habitat participatif

"Premier Réinventer Rural" : un projet multi-sites d'aménagement innovant

La Communauté de Communes de Nozay (Loire-Atlantique, environ 15 000 habitants) lance l'appel à projet "Réinventer Rural" pour des terrains constructibles de ses sept communes en cœur ou en extension de bourg. Dans les réponses, elle attend un habitat de qualité qui se traduit par deux éléments clés : "construire différemment (matériaux, chantier école, habitat participatif…)" et "imaginer de nouvelles façons de vivre et de nouveaux usages (mutualiser certains programmes et certains espaces, favoriser les mobilités douces, penser l'intergénérationnel…)". La commune attend des réponses construites par des groupements mêlant habitants et futurs habitants, architectes, promoteurs, aménageurs, constructeurs et bailleurs.

Collectivités et économie collaborative : intérêt, stratégie… quelles relations ?

"L’essor des pratiques d’économie collaborative, depuis le début des années 2010, réinterroge les façons de travailler, de produire et de consommer", lit-on dans La gazette en introduction d’un dossier consacré à la manière dont les collectivités appréhendent l’économie collaborative. Si ces pratiques, très diverses, sont le plus souvent à l’initiative d’individus ou de collectifs, les collectivités commencent à intégrer ces nouveaux usages. Plus qu’en tant que porteuses de projets, elles interviennent dans le cadre du partenariat (soutien financier, mise à disposition de bâti…) avec l’idée que, s’il existe des "tiers-lieux" sur leur territoire, cela bénéficiera aux habitants et à l’économie locale. Elles se positionnent ainsi dans une logique d’animation territoriale et de mise en réseau des acteurs. En Aquitaine, la région a impulsé la création de la coopérative "Tiers-lieux – travailler autrement en Aquitaine" et confié la gestion aux initiateurs de l’Arrêt minute, espace de co-working créé à Pomerol (700 habitants en Gironde). Dans certains cas, la valorisation des organisations collaboratives s’inscrit dans la stratégie même de développement économique de la collectivité, comme à Saint-Étienne. Certaines des pratiques d’économie collaborative peuvent par ailleurs s’articuler avec les politiques publiques locales, comme l’habitat participatif dans le secteur du logement.

Contribution de l’habitat participatif à l’accès au logement en général

L’association RELIER a participé, entre 2012 et 2014, à une recherche-action financée par la Fondation de France pour questionner la mixité et l’accessibilité des projets d’habitat participatif. Après une analyse présentée dans Gazette Habitat n°1 sur le "faire et vivre ensemble dans la différence" du point de vue interne aux projets concernés, un second numéro de la Gazette Habitat présente les conclusions (enseignements et préconisations tirés des travaux) sur la contribution de l’habitat participatif à l’accès au logement en général. L’association conclue également que l’habitat participatif peut inviter "à une approche dialectique entre émancipation des participants (formation, appropriation d’enjeux, développement de compétences et responsabilités) et domestication (former aux enjeux et acteurs de la cité/du territoire, circonscrire les espaces de négociations possibles entre les différents acteurs concernés, notamment auprès d’acteurs professionnels et institutionnels)".

E-observ’ : un outil cartographique sur l'actualité institutionnelle des territoires d'Auvergne-Rhône-Alpes

Développé par l’agence d’urbanisme de la région stéphanoise, cet outil donne accès à des chiffres clefs sur les périmètres administratifs et légaux "les plus récents" à l’échelle d’Auvergne-Rhône-Alpes. L'outil a vocation à intégrer l’ensemble des évolutions des périmètres des SCoT, des intercommunalités et l’avènement des communes nouvelles sur les territoires et permet d’accéder rapidement à des cartographies et des téléchargements. Les indicateurs seront progressivement enrichis d’ici fin 2018 à l’ensemble des six observatoires thématiques de l’agence : démographie, habitat, économie, déplacements, environnement, social. A noter : les flux de données sont téléchargeables.

Forum national de l'ESS et de l'innovation sociale

6-8 novembre 2019 - Niort (79)

Fil conducteur à cette cinquième édition: "Vers une économie de la transition". 35 modules de conférences et d'atelier sont au programme : coopérations, PTCE, mécénat de compétences, monnaie locale, habitat partagé en milieu rural pour retraités, accès au foncier, sociocratie... A noter : une plénière intitulée "Le territoire échelon pertinent du développement de l'ESS ?"

