participatif

"Greeters" : le tourisme participatif gagne le rural

Les "greeters" (en français : hôtes) sont des bénévoles qui accueillent gratuitement de très petits groupes de touristes pour une rencontre "authentique" lors d'une balade. Ils montrent et parlent de façon insolite, originale et personnelle de "leur" coin, "leur" quartier, "leur" ville, dont ils sont fiers et passionnés. C'est une forme de tourisme participatif. Après avoir été popularisé en ville, le concept se développe dans d'autres types de territoires, notamment ruraux. Depuis l'hiver 2015, rapporte Transrural, il est mis en place par deux volontaires en service civique en Ille-et-Vilaine qui expliquent avoir "choisi ce projet afin de valoriser le territoire et ses habitants, dans une optique de développement local". Après explication du projet en porte-à-porte et lors de réunions, des visites avec des "greeters" seront montées dans certaines petites communes dès l'été 2016, avec réservation possible sur place ou sur le site de l'office de tourisme. Transrural explique l'intérêt de la démarche, la perception positive de l'office de tourisme local à son égard, ainsi que les itinéraires proposés.

Activation citoyenne des rez-de-chaussée vacants pour des rues vivantes

A Saint-Étienne, le Bureau Éphémère d’Activation Urbaine (BEAU) a cherché à cultiver la vitalité du territoire à travers le réinvestissement de rez-de-chaussée vacants. Le processus : imaginer collectivement des scénarios de transformation des rez-de-chaussée, faire émerger de nouveaux services et de nouvelles manières d’habiter les espaces délaissés. Le projet est né en 2014 de l’envie d’expérimenter un urbanisme participatif qui s’appuie sur les ressources de la ville et sur sa diversité culturelle liée à l’histoire industrielle et à sa construction par vagues migratoires successives. Parmi les résultats : la création de nouvelles dynamiques sur le territoire, la transformation temporaire d'une dizaine de boutiques pour tester des activités (boutique bien-être, tiers-lieu pour éducation heureuse, archives municipales hors les murs, un atelier d’enduit de terre crue…).

Collectivités : guide du financement participatif et étude sur ses usages

Le financement participatif : moteur d’engagement citoyen, catalyseur de mécénat, chouchou des circuits courts, utile pour le petit patrimoine ou la mobilisation autour de grands projets territoriaux et infrastructures énergétiques... Depuis 2015, les collectivités peuvent se saisir de la finance participative. Un nouveau guide, réalisé par Financement Participatif France avec le soutien de la CDC, vise à informer, à encourager et à outiller les territoires désireux de se saisir de ces nouvelles opportunités. De son côté, une étude de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) a exploré les usages du crowdfunding par les collectivités locales en France et en dresse un bilan et des perspectives intéressantes. 

Comment impliquer les citoyens dans la gestion de l'eau ? Retours d'expériences de PNR

Ce guide, publié en septembre 2016 par l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et le Groupement des Amis des Parcs naturels régionaux du Sud-Est, est composé de deux volumes : un carnet théorique et un carnet méthodologique et pratique. Le premier explique en quoi consiste la gestion participative de l'eau et quels sont ses objectifs. Différents types de démarches participatives y sont détaillés. Ce carnet aborde aussi le rôle des PNR dans la gestion participative. Le second présente des retours d'expériences de démarches participatives dans des PNR du Sud-Est ainsi que des fiches outils.

Concertation et participation : un dossier de l'Adcf

Les différents outils et vecteurs de la participation présupposent un minimum de règles du jeu, des méthodes éprouvées, des ingénieries adaptées, une adéquation entre le sujet traité et l’outil utilisé. S’agit-il d’un cadre de participation ponctuel ou pérenne ? Doit-il refléter la diversité sociologique de la population ? À quelle échelle territoriale faut-il organiser la concertation ? Souhaite-t-on une simple réponse binaire (oui ou non) à une question unique, comme dans un référendum, ou une participation beaucoup plus engageante dans la vie civique et les projets locaux ? Le mensuel Intercommunalités, de l'Assemblée des communautés de France (Adcf), revient dans un dossier étoffé sur les différentes formes de concertation, leurs vertus et limites, en essayant d’y voir plus clair dans leurs contributions respectives à un débat public et citoyen éclairé.

