culture

"Bienvenue à Arvieu, un village pour créer votre vie grandeur nature"

Tels sont les mots inscrits sur la bannière du site Internet de la commune (850 habitants, dans l’Aveyron). Avec en sous-titres : "Habitez à la campagne à prix accessible", "Participez à la vie du village", "Créez, déplacez, trouvez un emploi à proximité". Une vitrine sur Internet qui va dans le sens d’un article consacré par La Vie à ce village et intitulé "Dans l'Aveyron, un village renaît grâce au numérique". On y découvre comment élus et citoyens ont développé le projet "Arvieu 2020", dont le but est la création d’emplois et de services locaux pour attirer de jeunes professionnels et leurs familles afin d'enrayer l'érosion démographique et le vieillissement de la population. Deux chantiers principaux sont menés : la diversification de l'offre d'hébergement (gîtes, hôtels, camping, colocations, auberge digitale) et l'intégration des nouvelles technologies dans le développement local.

"Recycler pour transformer un territoire" : la reconversion architecturale et économique d'une ancienne filature

Ronchamp, 3000 habitants en Haute-Saône, dispose d'une filature bâtie au XIXème siècle et désaffectée depuis 2011. Sa reconversion se veut "un modèle d’architecture et d’urbanisme en milieu rural", selon un article du Moniteur. Le site abrite désormais le siège de la communauté de communes Rahin et Chérimont ainsi qu'une salle de répétition ; bientôt s'ajouteront une galerie d’expositions, une halle d’événements, une salle omnisports et une "cour des artisans", conformément à la double vocation économique et culturelle voulue par le nouveau propriétaire public. La colonne vertébrale de cet ensemble sera apportée par une voie verte, aménagée sur près de 2 kilomètres. Ce projet a été accompagné par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, très engagé sur la relation entre urbanisme et environnement en montagne.

Appel à idées et projets : tissages d’initiatives dans le territoire du Nord Isère

Pour habitants, collectifs, associations ou collectivités territoriales - avant le 31 janvier ou le 28 mars 2018 pour un jury en juillet, et avant le 12 septembre ou le 17 octobre 2018 pour un jury en décembre

"Convaincue de l'intérêt d'une approche territoriale, la Fondation de France a choisi d'engager des moyens au profit du développement social, socio-économique et culturel du Nord Isère". Toute idée visant à contribuer à l'amélioration des conditions de vie des habitants, formalisée ou non, est la bienvenue.

Appel à projets : faire ensemble avec nos différences

Pour associations à but non lucratif et structures d’intérêt général ayant au moins deux ans d’existence - appel à projets permanent

Dans le cadre de cet appel à projets, la Fondation SNCF choisit de soutenir des actions inter-associatives (toute action doit être coconstruite et pilotée par au moins trois associations) qui permettent aux citoyens qui ne se côtoient pas habituellement ou se connaissent mal de se rencontrer et de partager des activités communes. L’objectif est de leur permettre de s’ouvrir aux autres, s’enrichir des différences, partager pour aller au-delà des idées reçues et aussi trouver leur place dans la société. Au-delà de la rencontre, la notion de "faire ensemble" est fondamentale, car l’action commune favorise le partage et l’enrichissement mutuel. Les projets peuvent par exemple associer deux générations ou plus, un public en situation de handicap et un public valide, des personnes de cultures différentes, favoriser la mixité... Enjeux de cette démarche : la co-construction associative qui multiplie les angles d’attaque, conforte la pertinence des actions, et qui par la mutualisation des ressources et des énergies optimise l’impact et fait bouger les lignes ;  le partage des "différences" dans l’action et la mise en œuvre de réalisations communes.

Appel à propositions : accroître la découverte estivale du massif par la valorisation du patrimoine naturel et culturel dans les espaces valléens

Pour collectivités et établissements publics, syndicats mixtes, associations, structures de réseaux, entreprises propriétaires d’infrastructures de découverte patrimoniale…

Cet appel à projets s'inscrit dans l'axe 1 "Protéger et valoriser les ressources alpines pour un développement durable des territoires de Montagne" du Programme Opérationnel Interrégional FEDER du Massif des Alpes. Objectifs visés : valoriser et renforcer l’attractivité du patrimoine naturel et culturel alpin par l’accroissement de la fréquentation des sites et infrastructures de découverte de la montagne (en dehors de la période hivernale). L'appel à propositions cible les actions en matière de développement des activités de loisirs et de valorisation et découverte des identités et savoir-faire locaux, ainsi que les investissements pour la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel.