Habitat participatif : une commune et des futurs habitants œuvrent ensemble

La ville de Forcalquier (04) a eu en 2008 un premier projet d'habitat participatif sur l'une de ses propriétés en partenariat avec un bailleur social, mais le projet n'avait pas abouti. Tirant parti de cet échec, la ville accompagne depuis 2013 un groupe de plusieurs familles souhaitant réaliser leur projet en habitat participatif sur la commune, elles-mêmes n'ayant pas réussi à faire aboutir seules leur projet. Au terme d'un travail commun de deux années, l'installation des propriétaires dans leurs logements est prévue fin 2017.

Habitat participatif et logement social : une alliance innovante et fructueuse

"L’habitat participatif et le secteur HLM, par définition très réglementé, pourraient à première vue constituer deux univers étanches. Or l’histoire comme l’actualité de l’habitat participatif offrent maints exemples de leur forte imbrication, constate dans une note l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France : que le groupe d’habitants vienne solliciter l’organisme HLM, que ce dernier soit à l’origine du projet, ou encore qu’il réponde à une demande de la collectivité." Et l'IAU de montrer comment "les organismes HLM s’investissent de plus en plus dans la démarche, avec des modalités d’accompagnement souvent complexes, mais pour de réels bénéfices partagés."

Innov'Rural 2019 : Construire les transitions en COMMUN(S)

Le 6 septembre 2019 à Monistrol-sur-Loire (42), pour la 8e édition de la journée annuelle du réseau rural régional, Cap Rural proposait d'éclairer l'enjeu des transitions des territoires ruraux sous le prisme des "communs". Un terme souvent utilisé pour qualifier l'enjeu de préserver durablement des ressources naturelles telles que l'eau, l'air, le sol, la biodiversité… et dont se revendiquent également des collectifs d'acteurs (entrepreneurs, citoyens...) à l'origine de nouvelles initiatives.

Les communs : de quoi parle-t-on ?

"Un commun est une ressource partagée, gérée, et maintenue collectivement par une communauté ; celle-ci établit des règles dans le but de préserver et pérenniser cette ressource tout en fournissant la possibilité[et] le droit de l'utiliser par tous. Ces ressources peuvent être naturelles : une forêt, une rivière ; matérielles : une machine-outil, une maison, une centrale électrique ; immatérielles : une connaissance, un logiciel. Les communs impliquent que la propriété n'est pas conçue comme une appropriation ou une privatisation mais comme un usage…" (Wikipédia)

De façon schématique : 1 commun = 1 ressource + 1 communauté + 1 ensemble de règles sociales.
Ceci formant un ensemble intégré et cohérent qui permet de réguler l'accès et l'usage de cette ressource.

Pourquoi ce sujet en 2019 ?

Dans une société mondialisée et ouverte, les enjeux et les tensions autour de l'appropriation des ressources et des biens s'exacerbent. Aussi, la société se réinterroge sur l'appartenance et la marchandisation de celles-ci. Entre le "tout marché" et le "tout État", les communs (et les biens communs) retrouvent un intérêt certain. Ces notions sont aujourd'hui plus prégnantes dans les réflexions des acteurs et des chercheurs du développement local. Elles le sont d'autant plus qu'elles s'inscrivent dans un contexte de crises multiples et de transitions (économique, écologique et sociale).

Pour certains économistes, les ressources sans propriétaire sont vouées à leur disparition (The tragedy of the commons, Garret Hardin, 1968). Pour d'autres, et notamment Elinor Oström, de nombreuses pratiques et expériences de terrain partout dans le monde montrent que la meilleure façon de préserver les ressources - en assurant un revenu à ceux qui en dépendent - est la gestion par les communs.