Conseils pour mettre en place un budget participatif dans une commune

Depuis le 10 septembre 2015, les Parisiens peuvent élire les projets qu'ils souhaitent inscrire au budget 2016 de leur ville. Ces projets proviennent des 5000 idées émises de janvier à mars par près de 19 000 citoyens. La Gazette tire de cette initiative des premiers enseignements utiles pour d'autres communes : faire de la pédagogie car "parler budget et finances n’est pas très sexy, et attirer les citoyens sur ces thématiques n’est pas évident…" (création du site internet Madame la Maire j’ai une idée, affichage, réunion, accueil en mairie...) ; dimensionner les équipes dans les différents services afin qu’ils évaluent la faisabilité technique et le coût des projets ; avoir un outil informatique intégré pour l’instruction, le vote, la réalisation et la mise en œuvre des projets ; répondre de façon personnalisée à chaque participant ; inciter à la co-construction de projets, en favorisant les démarches collaboratives (enrichissement de projets proches).

Démocratie participative : ce que les élus ont à y gagner

Julien Talpin, un chercheur en science politique, montrait récemment dans un article "comment les élus locaux étouffent les mobilisations[d’habitants] dans les quartiers populaires". Ce même chercheur revient dans un entretien de La Gazettesur les éléments qui freinent aujourd’hui le développement de la démocratie participative en France et explique comment la participation citoyenne est à considérer comme une alternative sérieuse permettant de renforcer la légitimité de la démocratie représentative.

Des conseils villageois pour une démarche active d’accueil de nouveaux habitants

Les élus d'Arvieu (870 habitants, Aveyron) et sur place une Scop spécialisée dans la gestion web et multimédia s'inquiétaient du recul démographique. Pour donner envie de vivre et travailler dans cette commune, une consultante a été sollicitée, qui a encouragé les élus à mener une démarche participative avec la population. Ceux-là ont d'abord réalisé une proposition de plan d’actions à mener d’ici 2020 et organisé deux réunions publiques en 2015 au cours desquelles les participants ont pris connaissance de la démarche, amendé et complété le plan d’actions, ainsi que l’organisation pour les mettre en œuvre. Divers aspects de la vie ont été abordés : habitat, commerces, services, culture, numérique, loisirs, alimentation, agriculture ainsi que communication. Dix conseils villageois thématiques, pilotés par un animateur et/ou élu référent, ont été mis en place, avec de premières actions qui ont abouti à l'accueil de huit nouvelles familles (reprise de commerces, télétravail...). De nouveau réunis en 2016, les habitants ont redessiné cette fois le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte, en envisageant la création de nouveaux services connectés au très haut débit en lien avec l'arrivée de la fibre optique : fablab, tiers-lieu convivial, espace de coworking, service d’autopartage d’un véhicule électrique… Une liste de partenaire a été dressée et des dossiers de financement ont été préparés. Mairie-conseils fait le récit de cette démarche.

Deux documents sur les énergies renouvelables participatives

Ces deux documents mettent en lumière l’intérêt des démarches participatives pour le développement des énergies renouvelables. A travers les retours d'expérience qu'elles collectent, elles illustrent le rôle que peuvent jouer ensemble citoyens, collectivités et association pour favoriser l'appropriation et l'ancrage local des projets. Il s'agit d'une part d'une étude de l'ADEME intitulée Quelle intégration territoriale des énergies renouvelables participatives, dont l'objectif est de qualifier le jeu d'acteurs autour des projets, d'exposer les ressources dont disposent ces derniers (compétences techniques, financières ou de gestion de projet) et s'ils s'appuient sur des réseaux existants (techniques, financiers, associatifs), de décrire le travail de mobilisation, les processus de dialogue territorial mis en œuvre par les porteurs de projet, ainsi que la manière dont se négocient les partenariats entre groupes de citoyens et partenaires institutionnels et privés, d'explorer la manière dont la redistribution des bénéfices contribue à la dynamique territoriale et plus largement, à la prise en compte de la transition énergétique au plan local, au-delà d'une simple production d'ENR. Le seconde document a été réalisé par l'Agence régionale de l’environnement en Île de France : intitulé Projets d’énergie renouvelable participatifs et citoyens - retours d’expériences, il détaille 11 projets récents et très divers (biomasse, éolien, méthanisation et solaire).

