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"Territoires d'industrie" : 17 territoires retenus en Auvergne-Rhône-Alpes

L'initiative "Territoires d'industrie", doté d'un budget de 1,3 milliard €, a été lancée par le Gouvernement en novembre 2018 et vise des territoires (intercommunalités ou des groupes d'intercommunalités) éloignés des métropoles qui doivent répondre à des enjeux de formation, d'innovation et d'emplois. L'objectif étant de réunir l'ensemble des pouvoirs publics (collectivités territoriales, EPCI, Etat, opérateurs…), les acteurs industriels afin d'identifier les besoins du territoire et de concentrer les moyens d'actions pour répondre à ces besoins. 136 territoires ont été ciblés, dont 17 en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ardèche : un nouveau fonds départemental pour la restauration du patrimoine rural associé à du financement participatif

Le Conseil départemental de l'Ardèche vient de mettre en place un fonds dédié à la sauvegarde du patrimoine rural emblématique public et privé, non protégé au titre des Monuments historiques. Ce dernier sera alimenté en partie par la redevance versée par l’exploitant de La Caverne du Pont d’Arc. Il servira à financer la restauration d'édifices et sites divers qui participent à l'identité du département (patrimoine en pierre sèche, hydraulique, industriel ou ferme traditionnelle). A noter que ce fonds s'articule avec du crowdfunding : les porteurs de projets sont invités à utiliser les plateformes de crowdfunding pour mobiliser les habitants de leur territoire, car l’intervention financière du Département sera conditionnée à l’adhésion d’une communauté d’habitants au projet de restauration.

Auvergne-Rhône-Alpes : 14 territoires d'industrie retenus par le Gouvernement

Le Gouvernement a annoncé le 22 novembre 2018 les 124 territoires identifiés par la mission Territoires d'industrie. Ces territoires bénéficieront d'un accompagnement personnalisé via 17 mesures dont ils pourront se saisir pour développer ou renforcer leurs projets de territoire, afin de répondre à quatre enjeux majeurs recensés par la mission : recruter, innover, attirer des projets et simplifier. 1 360 millions € seront prioritairement fléchés vers les projets des territoires d'industrie. Les intercommunalités et les régions seront en charge de piloter les contrats au niveau local.

Comment aider les régions industrielles à rebondir ?

Plusieurs régions de France auront du mal à se remettre de la crise économique et financière qui a traversé le pays en 2008 et 2009. D'après une étude publiée par l'INSEE, les régions industrielles ont été parmi les plus touchées par la crise.

CV de territoires de renaissance industrielle

Laurent Davezies, docteur en aménagement et professeur au CNAM, est interviewé par Les Échos sur "les anciennes contrées industrielles du Nord-Est". Décrivant là "où en est la fracture territoriale aujourd'hui en France", il s'exprime également sur les opportunités que pourraient saisir les territoires industriels "à faible coût foncier, à fortes infrastructures de transport et logistique avec le rail et la route, ayant une tradition industrielle, proches des marchés grâce aux circuits courts..." Car il prédit un "retour à la fabrication", avec l'"effondrement de l'emploi manufacturier dans les pays émergents lié à la robotisation et aux imprimantes 3D".

De l'intérêt d'une approche économique transfilières

Le CESER Nouvelle-Aquitaine a présenté en novembre 2017 un rapport sur le développement d’une telle approche, où le "transfilières" invite à la fois à s’intéresser au croisement de filières (inter-filières) mais également à la capacité à dépasser totalement la logique de filières (trans-filières). Il concerne aussi bien les entreprises et les filières (diversification de l’offre, accès à de nouveaux marchés) que les territoires et leurs habitants (adaptation aux usages de terrain, prise en charge de défis locaux ou globaux, amélioration de la qualité de vie). Pour les auteurs, le "transfilières" "répond à la nécessité d’introduire de la transversalité pour stimuler l’innovation, mais il contribue également à l’émergence de projets territoriaux cohérents et de solidarités locales".

Décret relatif aux indications géographiques protégeant les produits industriels et artisanaux

Plus d'un an après la loi Hamon du 17 mars 2014, le décret est paru: porcelaine de Limoges, parapluies d'Aurillac, vases d'Anduze, textile des Vosges, bijoux en grenat de Perpignan, fauteuils de Liffol-le-Grand, dentelle de Calais, béret basque... la plupart d'entre eux devraient prochainement recevoir le précieux sésame. Pour pouvoir déposer une demande d'indication géographique (IG), les entreprises ou artisans doivent se regrouper au sein d'une association appelée "organisme de défense et de gestion" (OGD). Celui-ci est chargé d'élaborer un cahier des charges qu'il doit ensuite faire homologuer par l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi). A noter que pour les indications géographiques protégées classiques, c'est l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao) qui remplit ce rôle. Après avoir vérifié le contenu du cahier des charges et l'avoir notifié à la Commission européenne, puis mené une enquête publique de deux mois et consulté les collectivités territoriales ou encore les groupements de professionnels et associations de consommateurs, l'Inpi prendra la décision de labelliser ou non le produit. A terme, "environ 200 produits ou ressources naturelles pourraient correspondre aux indications géographiques", a précisé la secrétaire d’État chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'ESS, Carole Delga. Ce qui, selon Bercy, contribuera à "préserver les patrimoines artisanaux et industriels locaux et à redynamiser les territoires, en incitant à la relocalisation".