A l'occasion d'Innov'Rural 2019, Cap Rural proposait d'explorer comment communs et biens communs réinterrogent - sous le prisme du développement local - les enjeux des territoires ruraux :

  • Dans ce qui fait ressources pour eux et pour leur propre développement, notamment en matière de fourniture de matières premières et transformées, d'aménités offertes aux habitants mais aussi aux urbains et touristes accueillis…
  • Dans leurs rapports aux autres territoires (voisins ou non) et plus particulièrement leur rapport à l'urbain et aux métropoles
  • Dans la manière de "fabriquer" les projets de développement avec les acteurs locaux, et notamment les citoyens/habitants
  • Et donc dans les questions de gouvernance locale et inter-territoriale pour la définition des règles d'accès, de partage et d'usages de ces ressources

Il s'agissait de voir en quoi ces concepts redonnent du sens à l'action et au développement local et comment ils incitent les acteurs des territoires ruraux à renouveler, revisiter les pratiques du développement local.

Pour mémoire :

Le programme de la journée :


Découvrir l'évènement en vidéo


Les communs, pour les acteurs et les chercheurs invités à Innov'Rural 2019

De courts articles basés sur des interviews d'acteurs et de chercheurs ont été publiés en amont de cette rencontre. Des fiches d'expérience viennent compléter les propos des acteurs et des articles scientifiques sont mis à disposition par les chercheurs invités. Enfin, Cap Rural a réalisé quatre vidéos et prépare encore un compte-rendu de la journée et une bibliographie.

De courts articles en amont de la rencontre, pour se familiariser avec le sujet et découvrir des expériences

Ces articles ont été rédigés pour Cap Rural par l'Agence de diffusion et d'information rurales (ADIR), qui publie le magazine Transrural Initiatives. Ils ont été diffusés au cours de l'été 2019 dans les lettres d'information de Cap Rural : Les Veilleurs pour les cotisants, Suivez le fil pour les non cotisants (abonnement en ligne).

Les raisons d'un retour des communs : entretien avec Frédéric Wallet, économiste à l’Inra/AgroParisTech, qui a étudié ce que "le succès" de cette notion de communs pouvait apporter au développement local et à leurs acteurs et ce que recouvrait ce concept dans les pratiques et discours d'aujourd’hui.

Il était une fois la propriété, par les communs : entretien avec l'historien Yannick Bosc pour interroger le lien entre communs et propriété et découvrir l'exemple d'une pêcherie comme un commun.

Un éco-habitat qui n'appartient qu'à lui-même : le projet d'habitat partagé porté par la coopérative Ecoravie à Dieulefit (26) a pour objectif la création d'un "bien commun" pour qu'à terme des habitants venant de différents horizons puissent l'intégrer sans apport financier initial.

Le fruit commun en Tarentaise : les producteurs de Beaufort se sont organisés dans les années 1970 autour d'Aime-la-Plagne (73) pour remettre en place une gestion commune des alpages, des troupeaux, des terres ou du travail afin de maintenir l'activité pastorale sur le territoire.

Pour faire de l'énergie en commun : l'Association communale de production d'énergies vertes (ACoPreV), dans la vallée de Quint (26), vise à développer les énergies renouvelables et la mobilité propre, par l'utilisation de véhicules à hydrogène dans la vallée. Ou quand les consommateurs deviennent des consomm'acteurs !

Quatre vidéos tournées lors d'Innov'Rural 2019

Épisode 1 : les communs aujourd'hui

L'économiste Frédéric Wallet et l'historien Yannick Bosc expliquent le retour aujourd'hui du concept de communs. Des propos illustrés par l'expérience d'Ecoravie (habitat participatif dans la Drôme), racontée par Joël Soler.

Épisode 2 : communs et transitions

L'économiste Frédéric Wallet explicite le lien entre les communs aujourd'hui et le contexte de "transitions" dans lequel ces initiatives s'inscrivent. Des propos illustrés par l'expérience du Verger test des Cheires (espace test en arboriculture dans le Puy-de-Dôme), racontée par Bruno Corbora (président de Terre de liens Auvergne).

Épisode 3 : communs et action publique

Le géographe Claude Janin et le juriste Fabien Girard décrivent quel rôle peut jouer l'acteur public (état, collectivités...) à l'égard des communs : facilitateur, arbitre... Des propos illustrés par l'expérience Terres de sources (démarche de valorisation économique des pratiques vertueuses des agriculteurs du Bassin rennais), racontée par Daniel Helle (Eau du Bassin Rennais).