Deux nouvelles centrales villageoises photovoltaïques

Mairie-conseils fait en septembre 2016 le récit de deux nouvelles expériences de centrale villageoise photovoltaïque, l'une à Rosans (Hautes-Alpes, 520 habitants) dans le PNR des Baronnies provençales, l'autre à Crolles (Isère, 8212 habitants) dans la communauté de communes du Grésivaudan. Le service de la Caisse des Dépôts explicite l'historique et le montage de chacun de ces deux projets.

Emprunt communal participatif pour un projet d'urbanisme rural

De novembre à décembre 2016, la commune de Langouët (Ille-et-Vilaine) lève des fonds citoyens via un emprunt participatif (crowdlending) sur la plate-forme Collecticity pour un montant total de 40 000 €, qui viendront compléter des financements déjà obtenus (notamment du ministère de l'écologie), afin de financer son projet d'urbanisme rural selon une démarche d'économie circulaire. A mi parcours, 23 850 € ont déjà été levés.

Épicerie itinérante, Internet dans les zones blanches, ferme autogérée par agriculteurs et consommateurs... Une sélection d'initiatives repérées en 2014

Efficycle, plateforme d'information sur le développement durable, publie pour sa troisième édition un guide regroupant 365 initiatives qui représentent, selon le site, des "solutions significatives au changement de paradigme actuellement en cours". On retiendra notamment une association toulousaine proposant un accès internet à des particuliers, entreprises et collectivités situés dans des zones blanches du haut débit ; une épicerie bio itinérante parcourant le sud de l'Indre pour combler un vide dans l'offre locale, sensibiliser de nouveau consommateurs et proposer une alimentation bio aux cantines scolaires dispersées dans les villages ; une ferme solidaire en Allemagne sous forme de coopérative autogérée par les agriculteurs et les consommateurs (290 associés sont responsables d'une ferme de neuf hectares dont ils se partagent chaque semaine la récolte, nourrissant ainsi 600 personnes).

Etude sur l'activité des points de vente collectifs de Rhône-Alpes

Alors qu'une enquête récente pointe la rareté des points de vente comme l'un des freins des Français à l'accès aux produits locaux, Agribiodrôme et Terre d'Envies ont réalisé une étude comparative sur l'activité économique de 2012 des différents points de vente collectifs (PVC) : bios, mixtes et conventionnels. L'analyse a été réalisée à partir de 16 PVC de Rhône-Alpes et l'étude présente les volumes de vente 2012, la répartition des familles de produits par catégorie de PVC (en %), les volumes de ventes 2012 par m² et par heure d'ouverture...

Finance participative et territoires

Tel était le thème d'un séminaire organisé par l'association Financement Participatif France en juin 2016, en présence de plateformes de crowdfunding, d'acteurs de l’accompagnement et du financement de porteurs de projets, et de collectivités territoriales. Un des objectifs de la rencontre était de favoriser les animations territoriales et outils de soutien pour le développement de projets, qu’ils soient marchands ou d’intérêt général. A cette occasion, des typologies de partenariats entre acteurs territoriaux et plateformes de crowdfunding ont été présentées, décryptant les initiatives et leur montage.

Financements : les collectivités sortent des sentiers battus

Pour continuer à financer des projets innovants, culturels, sociaux ou sportifs, les collectivités territoriales doivent s'atteler à revisiter les modes de financement, mais aussi à nouer des partenariats inédits avec le privé, notamment en se tournant vers des publics jusque-là ignorés (entreprises locales et habitants). Marchés originaux de partenariat avec le privé, produits bancaires créatifs, financement participatif, recours au mécénat... des outils inédits se déploient, encore timidement et sur des montants parfois modérés, juge La Gazette qui consacre un dossier spécial aux financements alternatifs.

