• Participation

Financements publics et crowdfunding pour reconstruire l’école du village

En 2014, la mairie de Yèbles (875 habitants) décide de reconstruire son école élémentaire trop vétuste, d’autant que les effectifs ont triplé en trois ans. Le budget s’élève à 1 millions d’euros HT. Malgré les financements de l’État, de la région, du département (Seine-et-Marne), de la réserve parlementaire et d’une enveloppe exceptionnelle de l’Élysée, il manque encore de l’argent. La mairie décide alors de faire appel aux dons via une plateforme de crowdfunding. Elle collecte ainsi 44 050 euros. Le Courrier des maires propose un éclairage sur le montage, les difficultés et les retombées de cette expérience.

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Conseils pour mettre en place un budget participatif dans une commune

Depuis le 10 septembre 2015, les Parisiens peuvent élire les projets qu'ils souhaitent inscrire au budget 2016 de leur ville. Ces projets proviennent des 5000 idées émises de janvier à mars par près de 19 000 citoyens. La Gazette tire de cette initiative des premiers enseignements utiles pour d'autres communes : faire de la pédagogie car "parler budget et finances n’est pas très sexy, et attirer les citoyens sur ces thématiques n’est pas évident…" (création du site internet Madame la Maire j’ai une idée, affichage, réunion, accueil en mairie...) ; dimensionner les équipes dans les différents services afin qu’ils évaluent la faisabilité technique et le coût des projets ; avoir un outil informatique intégré pour l’instruction, le vote, la réalisation et la mise en œuvre des projets ; répondre de façon personnalisée à chaque participant ; inciter à la co-construction de projets, en favorisant les démarches collaboratives (enrichissement de projets proches).

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Permettre à chaque citoyen d'être acteur de l'économie locale : le projet "Réinventions la gare"

Action coordonnée par une association sous l’impulsion de la SNCF et de la ville de La Ferté-Sous-Jouarre, "Réinventons la gare" consiste en : une démarche citoyenne avec rencontres créatives, collaboratives et ludiques entre citoyens ; des services imaginés par les habitants et qui répondent à leurs besoins du quotidien, recréer du lien social, de l’économie locale… ; une gare et un quartier, carrefour du quotidien, véritable terrain d’expérimentation de ces services. A travers ce projet, la SNCF souhaite répondre à deux objectifs : améliorer le confort des voyageurs de la gare en diversifiant les services et surtout en les adaptant aux besoins locaux, valoriser les espaces non exploités pour les rendre plus attractifs et conviviaux. Pour la ville, l'enjeu est d’impliquer les citoyens dans l’expression des besoins du territoire et la création d’idées. Mais au-delà d’une simple expression, l’enjeu est surtout de donner l’opportunité à ceux d’entre eux qui le souhaitent, de mettre en œuvre ces services opérationnellement, ou d’aider des entrepreneurs confirmés à les mettre en œuvre. Ainsi, de jeunes entreprises pourront naître et les citoyens souhaitant s’associer au projet en construction y seront invités : c’est une façon de permettre à chaque citoyen désireux de s’impliquer dans un projet qui a du sens pour le territoire, de passer à l’action et de devenir acteur de l’économie locale. Un site internet permet de suivre pas à pas la démarche méthodologique du projet.

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Une cartographie participative est-elle possible ?

Depuis quelques années, des acteurs se sont attachés à développer et à promouvoir l’importance de la maîtrise des techniques de cartographie comme support essentiel de mobilisations collectives et de participation des habitants dans les projets de réaménagement urbain. La maîtrise des outils de représentation de la ville permettrait à la population dans son ensemble de participer à la construction des projets d’aménagement, de s’y opposer ou encore d’y résister. Dans un article, deux universitaires s’interrogent sur les ressorts et les usages d’une telle cartographie : les usages militants de la cartographie participative sont d’abord questionnés, c’est-à-dire la manière dont cette technique peut être utilisée pour défendre une cause, soutenir les revendications des citoyens et les mobiliser, puis les auteurs montrent comment l’examen attentif des étapes de construction de ces cartes révèle une réalité différente, où l’aspect participatif demeure à bien des égards largement limité.

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Pourquoi Andelot-Morval (90 habitants) a-t-il reçu le Grand Prix de la presse territoriale 2015 ?

C’est en 2014 que cette commune s'est dotée de son bulletin municipal dont le nom, Tam Tam, fait référence au tambour du garde champêtre qui arpentait jadis les villages pour informer la population. Tam Tam signifie également Trimestriel d’Actualité Municipale du Territoire d’Andelot-Morval. Tiré à 100 exemplaires et distribué par le maire ou par des habitants bénévoles, le bulletin décrypte à chaque numéro les impacts d’une réforme ou d’une actualité nationale sur la vie du village, montre la façon dont le village est perçu par des acteurs qui le fréquente, met en avant la vie ou les projets des habitants, et parvient à sortir de la communication "vue par les élus" grâce à un comité de rédaction mis en place avec des habitants. Une démarche participative qui contribue à développer une dynamique autour du journal et à renforcer le sentiment d’appartenance au territoire. Imaginatif et professionnel, Tam Tam montre qu'il est possible de faire de sa "feuille de chou" un outil de communication structurant avec peu de moyens humains et financiers.

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