Épisode 4 : communs... pour aller plus loin

Frédéric Wallet (économiste), Yannick Bosc (historien), Claude Janin (géographe), Fabien Girard (juriste) et Joël Soler (porteur de projet d'habitat participatif Ecoravie - Drôme) avancent des idées pour les collectifs et l'acteur public (État, collectivités...) afin que les projets autour de communs puissent s'épanouir, être accompagnés, s'articuler avec des projets de territoires.

Des fiches détaillées sur les 10 expériences présentes à Innov'Rural

10 expériences présentées par les porteurs de projet eux-mêmes à Innov'Rural 2019 sont détaillées dans des fiches d'expérience.

Des articles scientifiques, écrits par trois des chercheurs invités, pour approfondir le sujet

Ces articles sont, selon le cas, accessibles en téléchargement ou sur Internet.

Leila Leïla, Stéphane Nahrath, Frédéric Wallet, "Éditorial " [à un dossier intitulé "Biens communs et territoires"], , Espaces et sociétés, 2018/4 (n° 175), pp 7-17.

Fabien Girard, "Semences et agrobiodiversité : pour une lecture ontologique des bio-communs locaux", Développement durable et territoires, Vol. 10, n°1, avril 2019

Fabien Girard, "La propriété inclusive au service des biens environnementaux Repenser la propriété à partir du bundle of rights", Cahiers Droit, Sciences & Technologies, 6, 2016

Yannick Bosc, "La prud'homie des patrons-pêcheurs de Marseille pendant la Révolution française : principes républicains, droit à l’existence et préservation de la ressource", Moissonner la mer, Économies, sociétés et pratiques halieutiques méditerranéennes (XVe-XXie siècle), Karthala, 2018

Yannick Bosc, "Loi du 10 juin 1793 sur le partage des biens communaux", Dictionnaire des biens communs, PUF, 2017

Une exposition en 12 panneaux pour comprendre les communs

A l'occasion de cette journée Innov'Rural 2019, Cap Rural a mis à la disposition du public une exposition très pédagogique sur les communs en 12 chapitres pour mieux cerner ce concept :

  1. Introduction
  2. Qu'est-ce qu'un commun ?
  3. Vulnérabilité des communs
  4. Les deux enclosures des communs
  5. La renaissance des communs
  6. Préserver les communs naturels
  7. Des biens communs aux communs
  8. Privilégier l'usage à la propriété
  9. Hackers
  10. Connaissance
  11. Politique
  12. Infos et crédits

Fichier:ExpoLesCommunsV0 panneau01.png

Une exposition téléchargeable sur le site Remix Biens Communs

Pour le 6 septembre, l'exposition a été imprimée par Cap Rural en format A0 (80 x 120 cm). Elle est disponible pour des animations, des journées thématiques sur les communs et les biens communs organisées par des acteurs des territoires d'Auvergne-Rhône-Alpes (renseignements et contact auprès de Patrick Grimault : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

En vidéo également pour en savoir plus sur les communs en quatre minutes seulement : Des communs et des hommes (Datagueule)


Contacts

  • Patrick Grimault, chargé de mission Mises en réseaux et sujets émergents, 06 12 06 74 23, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Mylène Thou, chargée de mission Valorisations des recherches et Innovations, 04 75 78 17 15, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour en savoir plus sur les éditions précédentes d'Innov'Rural : tous les évènements depuis 2012

Jusqu'à quel point votre ville est-elle "airbnbisée" ?

L'Observatoire Airbnb a été créé par un élu local après avoir entendu un habitant lui dire lors d'une de ses permanences : "je dois trouver un autre logement car mon propriétaire met son bien sur Airbnb". Ce site Internet se veut "un outil de mise à disposition des données aux chercheurs, journalistes, élus et citoyens, afin d'étudier et comprendre l'airbnbisation des villes françaises et tenter d'y répondre". Pour la plupart d'entre elles, le site mentionne la population de la commune, son nombre de logements et le pourcentage de résidences secondaires, et indique surtout le nombre des offres de location sur Airbnb, en distinguant les chambres et les logements entiers. Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, les jeux de données concernent pour l'instant Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Villeurbanne et Clermont-Ferrand.