Financements publics et crowdfunding pour reconstruire l’école du village

En 2014, la mairie de Yèbles (875 habitants) décide de reconstruire son école élémentaire trop vétuste, d’autant que les effectifs ont triplé en trois ans. Le budget s’élève à 1 millions d’euros HT. Malgré les financements de l’État, de la région, du département (Seine-et-Marne), de la réserve parlementaire et d’une enveloppe exceptionnelle de l’Élysée, il manque encore de l’argent. La mairie décide alors de faire appel aux dons via une plateforme de crowdfunding. Elle collecte ainsi 44 050 euros. Le Courrier des maires propose un éclairage sur le montage, les difficultés et les retombées de cette expérience.

Financer le projet de territoire

Le mensuel Intercommunalités consacre un dossier au financement du projet de territoire, lequel passe au crible la boîte à outils des communautés : programme pluriannuel d’investissement, galaxie des financements de nature subventionnelle, panorama du prêt bancaire, financement participatif, nouvelles modalités de partenariats entre public et privé…

Guide pratique sur l'emploi de méthodes participatives

Comment animer, manager, former, contribuer en mode réel à plusieurs et de façon créative. Pour éviter la « réunionite », les conférences traditionnelles et ateliers formels avec orateurs ne donnant pas la parole à l’audience, pour refonder la formation… Pour rompre les habitudes, la Fondation Roi Baudouin propose un guide pratique « boite à outils » qui présente de manière approfondie 13 méthodes participatives. Une introduction fournie contient des directives générales sur l’emploi des méthodes participatives. Le guide propose ensuite un panorama méthode par méthode : définition, quand l’utiliser, procédure, ressources (calendrier et budget), "autres bonnes pratiques et pièges éventuels", références et ressources. En fin du guide, 50 méthodes et techniques participatives supplémentaires sont brièvement décrites. Ce guide est destiné aux praticiens qui souhaitent initier un processus participatif.

Guide sur l'urbanisme participatif

L’urbanisme participatif est une démarche qui recèle un fort potentiel pour transformer la ville et ses quartiers avec les citoyens, mais encore faut-il bien la planifier pour assurer son succès. La démarche proposée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) insiste sur l’importance de la participation citoyenne pour créer des milieux de vie plus humains qui répondent aux besoins de la population. Son guide vise à outiller les intervenants de divers secteurs et les citoyens en leur fournissant une vue d’ensemble des étapes à suivre, des acteurs à inclure, ainsi que des outils et des ressources à leur disposition. Exemples de projets pouvant bénéficier d’une approche participative: plan de mobilité durable d’un quartier, requalification d’un ancien secteur industriel, aménagement d’une place publique, verdissement des espaces collectifs ou d’un complexe d’habitation, construction d’un centre communautaire. Bien que prenant appui sur des expériences réalisées dans de grandes villes, la méthodologie proposée pourra servir à des agents de développement rural s'intéressant à la participation des citoyens dans les projets d'aménagement urbain.

Guide sur le financement participatif culturel

Ce guide pratique, publié en ligne en 2016, s’adresse aux porteurs de projets à dimension culturelle qui souhaitent se lancer dans le crowdfunding. Il est également destiné aux personnes désireuses de mieux comprendre ce nouveau phénomène et d’enrichir leur pratique professionnelle. Ses dix chapitres ont été conçus comme autant d’étapes pour bâtir et réussir sa première campagne de financement participatif culturel : identification d’un projet porteur, constitution de son équipe, compréhension de sa communauté, élaboration des contreparties offertes, choix de la plateforme ou encore actions de communication spécifiques. Chaque chapitre est enrichi d’exemples de campagnes, d’outils opérationnels créés pour aider à la prise de décision, de conseils et de points clés juridiques. L'ouvrage est enfin agrémenté des témoignages de quinze experts œuvrant dans le domaine du crowdfunding, du mécénat, du management culturel et de la communication.