rendus par les habitants ainsi que le travail des bénévoles de l'association des Amis du Festival. Poursuivant cette dynamique, le festival a choisi en 2014 la plate-forme de financement participatif Proarti (spécialisée culture) pour recueillir une fraction de son budget, soit 3000 euros.

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Réflexions et travaux sur la coopération dans les secteurs de l'art et de la culture

Dans la lettre d'information de juin 2014 de l'Organisation pour projets alternatifs d'entreprises (Opale), qui anime le Centre Ressources sur la filière culturelle pour le dispositif DLA (CRDLA Culture), plusieurs ressources sont à relever : la présentation de deux dynamiques de création de projets coopératifs, à savoir Structures-Artistes Associés Solidaires – Saas – dans le Maine-et-Loire et le cluster Culture et coopération à Saint-Étienne, nés tout deux d'un besoin de sortir de l'isolement, de trouver un fonctionnement plus proche de valeurs partagées, de mutualiser des compétences et des moyens ; et l'état d'avancement d'une réflexion sur un programme d'accompagnement et de formation pour les PTCE culture.

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Prêt en médiathèque de musique sous licence libre

Depuis 2012, la médiathèque de Toul (54) propose un service de prêt de musique sous licence libre, légalement téléchargeable et disponible sur clé USB. Chaque clé contient une sélection musicale équivalant à une quinzaine d'albums, chaque album étant accompagné d'un fichier d'information sur l'artiste. Un choix pour à la fois s'adapter aux nouveaux usages, mettre en valeur la musique éditée sous licence libre et donner accès à des logiciels méconnus, mais aussi pour accompagner le public (surtout le plus jeune) dans ses usages musicaux et montrer qu'une médiathèque peut faire découvrir des musques souvent moins connues mais porteurs d'une valeur culturelle. D'autres médiathèques ont mis en place un tel dispositif et ont créé un blog collaboratif où l'on peut s'alimenter d'une sélection de musique sous licence libre.

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Les bibliothèques face à la croissance du contenu numérique, une opportunité pour les territoires ?

Petit à petit, les grandes bibliothèques proposent une gamme de services numériques assez complète : autoformation, presse en ligne, vidéo à la demande, musique, e-books, et documents patrimoniaux... Mais l'acquisition de ces ressources est pour l'heure l'apanage des grandes villes. 80% des bibliothèques des villes de 20 000 à 40 0000 habitants n'ont aucune ressource numérique et cela monte à 90% pour les villes de moins de 10 000 habitants. Aujourd'hui ces contenus coûtent cher et les contraintes d'usage sont très fortes. Que les bibliothèques aient ou pas les moyens de s'offrir des ressources numériques, elles ont dès à présent une carte à jouer : accompagner l'engouement pour les usages numériques et la mobilité, aider le lecteur à se frayer un chemin dans le déluge de la connaissance. Comment s'y prendre ? Quelles retombées pour le territoire ?

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Réaménager les édifices religieux désaffectés en bibliothèques... ou pour d'autres usages publics ?

La plupart des pays occidentaux connaissent une baisse de fréquentation des lieux de cultes catholiques et des coûts importants pour le fonctionnement et l'entretien des églises. Propriétés des paroisses au Québec, les églises sont mises en vente suite à une fusion ou fermeture. Les acheteurs peuvent être : d'autres groupes religieux ; le secteur privé pour reconvertir en appartements ou détruire et reconstruire ; la société civile pour héberger une bibliothèque, un restaurant social, une compagnie de cirque, une crèche... En France, les communes sont propriétaires des églises et responsables de leur entretien ainsi que de leur rénovation (sauf les cathédrales, qui relèvent de la responsabilité de l'Etat) mais les bâtiments sont affectés à perpétuité au culte. Le maire n'a donc aucun droit de regard sur l'usage de l'église, dont seul le prêtre ou l'évêque est décisionnaire. À moins de désaffecter l'église : une procédure de plus en plus courante qui implique une demande du maire auprès de l'évêque, suivi d'un décret du préfet pour que la commune puisse vendre l'église librement. Un moyen de sauvegarder le patrimoine et de conserver ces bâtiments à des usages publics ?

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