Les nouvelles formes d’économies rurales, de quoi parlons-nous ?

Cap Rural a organisé en 2016 un cycle de trois webconférences pour découvrir des expériences porteuses de nouvelles formes d’économies rurales, analyser les conditions de leur réussite et leur contribution à la transition écologique des territoires. Une trentaine de personnes a participé à ces webconférences. Trois entrées ont permis de traiter ce sujet à partir de l’exploration d'initiatives et de l’intervention de personnes ressources.

  • L’écologie industrielle et territoriale, avec l’expérience de la Biovallée, par Nicolas Sizaret, ex-chargé de mission et Denis Cocconcelli, directeur du CIRIDD (Centre International Ressources et Innovation pour le Développement Durable).
  • Les living lab et l’économie collaborative, avec David Pomato du Comité d’expansion de Drac Buech Durance, et Claude Janin, chercheur associé de l'unité mixte de recherche Pacte Grenoble.
  • Des initiatives collectives créatrices de projets d’activités, avec Annick Foucrier du Château partagé (habitat participatif) et Cédric Cremades de Jaspir.

Suite à l’exploration de ces différentes entrées, cinq éléments clés se dégagent pour repérer quelles peuvent être ces nouvelles formes d’économies rurales.

Projet d'habitat social participatif dans une petite commune

245 habitants, répartis dans 12 hameaux : pour la commune de Beaumont, au cœur du PNR des Monts d'Ardèche, l’enjeu était de redonner du sang neuf à la commune et de maintenir son école. Pour ce faire, élus et habitants ont mené un projet participatif de huit logements sociaux dans une ancienne châtaigneraie de 9 000 m2, appartenant à la commune, déclarée constructible dans le PLU en 2010. Des maisons évolutives en auto-finition... Récit de cette expérience avec Territoires conseils. 

Quelques ressources sur l'habitat participatif

On entend par habitat participatif des groupements de personnes ayant la volonté de participer à la définition, à la conception et à la gestion de leurs logements et des espaces de vie partagés destinés à leur usage commun. En 2014, une loi - ALUR (pour l'Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) - est venue l'encadrer. Ce type de logements se développe, en particulier en Rhône-Alpes et notamment dans les territoires ruraux.

Les projets d'habitat participatif ont des spécificités, sont portés souvent par des collectifs de citoyens qui demandent - ou pas - un accompagnement. Mais quel accompagnement et pour quels besoins ? Les collectivités disposent-elles des ressources nécessaires à cet accompagnement ; à quels autres acteurs peuvent-elles faire appel ? En tant que professionnel du développement local, comment se positionner par rapport à ces projets et ces collectifs ? Ces projets peuvent aussi être à l'initiative de territoire ; mais comment ?

C'est parce que ce sujet touche au développement des espaces ruraux et aux métiers de l'ingénierie de développement que Cap Rural a souhaité s'y intéresser. "Pourquoi agir avec l’habitat participatif" a été le fil conducteur d'une première session d'exploration en 2016 : tendances, spécificités et enjeux de l'habitat participatif en termes de développement local. En 2017, les acteurs (élu et agent de développement) de deux projets dans des communes rurales sont venus témoigner au cours d'une présentation d'expérience. Avec "Collectivités : construire ou accompagner des projets d'habitat participatif", une seconde session d'exploration s'est intéressée début 2018 aux acteurs et outils pour accueillir ou susciter ce type d'initiatives.

Retrouvez ici des ressources issues de ces temps de travail organisés par Cap Rural.
Et si le sujet vous interpelle, n'hésitez pas à nous contacter !

