• Commerce - artisanat

Les IGP artisanales peinent à voir le jour

Neuf mois après la publication du décret du 2 juin 2015 ayant créé les indications géographiques protégées (IGP) artisanales et industrielles, alors que seuls les produits naturels, agricoles et viticoles pouvaient en bénéficier, le succès n'est pas au rendez-vous. Seul le savon de Marseille détient cette IGP. Un décret du 10 mars 2016 pourrait cependant accélérer la mise en œuvre, car il permet aux organismes de certification accrédités par le Comité français d'accréditation (Cofrac) de contrôler ces IGP. D'après le directeur général délégué de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi), "beaucoup d'entreprises attendaient ce décret avant de créer leur IGP". La difficulté pour les producteurs et artisans réside dans la définition d'un cahier des charges, ce à quoi les collectivités peuvent aider en apportant un soutien juridique et financier.

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En relançant une filière céramique, une collectivité se munit d'un nouvel outil culturel, irriguant le tourisme

Les pièces de terre cuite vernissées de Saint-Jean-de-Fos (1600 habitants dans l'Hérault) étaient autrefois prisées pour la construction. Alors que la révolution industrielle et le développement des objets métalliques font disparaître cet artisanat, de jeunes potiers se réinstallent dans les années 1980 puis créent en 2001 une association, une marque collective et un marché de potiers. En 2006, la commune acquiert un atelier céramique du XIXème siècle classé monument historique et la communauté de communes Vallée de l'Hérault en prend la gestion. En 2011, cette dernière crée Argileum, une  maison de la poterie qui propose un parcours de découverte sur l'histoire de la céramique, la vie et le savoir-faire des potiers, une boutique et des expositions temporaires. Ce lieu touristique et culturel emploie aujourd'hui quatre personnes, accueille des étudiants étrangers et a fait s'installer de nouveaux plusieurs jeunes potiers. Plus récemment, la labellisation et l'entrée dans le réseau Villes et métiers d'art permettent de valoriser tous les métiers d'art du territoire (sculpteurs, créateurs de bijoux, artisans du cuir). Une initiative à lire dans Maires de France.

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MicroMarché : une boutique alimentaire dématérialisée et itinérante

En France, près de trois-quarts des achats alimentaires sont effectués dans une grande surface (72% en 2011, selon l'Insee). Pratiques et économiques, les supermarchés sont cependant critiqués pour la place laissée aux produits locaux et biologiques, mais aussi pour les prix de ces produits, souvent jugés trop chers par les consommateurs aux revenus modestes. L'association nantaise ECOS propose désormais une alternative avec MicroMarché : après adhésion (10 € pour l'année ou 3 heures de temps mis à disposition du projet), les clients passent leur commande une semaine à l'avance. Ils peuvent acheter des produits bio auprès des huit (à ce jour) partenaires locaux à des prix intéressants, puis les récupérer dans un des trois lieux de distribution. Le projet a également l'ambition de sensibiliser les habitants aux enjeux d'une alimentation saine et d'améliorer les liens entre clients et producteurs : les adhérents peuvent bénéficier de cours de cuisine gratuits et des apéritifs conviviaux comme des visites des exploitations partenaires sont également organisés régulièrement. À terme, avec le soutien d'une ou plusieurs collectivités, il pourrait prendre la forme d’une SCIC.

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Des boutiques éphémères pour soutenir une entreprise menacée

Une marque de chaussures fabriquées par une société employant 24 personnes et installée sur une commune de Dordogne (500 habitants), s'est retrouvée menacée de liquidation. Afin de relever la trésorerie de l'entreprise, des boutiques éphémères ont été montées dans deux villes, proposant la vente directe de paires de chaussures à moins 50 %. Médiatisée, l'opération a permis de vendre un millier de paires en deux jours, réunissant ainsi une somme de près de 40 000 euros. La mobilisation citoyenne, et l'attrait pour des produits en solde avant l'heure, ont permis de régler une échéance de 30 000 euros et d'assurer les salaires.

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De plus en plus de commerces inoccupés dans les centres-villes

Le nombre de commerces inoccupés dans les centres-villes français, notamment dans les agglomérations petites et moyennes, a continué à progresser en 2014. Selon la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé (Procos), le taux de vacance commercial a atteint 8,5% en France en 2014, contre 7,8% en 2013 et 7,2% en 2012. Les centres des grandes agglomérations restent bien épargnés par le phénomène. Dans les villes moyennes, la vacance s’établit à 8,7%, mais progresse plus rapidement qu’ailleurs. Les plus petites villes restent les plus touchées, avec des vacances de 9,3% pour les villes de moins de 50 000 habitants et de 10,2% pour celles entre 50 000 et 100 000 habitants. Procos rappelle qu’en France le parc de magasins a atteint son apogée à la fin des années 1920 : le pays comptait alors près de 1,5 million de boutiques ; depuis ce chiffre n’a cessé de décroître, aboutissant "en moins d’un siècle à la disparition de près de la moitié des commerces français", pour atteindre environ 850 000 commerces au début des années 2010.

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