• Action sociale, insertion

Une méthode d’analyse statistique pour créer un indicateur de fragilité et établir une typologie de territoires

Traiter de la fragilité des territoires, c’est prendre le risque d’un contre-pied au principe fondateur de l’égalité et oser remettre en question l’idéal poursuivi de justice territoriale. Pourtant les inégalités existent de fait. Ce déterminisme spatial, ces décrochages qui font d’un territoire une entrave quand d’autres sont vecteurs d’opportunités, représentent un enjeu pour l’action publique locale. Il faut réparer, corriger… L’arsenal des dispositifs publics en témoigne. Mais l’action suppose au préalable de mieux connaître, de prendre la mesure de la situation et d’objectiver le regard. Dans le cadre de l’atelier "caractéristiques socio-économiques des ménages" de l’observatoire de l’habitat et des modes de vie, l’agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine et ses partenaires se sont lancé un défi : bâtir un indicateur de fragilité et construire une typologie des territoires en fonction de leur degré de "vulnérabilité". Celui-ci prend en compte l’échelle communale, un cumul "mathématique" des risques, un focus sur le parc de logement et les caractéristiques socio-économiques des ménages, et l’introduction de la notion de trajectoire avec un regard rétrospectif sur la donnée.

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Situation des femmes dans les communes peu denses

Si les inégalités femmes-hommes se rencontrent dans tous types de territoires, elles s’expriment avec une acuité particulière dans les territoires fragiles (quartiers prioritaires de la politique de la ville et territoires ruraux), selon un rapport de 2014 du Haut-conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. De façon à mieux combattre les inégalités sexuées et territoriales dans les différentes actions qu’il soutient, le CGET conduit un travail d’observation destiné à mesurer ces inégalités. Il a publié en mars 2016 une note valorisant les principaux indicateurs résultant d’un groupe de travail piloté par le CGET : familles monoparentales, déficit de formation et sentiment d'insécurité.

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État des lieux de l'accueil social

Alors que les sollicitations pour ce type d'accueil augmentent de la part des collectivités, d'organismes sociaux et médico-sociaux et des services de l’État, et que de plus en plus de paysans - installés ou non - envisagent l'accueil social comme une activité à part entière, en lien avec leurs activités de production, la mise en lien est parfois difficile. Transrural consacre un dossier à l'accueil social : histoire et sens de cet accueil, les différents types d'accueils et de publics, portraits des accueillants (à partir d'une étude en Massif central), exemples de projets (accueil individuel ou collectif à la journée pour des adolescents présentant des troubles du comportement ; séjour pour des jeunes placés sous Protection judiciaire de la Jeunesse), rôle de l'alimentation dans l'accueil, professionnalisation des accueillants.

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Des initiatives pour soutenir le pouvoir d'achat des habitants

"Peu, ou pas de dépenses pour la mairie et des gains pour les citoyens. Face à la crise, certaines communes commencent à promouvoir auprès de leurs administrés des solutions "collaboratives" leur permettant de regagner un peu de pouvoir d'achat : louer la chambre du grand parti étudier, revendre le vélo du petit ou faire des achats groupé", rapporte Le Courrier des maires qui décrit sur le sujet trois expériences menées dans des petites communes : organiser un achat groupé d'énergie, créer un "bon coin" communal, valoriser les chambres inoccupées.

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Les élus connaissent-ils "leurs" pauvres ?

Dans la continuité d’un premier rapport publié en 2014, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) a souhaité approfondir sa connaissance des mécanismes qui contribuent à construire "l’invisibilité sociale" de certains publics et de mieux identifier les réalités que ce phénomène recouvre. Un travail en deux volets a été lancé en mars 2015 : une étude approfondie de certains publics "invisibles", notamment les jeunes précaires en milieu rural (jeunes ruraux et néoruraux), et une seconde étude visant à mieux comprendre les facteurs médiatiques, politiques et institutionnels qui contribuent à entretenir certains "angles morts" de l’action publique de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. La Gazette prend l'occasion de la diffusion de cette seconde étude pour titrer : "Les élus connaissent-ils "leurs" pauvres ?"

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