habitat participatif

Collectivités et économie collaborative : intérêt, stratégie… quelles relations ?

"L’essor des pratiques d’économie collaborative, depuis le début des années 2010, réinterroge les façons de travailler, de produire et de consommer", lit-on dans La gazette en introduction d’un dossier consacré à la manière dont les collectivités appréhendent l’économie collaborative. Si ces pratiques, très diverses, sont le plus souvent à l’initiative d’individus ou de collectifs, les collectivités commencent à intégrer ces nouveaux usages. Plus qu’en tant que porteuses de projets, elles interviennent dans le cadre du partenariat (soutien financier, mise à disposition de bâti…) avec l’idée que, s’il existe des "tiers-lieux" sur leur territoire, cela bénéficiera aux habitants et à l’économie locale. Elles se positionnent ainsi dans une logique d’animation territoriale et de mise en réseau des acteurs. En Aquitaine, la région a impulsé la création de la coopérative "Tiers-lieux – travailler autrement en Aquitaine" et confié la gestion aux initiateurs de l’Arrêt minute, espace de co-working créé à Pomerol (700 habitants en Gironde). Dans certains cas, la valorisation des organisations collaboratives s’inscrit dans la stratégie même de développement économique de la collectivité, comme à Saint-Étienne. Certaines des pratiques d’économie collaborative peuvent par ailleurs s’articuler avec les politiques publiques locales, comme l’habitat participatif dans le secteur du logement.

Contribution de l’habitat participatif à l’accès au logement en général

L’association RELIER a participé, entre 2012 et 2014, à une recherche-action financée par la Fondation de France pour questionner la mixité et l’accessibilité des projets d’habitat participatif. Après une analyse présentée dans Gazette Habitat n°1 sur le "faire et vivre ensemble dans la différence" du point de vue interne aux projets concernés, un second numéro de la Gazette Habitat présente les conclusions (enseignements et préconisations tirés des travaux) sur la contribution de l’habitat participatif à l’accès au logement en général. L’association conclue également que l’habitat participatif peut inviter "à une approche dialectique entre émancipation des participants (formation, appropriation d’enjeux, développement de compétences et responsabilités) et domestication (former aux enjeux et acteurs de la cité/du territoire, circonscrire les espaces de négociations possibles entre les différents acteurs concernés, notamment auprès d’acteurs professionnels et institutionnels)".

Guide des principales aides pour financer la création d’activité individuelle ou collective

Nouveau guide Cap Rural - 2016

Dans le cadre de l’atelier permanent "Financer et accompagner des petits projets et projet innovants" Cap Rural propose depuis septembre 2016 un nouveau document destiné aux agents de développement en charge d'accompagner les porteurs de projets. Ce guide présente un panorama des principales aides permettant de financer la création d’activité individuelle ou collective.

A télécharger : Financer un projet de création d'activité, Cap Rural, 2016 (9 pages)

Habitat participatif : une commune et des futurs habitants œuvrent ensemble

La ville de Forcalquier (04) a eu en 2008 un premier projet d'habitat participatif sur l'une de ses propriétés en partenariat avec un bailleur social, mais le projet n'avait pas abouti. Tirant parti de cet échec, la ville accompagne depuis 2013 un groupe de plusieurs familles souhaitant réaliser leur projet en habitat participatif sur la commune, elles-mêmes n'ayant pas réussi à faire aboutir seules leur projet. Au terme d'un travail commun de deux années, l'installation des propriétaires dans leurs logements est prévue fin 2017.

Jusqu'à quel point votre ville est-elle "airbnbisée" ?

L'Observatoire Airbnb a été créé par un élu local après avoir entendu un habitant lui dire lors d'une de ses permanences : "je dois trouver un autre logement car mon propriétaire met son bien sur Airbnb". Ce site Internet se veut "un outil de mise à disposition des données aux chercheurs, journalistes, élus et citoyens, afin d'étudier et comprendre l'airbnbisation des villes françaises et tenter d'y répondre". Pour la plupart d'entre elles, le site mentionne la population de la commune, son nombre de logements et le pourcentage de résidences secondaires, et indique surtout le nombre des offres de location sur Airbnb, en distinguant les chambres et les logements entiers. Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, les jeux de données concernent pour l'instant Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Villeurbanne et Clermont-Ferrand.

