• Urbanisme, foncier

Le gouvernement missionne un architecte pour faire des propositions pour un aménagement des territoires ruraux et périurbains

Dans la suite du Comité interministériel des ruralités du 13 mars 2015, Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, a confié à Frédéric Bonnet, architecte, lauréat du Grand Prix de l’Urbanisme 2014, une mission visant à faire des propositions pour un aménagement des territoires ruraux et périurbains. Celui-ci travaillera avec une équipe sur cinq thématiques : le périurbain, le paysage et la ruralité, les équipements, les documents d’urbanisme, la requalification des centres villes. Il s’agira, précise la lettre de mission, "de dégager les conditions pour que les documents d’urbanisme [SCoT et PLUi notamment] puissent apporter les réponses adaptées à ces enjeux", en termes de projets de territoire, de concertation, d’ingénierie, d’acceptabilité sociale. Les travaux s’appuieront sur des remontées de terrain et des entretiens menés entre septembre et octobre 2015 avec des élus, des professionnels et l’ensemble des parties prenantes. Il s’agira pour chaque thématique de clarifier de rôle de chaque acteur et de proposer des outils pour aider les élus à monter leurs projets (guides thématiques, etc.). Un rapport sera remis à la ministre en novembre sur les propositions formulées par la mission. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) publie au même moment une synthèse intitulée Aménager les nouvelles ruralités. Quand l’urbanisation des campagnes oblige à les penser et à les développer autrement.

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Guide sur l'urbanisme participatif

L’urbanisme participatif est une démarche qui recèle un fort potentiel pour transformer la ville et ses quartiers avec les citoyens, mais encore faut-il bien la planifier pour assurer son succès. La démarche proposée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) insiste sur l’importance de la participation citoyenne pour créer des milieux de vie plus humains qui répondent aux besoins de la population. Son guide vise à outiller les intervenants de divers secteurs et les citoyens en leur fournissant une vue d’ensemble des étapes à suivre, des acteurs à inclure, ainsi que des outils et des ressources à leur disposition. Exemples de projets pouvant bénéficier d’une approche participative: plan de mobilité durable d’un quartier, requalification d’un ancien secteur industriel, aménagement d’une place publique, verdissement des espaces collectifs ou d’un complexe d’habitation, construction d’un centre communautaire. Bien que prenant appui sur des expériences réalisées dans de grandes villes, la méthodologie proposée pourra servir à des agents de développement rural s'intéressant à la participation des citoyens dans les projets d'aménagement urbain.

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Gouvernance et enjeux locaux de la gestion durable du bâti agricole périurbain

La consommation des espaces agricoles par l’urbanisation est l’un des enjeux qui ont conduit l’État à instaurer une politique d’aménagement territorial durable depuis les années 2000. Cette politique remanie le cadre législatif qui préside à la gestion du bâti agricole, révisant notamment le droit pour les agriculteurs de construire leurs logements en zone agricole. Alors que les priorités nationales visent la protection des espaces agricoles, leur mise en œuvre par les collectivités, dans le cadre de la gouvernance territoriale, engendre des interprétations variées de la loi et intègre de nouveaux enjeux. Les politiques locales donnent le jour à des formes diverses et innovantes de gestion du bâti agricole, telles les "hameaux agricoles" développés dans l’Hérault. La mise en œuvre des principes d’aménagement durable soulève ainsi des problématiques inédites de gestion spatiale et sociale du bâti agricole. A lire sur cette question, une analyse du Centre d'études et de prospective du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.

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Nombre de SCoT en 2015 et expérience de communication sur le SCoT au petit-déjeuner

"Le SCoT est l’occasion de construire une vision commune et partagée du territoire. Cela implique de mobiliser toutes les parties prenantes que sont les habitants, les acteurs économiques, les associations et les communes pour engager une réflexion dynamique et collective", indique Gérard Fromm, le vice-président délégué au développement économique, SCoT de la communauté de communes du Briançonnais (05), dans un article de Mairie-conseils. C’est dans cette perspective de mobilisation, et pour aider à mieux comprendre les tenants et les aboutissants du SCoT, qu’a été organisée la tournée des "petits-déjeuners" entre le 9 décembre 2014 et le 3 mars 2015. Ces petits-déjeuners sont venus compléter un dispositif de communication plus large tel que des réunions publiques ou le SCoT Bus Tour qui a conduit des élus et des représentants d’association sur des sites impactés par le SCoT. Récit de cette initiative et contacts à retrouver dans l'article de Mairie-conseils. Par ailleurs, la Fédération nationale des SCoT a publié un panorama des SCoT en France au 1er janvier 2015 : 448 SCoT (dont 271 approuvés) ont été dénombrés, concernant 51,7 millions d’habitants (77 % de la population française), regroupant 25 137 communes (68 % des communes françaises) et couvrant 366 009 km² (54 % du territoire national, départements d’outre-mer compris). Pour mémoire : au 1er janvier 2017, toutes les communes devront être couvertes par un SCoT.

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Projets d’urbanisme : le diagramme en radar comme outil au service d’une concertation habitante interactive

Dans l’objectif  d’associer les habitants à la réflexion et de co-construire avec eux certains projets d’urbanisme, le CAUE de l’Isère a imaginé un outil simple d’utilisation, adaptable au sujet et compréhensible par tous : le « diagramme en radar » pour une évaluation multicritères d’un espace public ou d’un quartier. Les critères du diagramme sont : convivialité, sécurité, accessibilité, végétalisation, minéralité, tranquillité, confort et esthétique. L’idée est d’adapter une représentation simple et ludique pour rendre compte des composantes multiples d’un projet, de saisir la complexité et l’interaction des facteurs tout en gardant la compréhension simple de chaque critère, mais aussi de faire émerger le vécu des habitants, leur pratique, les caractéristiques de leur espace de vie, leur ressenti et prendre en compte concrètement ces données. Cette manière de procéder permet d’avancer sur un langage commun, un moyen d’expression mis à disposition en parallèle d’autres outils comme parfois, des maquettes.

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