Après les AMAP(aysannes) voici les AMAC(ulturelles)

En 2011, une troupe de Lailly-en-Val, près d’Orléans, organise une rencontre internationale autour des marionnettes. Elle sollicite à cette occasion l’aide de la population, notamment pour l’hébergement et l’intendance. Poursuivant cette dynamique, la troupe lance alors l’idée d'une association de maintien d’actions culturelles (AMAC), qui séduit les bénévoles sur des notions différentes : acte citoyen, action militante pour que la culture continue d’exister en France, importer la culture en milieu rural, programmation indépendante... Chaque adhérent contribue selon ses moyens, participant à hauteur de 40 € ou plus pour soutenir un spectacle, le groupe ayant choisi d’en organiser quatre par an. Grâce à la loi sur le micro-mécénat culturel, les adhérents bénéficient d’un abattement correspondant à 66 % des sommes versées. En retour, ils reçoivent une place pour chaque spectacle soutenu. Ils participent en outre à une action solidaire dans la mesure où le prix public de la place est fixé à 10 € (5€ pour les moins de 26 ans). Les sommes collectées auprès des adhérents, environ 5000 € par an, représentent le budget prévisionnel attribué à la programmation culturelle. Quel mode de gouvernance, quelle programmation, quel public rassemblé ? Réponse à découvrir dans un article du magazine Kaizen.

Atelier collectif et mutualisation d'équipements pour des artisans d'Auvergne

Quatre menuisiers et deux ferronniers ont monté un atelier collectif pour mutualiser du matériel à Beurrières, dans le Puy-de-Dôme. Les six artisans ont créé l'association Mixomatos, dont l'objet est la "mise en commun de matériel, de locaux et de savoir-faire pour la création artistique", qui loue un hangar dans ce village de 300 habitants. Ces artisans indépendants ont mis en commun leurs différentes machines de travail et chacun achète de nouveaux outils en fonction de sa trésorerie et de ses besoins. L'outillage est privé, l'usage et les frais d'entretien et de réparation de l'outillage sont collectifs. Transrural initiatives, dans un article sur cette action, note entre autres résultats positifs : le partage du carnet de commande quand l'un des artisans est trop chargé de travail, l'entraide pour les travaux de menuiserie les plus difficiles.

Auto-évaluer l'impact social de projets artistiques

La pratique artistique permet de rapprocher, d’expérimenter, de confronter, de transmettre, de contribuer au "vivre ensemble". Mais comment démontrer la contribution sociale de ce type de projets ? Si l’évaluation est d’abord une attente de financeurs, elle répond aussi à des questionnements portés par les partenaires, les artistes, les salariés ou les bénévoles des structures porteuses de projet sur l’efficacité de leur action d’un point de vue social en réponse à des besoins du territoire. La Fondation Daniel et Nina Carasso publie un bref guide méthodologique en ce sens, dans une logique d’auto-évaluation.

Capitalisation d'expériences innovantes d’ingénierie territoriale

En 2016, l’Association pour le développement par la formation des projets, acteurs et territoires (Adefpat) a engagé des démarches expérimentales avec des territoires volontaires en Occitanie (une commune, une communauté de communes, un PETR un PNR) en faisant appel à des intervenants issus du monde de l’innovation publique par le design pour travailler sur de la prospective économique, la co-construction d'un projet culturel et la redynamisation d'un centre-bourg. En parallèle, l’Adefpat expérimentait elle-même deux nouvelles approches : "lecture apprenante" pour se créer une culture commune autour de la notion de "panier de biens" dans un PETR, et "animation d’une démarche participative" dans un PNR pour instaurer une proximité avec les habitants. Un livret de capitalisation sur des "démarches de conception créative, participative et expérimentale" est à présent disponible.