Des étudiants de plusieurs disciplines invités à imaginer l'avenir de friches industrielles

Alors qu'au milieu du XXème siècle le pays d'Olmes (Ariège) était le premier centre textile français de laine cardée et du tissu d'habillement en laine, six bâtiments sont aujourd'hui inoccupés. Pour imaginer des solutions, cinquante étudiants en architecture, design, beaux-arts, sciences politiques, urbanisme ou paysagisme ont été invités pendant une semaine à élaborer un projet de reconquête des friches industrielles. D'abord accueillis par les élus et un représentant de l’État, les étudiants visitent à leur gré les sites dans des minibus mis à leur disposition, assistent à des conférences, dressent des projets dans le lycée où ils sont logés. Le mot d'ordre de cette semaine : interroger le passé pour mieux penser le futur. Et le champ est libre : raser, reconstruire ou transformer, l'idée étant de changer l'image d'un territoire en crise. A noter, cette démarche s'inscrit dans le cadre du dispositif d'Appui interministériel au développement et à l'expertise en milieu rural (Aider).

Industrie : mutation des emplois et des territoires en Auvergne-Rhône-Alpes

"Depuis 2008, les suppressions d'emplois industriels sont continues, au rythme de 10 000 emplois en moins par an dans la région", indique l'Insee dans une analyse publiée le 14 mars 2017. Les évolutions sont très contrastées d'un secteur industriel à l'autre et la note de l'Insee précise notamment la diversité des causes de pertes d’emplois et les contrastes selon les secteurs et les zones géographiques. A noter : seules trois zones d’emploi gagnent des emplois industriels (Ambert, Montélimar et Mont Blanc) et le poids de l’emploi industriel progresse dans deux zones d’emploi (Ambert et Saint-Flour).

L'avenir productif des territoires industriels

Marjolaine Gros-Balthazard à soutenu en novembre 2018 une thèse à l'Université Grenoble Alpes en aménagement de l'espace et urbanisme qui pose la question d'un avenir productif pour les territoires de tradition industrielle en France lorsqu'ils se situent hors de grandes aires urbaines. Elle propose une analyse tenant compte des trajectoires locales au cours des cinquante dernières années, à partir de trois cas d'étude, dont Romans-sur-Isère (26) et Annonay (07). La chercheuse "montre qu'un renouvellement productif y est possible et détaille les multiples trajectoires empruntables face à l'apparition de nouveaux enjeux numériques, de durabilité ou encore, liés à l'innovation sociale." 

L'intégration des héritages pour une reconversion industrielle réussie

L'expression "reconversion industrielle" véhicule des représentations qui sont le plus souvent négatives, faites non seulement de paysages de friches industrielles et de villes plus ou moins fantômes, mais aussi et souvent d'échecs de politiques coûteuses impliquant un certain fatalisme. En réalité, cela fait longtemps que la simple reconversion industrielle, qui désigne précisément le remplacement de l'activité industrielle disparue par une autre activité (industrielle ou non) s'est élargie vers un redéveloppement territorial. Le géographe Simon Edelblutte présente le cas de la commune de Thaon-les-Vosges (88), illustrant ce passage de l'urgence du remplacement d'une activité par une autre à la réflexion quant au devenir du territoire et à la construction d'une représentation positive de celui-ci. Sa conclusion s'arrête sur deux critères essentiels de réussite des politiques de reconversion : la localisation de l'ancien territoire industriel et la présence de personnalités fortes (parfois controversées !) entourées d'équipes dynamiques et volontaires, critères devant cependant être accompagnés d'une véritable politique de prise en compte de la mémoire industrielle pour assurer la réussite du passage d'une simple reconversion, qui s'entend dans le domaine économique essentiellement, à un véritable redéveloppement territorial impliquant l'ensemble du territoire et de la population. Une étude de cas inspirante...

L’économie des zones de montagne en Auvergne-Rhône-Alpes

L'Insee Auvergne-Rhône-Alpes publie en juin 2017 un dossier consacré à l'économie des zones de montagne : caractéristiques naturelles, agriculture et forêt, tourisme, conditions d'emploi, industrie, développement économique et accessibilité, chiffres clés.

La Commission Européenne poursuit ses consultations

Souhaitant favoriser la participation des citoyens dans les débats européens, la Commission lance régulièrement des consultations. Parmi les consultations en cours, en voici quelques unes qui peuvent intéresser des agents de développement rural.