David Chomentowski
Chargé de mission Veille et information, Cap Rural
04 75 22 14 89 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Relie-Toits : une plateforme sur les initiatives participatives d’habitat

Relie-Toits est une interface numérique au service des porteurs de projets et des habitants visant à faciliter l’émergence et la pérennité des initiatives participatives d’habitat dans une logique de coopération. Il s’agit d’un outil internet décentralisé d'appui aux communautés d'actions pour échanger et partager afin de faciliter la réussite et la pérennité des diverses formes d'habitat participatif et la mise en œuvre de projets communs. A vocation de centre de ressources, on y trouve des informations (expériences, contacts, réflexions…) sur l’urbanisme rural, l’habitat participatif, l’habitat léger/mobile…

Sur l’intelligence collective, à partir d’une étude sur l’habitat participatif

L’association RELIER a participé, entre 2012 et 2014, à une recherche-action financée par la Fondation de France pour questionner la mixité et l’accessibilité des projets d’habitat participatif. Les principales conclusions sont présentées dans Gazette Habitat. Au-delà du thème même de l’habitat, les réflexions soulevées sur la mixité et le faire ensemble dans une équipe projet, la mixité comme objectif d’un projet et les méthodes et mécanismes favorisant l’intelligence collective devraient intéresser tous les acteurs du développement local.

Un habitat participatif construit dans un éco-quartier de Clermont-Ferrand

Dans le Puy-de-Dôme (63), un projet d'habitat participatif est devenu réalité à l'automne 2018 pour sept familles (22 individus) qui se sont installées à la Semblada, une résidence construite dans l'éco-quartier de Trémonteix. Un article et une vidéo racontent comment le projet, accompagné par l'association daSA et la SCIC Regain, est né et a pris corps.

Un modèle d'habitat ouvert et sur-mesure, collectif et personnalisable

Architecte et enseignant, Pascal Gontier a imaginé un modèle de bâtiment, intitulé HOME, capable d'offrir à ses habitants des logements sur-mesure et dotés de façades et de leurs prolongements personnalisés. Un dispositif de régulation permet à chacun des habitants de bénéficier d'un maximum de liberté pour créer son logement, tout en garantissant les droits des voisins, et l'équilibre général du bâtiment. Dans un entretien avec l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France, l'architecte explique comment ce modèle s'inscrit dans une nouvelle dynamique autour de la question du logement collectif.

Un projet d’habitat participatif sur le bâti ancien en centre-bourg

À La Réole (4 173 habitants, Gironde), un projet d'habitat participatif - en locatif - se concrétise suite à la rencontre entre la mairie investie dans un projet de revitalisation du centre bourg (lauréat de l’Appel à Manifestation d’Intérêt lancé par le gouvernement en 2014), un groupe de quatre femmes (Les Babayagas de La Réole) retraitées ou proches de la retraite souhaitant imaginer et concevoir leur futur habitat, et Gironde Habitat, Office Public de l’Habitat (OPH) départemental de la Gironde, intéressée par l’idée.

Une websérie originale sur des projets d'activités en milieu rural

SideWays est une websérie itinérante, projet de l'association A contre courant, réalisant des enquêtes en Europe à la recherche de nouvelles initiatives sociales. À travers les épisodes, sont mises en avant des initiatives positives et originales - dont plusieurs en milieu rural - dans lesquelles les protagonistes impulsent des démarches solidaires. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de cinq minutes et un article multimédia. Le projet se veut en lui-même alternatif, avec un modèle de production et de diffusion faisant appel au public et un modèle économique basé sur le financement participatif. Huit épisodes à voir (et à lire) à ce jour, notamment sur : le concept Toit à Moi (quatre-vingt personnes donnent 20€ par mois pour acheter un logement qui sera donné à un sans-abri), un travail collaboratif d'auto-construction d'éolienne, une épicerie participative, une boulangerie sans vendeur ouverte en permanence...

Villes et intercommunalités se lancent dans l’aventure de l’habitat participatif

Jusqu'à la loi Alur de 2014 qui a offert une reconnaissance légale et créé des montages juridiques sécurisés, "l’habitat participatif était un ovni pour les collectivités territoriales", assure La Gazette. Depuis "les élus ne s'y trompent pas : cette nouvelle forme d'habitat est riche en opportunités". A travers des exemples dans les grandes villes, le quotidien rapporte que nombre d'habitants mais aussi de collectivités misent sur ces projets qui mettent le citoyen au cœur de la conception de la ville tout en créant du lien social. Il précise également que les collectivités peuvent impulser ces projets via leurs plans locaux de l'habitat, en fléchant des terrains pour des appels à projets, ou dans leurs opérations d'aménagement.