Les nouvelles formes d’économies rurales, de quoi parlons-nous ?

Cap Rural a organisé en 2016 un cycle de trois webconférences pour découvrir des expériences porteuses de nouvelles formes d’économies rurales, analyser les conditions de leur réussite et leur contribution à la transition écologique des territoires. Une trentaine de personnes a participé à ces webconférences. Trois entrées ont permis de traiter ce sujet à partir de l’exploration d'initiatives et de l’intervention de personnes ressources.

  • L’écologie industrielle et territoriale, avec l’expérience de la Biovallée, par Nicolas Sizaret, ex-chargé de mission et Denis Cocconcelli, directeur du CIRIDD (Centre International Ressources et Innovation pour le Développement Durable).
  • Les living lab et l’économie collaborative, avec David Pomato du Comité d’expansion de Drac Buech Durance, et Claude Janin, chercheur associé de l'unité mixte de recherche Pacte Grenoble.
  • Des initiatives collectives créatrices de projets d’activités, avec Annick Foucrier du Château partagé (habitat participatif) et Cédric Cremades de Jaspir.

Suite à l’exploration de ces différentes entrées, cinq éléments clés se dégagent pour repérer quelles peuvent être ces nouvelles formes d’économies rurales.

Relie-Toits : une plateforme sur les initiatives participatives d’habitat

Relie-Toits est une interface numérique au service des porteurs de projets et des habitants visant à faciliter l’émergence et la pérennité des initiatives participatives d’habitat dans une logique de coopération. Il s’agit d’un outil internet décentralisé d'appui aux communautés d'actions pour échanger et partager afin de faciliter la réussite et la pérennité des diverses formes d'habitat participatif et la mise en œuvre de projets communs. A vocation de centre de ressources, on y trouve des informations (expériences, contacts, réflexions…) sur l’urbanisme rural, l’habitat participatif, l’habitat léger/mobile…

Sur l’intelligence collective, à partir d’une étude sur l’habitat participatif

L’association RELIER a participé, entre 2012 et 2014, à une recherche-action financée par la Fondation de France pour questionner la mixité et l’accessibilité des projets d’habitat participatif. Les principales conclusions sont présentées dans Gazette Habitat. Au-delà du thème même de l’habitat, les réflexions soulevées sur la mixité et le faire ensemble dans une équipe projet, la mixité comme objectif d’un projet et les méthodes et mécanismes favorisant l’intelligence collective devraient intéresser tous les acteurs du développement local.

Une websérie originale sur des projets d'activités en milieu rural

SideWays est une websérie itinérante, projet de l'association A contre courant, réalisant des enquêtes en Europe à la recherche de nouvelles initiatives sociales. À travers les épisodes, sont mises en avant des initiatives positives et originales - dont plusieurs en milieu rural - dans lesquelles les protagonistes impulsent des démarches solidaires. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de cinq minutes et un article multimédia. Le projet se veut en lui-même alternatif, avec un modèle de production et de diffusion faisant appel au public et un modèle économique basé sur le financement participatif. Huit épisodes à voir (et à lire) à ce jour, notamment sur : le concept Toit à Moi (quatre-vingt personnes donnent 20€ par mois pour acheter un logement qui sera donné à un sans-abri), un travail collaboratif d'auto-construction d'éolienne, une épicerie participative, une boulangerie sans vendeur ouverte en permanence...

Villes et intercommunalités se lancent dans l’aventure de l’habitat participatif

Jusqu'à la loi Alur de 2014 qui a offert une reconnaissance légale et créé des montages juridiques sécurisés, "l’habitat participatif était un ovni pour les collectivités territoriales", assure La Gazette. Depuis "les élus ne s'y trompent pas : cette nouvelle forme d'habitat est riche en opportunités". A travers des exemples dans les grandes villes, le quotidien rapporte que nombre d'habitants mais aussi de collectivités misent sur ces projets qui mettent le citoyen au cœur de la conception de la ville tout en créant du lien social. Il précise également que les collectivités peuvent impulser ces projets via leurs plans locaux de l'habitat, en fléchant des terrains pour des appels à projets, ou dans leurs opérations d'aménagement.