Le Beaujolais, Pays du Bugey, PNR de Chartreuse et des Bauges : quatre nouvelles études de l'Insee

Le futur du ski est-il en boîte ?

"Face au péril du réchauffement climatique, auquel elle contribue par sa grosse consommation énergétique, l'industrie du ski poursuit sa course technologique pour survivre au manque d'enneigement. Avec un nouveau fantasme : les skis-dômes." Le magazine de prospective Usbek & Rica propose un reportage "pour vérifier si, dans le futur, le ski se pratiquera vraiment en indoor". Et de s'interroger : "les stations, futures friches industrielles ?"

Le paysage comme "élément du projet de développement agricole et territorial"

La vallée de la Bruche (Alsace) a été marquée par la crise textile entre 1960 et 2000. L'effondrement d'une économie fondée sur la multiactivité d’ouvriers et d’ouvrières paysans ou bûcherons a conduit au départ des habitants et à l'abandon des petites parcelles de terres et de prés. Reboisée d'épicéas, "l’ombre portée de ces plantations jusqu’au cœur des villages est devenue le symbole de l’échec de la vallée", avance Régis Ambroise. Ingénieur agronome et urbaniste, il raconte dans la revue Sésame (Agrobiosciences-Inra) comment un plan de paysage a été conçu pour redonner de la lumière à cette vallée et le rendre ainsi plus attractif : embauche d'un agent de développement, création d'associations foncières pastorales, installation d'agriculteurs, organisation de la vente des produits agricoles...

Les villes moyennes d'Auvergne-Rhône-Alpes marquées par leur diversité fonctionnelle et leur insertion dans un réseau métropolitain

l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes se penche sur un ensemble de 35 villes moyennes qui "abritent avec leurs aires d'influence près du quart de la population et de l'emploi régional" mais dont le "poids économique tend à se réduire depuis les années 2000, sous l’effet d’une métropolisation qui favorise les grandes villes". L'institut distingue alors les plus grandes des villes moyennes qui "ont une trajectoire plutôt favorable de l’emploi et une relative autonomie vis à vis des métropoles grâce à la diversité de leur tissu économique et leurs fonctions supérieures", les villes moyennes de tradition industrielle "fragilisées par une situation économique défavorable" (à l'exception de celles proches d'une grande aire urbaine bénéficiant ainsi d'une attractivité résidentielle), et "les autres villes moyennes [qui] se caractérisent par une dominante de la sphère présentielle, avec une grande variété de profils".

Monographies économiques des Territoires à énergie positive (TEPOS) rhônalpins

Plusieurs régions, dont Rhône-Alpes, ont lancé chacune un appel à manifestation d'intérêt TEPOS entre 2012 et 2014 à partir du constat suivant : il est nécessaire de mobiliser les territoires et de les accompagner vers l'action concrète pour tendre à la diminution de leurs consommations d'énergie et leur couverture par les énergies renouvelables locales. Dans le cadre de l'animation TEPOS en Auvergne-Rhône-Alpes, une réflexion a émergé sur les impacts économiques et de développement local, qui a conduit à l'élaboration de monographies économiques pour cinq territoires du programme TEPOS régional : le Beaujolais vert ; la Biovallée ; Chambéry, Annecy et le PNR des Bauges ; le Trièves ; Saint-Étienne Métropole et le PNR du Pilat.

Territoires à énergie positive : résultats de l'appel à projets et décryptage

Suite à l’appel à projets de 2014 pour mobiliser des "territoires à énergie positive pour la croissance verte", les lauréats ont été présentés le 9 février 2015. 212 candidatures ont été retenues comme territoires à énergie positive pour la croissance verte ; d’autres projets ont été retenus au titre de territoires à énergie positive en devenir ; d’autres collectivités ou groupements de collectivités se verront encore proposer un contrat local de transition énergétique. En Rhône-Alpes, 38 dossiers ont été retenus. Suite à cet appel et à ces résultats, et alors que le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte est encore en discussion au Parlement, Maires de France propose un dossier consacré aux territoires à énergie positive (Tepos) : de quoi s’agit-il, quels sont les atouts du rural, quelle est la bonne échelle pour bâtir un Tepos, avec quels outils et quelles retombées attendues pour les territoires.

Trois expériences de reconquête de friches industrielles et agricoles

Dans un dossier consacré à "Ces territoires en déclin qui ne se résignent pas", La Gazette s'arrête sur la reconquête de friches industrielles et agricoles dans trois territoires : une ancienne usine est transformée en lieu culturel pour une compagnie d'art de la rue à Saint-Pierre-des-Corps (15 500 habitants en Indre-et-Loire) ; une plaine agricole polluée devient une forêt à Pierrelaye (8 200 habitants dans le Val d'Oise) ; des manufactures de cuir abandonnées donnent lieu à l'ouverture de nouveaux services (musée, médiathèque, crèche...) et l'occasion d'un "contrat culturel local" à Graulhet (12 100 habitants dans le Tarn).