Collectivités : guide du financement participatif et étude sur ses usages

Le financement participatif : moteur d’engagement citoyen, catalyseur de mécénat, chouchou des circuits courts, utile pour le petit patrimoine ou la mobilisation autour de grands projets territoriaux et infrastructures énergétiques... Depuis 2015, les collectivités peuvent se saisir de la finance participative. Un nouveau guide, réalisé par Financement Participatif France avec le soutien de la CDC, vise à informer, à encourager et à outiller les territoires désireux de se saisir de ces nouvelles opportunités. De son côté, une étude de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) a exploré les usages du crowdfunding par les collectivités locales en France et en dresse un bilan et des perspectives intéressantes. 

Comment mettre en œuvre un projet culturel dans un territoire rural ?

La DRAC (alors Rhône-Alpes), en partenariat avec d'autres services de l’État et les collectivités régionale et départementales, a engagé une démarche expérimentale de développement de l’éducation aux arts et à la culture avec des intercommunalités essentiellement rurales. 35territoires ont candidaté pour négocier et conclure avec l’État et les partenaires une convention (25 aujourd’hui, suite à des regroupements). Et parallèlement des cadres de la DRAC se sont portés volontaires et ont été formés pour être référents d’un de ces EPCI. L’objectif est de donner les clés pour désirer, comprendre et s’approprier les champs culturels et artistiques, à des populations éloignées géographiquement, économiquement et socialement de l’offre culturelle. Depuis fin 2014, la DRAC a missionné La Nacre pour accompagner son action en direction de ces territoires. Le 7 avril 2016, une rencontre visait à réunir les acteurs de territoires ruraux, élus, techniciens et acteurs culturels, pour réfléchir ensemble aux modalités que peut revêtir l’action artistique et culturelle sur des territoires éloignés des services culturels et aux actions collectives que pourrait proposer La Nacre pour accompagner les différentes parties prenantes du développement culturel sur ces territoires. Cette journée d’échanges s'est appuyée notamment sur des expériences ayant déjà produit des effets et des projets en cours. La Nacre propose à présent des vidéos et des éléments de production de cette journée, ainsi que d'autres ressources.

Commerces, pas-de-porte pour artistes, logements... : la mairie fait du locatif

Pour lutter contre la désertification, la commune de Marcolès (583 habitants, Cantal) s'appuie depuis 20 ans sur trois axes : l'amélioration des espaces publics, le développement du bâti résidentiel, avec des logements locatifs pour les jeunes et les personnes âgées, et le développement de l'immobilier à très petits loyers. La commune a ainsi racheté et mis en location des biens sans maître, aussi bien pour du logement que pour des commerces. Aujourd'hui, les loyers rapportent de l'argent à la mairie, un restaurant gastronomique s'est installé... Le Courrier des Maires détaille l'action de la commune.

Coopération d'acteurs culturels : méthodes pour l'accompagnement

Plusieurs consultants témoignent dans un document Opale/CRDLA Culture de leurs expériences d’accompagnement de projets de coopération entre structures culturelles. Déroulant les différentes étapes de l’accompagnement dans le cadre d'un dispositif local d'accompagnement (DLA), ce compte-rendu entend à la fois expliciter les points de vigilance pour les chargés de mission DLA faisant face aux sollicitations des porteurs de projets ou de leurs partenaires, mais aussi présenter des méthodes d’animation mises à l’épreuve par les consultants dans des contextes variés. En complément, un second document publié en 2017 étoffe ces points de vigilance, concernant l'accompagnement DLA de projets de coopération d’acteurs culturels en milieu rural.

Coopération transfrontalière : expériences, boîte à outils, défis

Pour son 20ème anniversaire, la Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT) a publié une brochure qui dresse un bilan et des perspectives pour son action et, plus largement, pour la coopération transfrontalière en Europe. Elle présente des expériences (santé, emploi, développement économique, mobilité, tourisme, culture, énergie...) qui "sont autant de bonnes pratiques transférables sur d’autres frontières", une "boîte à outils du transfrontalier", ainsi que "des réponses politiques aux niveaux local, régional, national et européen pour faire face aux défis de la coopération".

Création conjointe d'un espace de coworking et d'une médiathèque

Le blog de Silvae (bibliothécaire engagé pour le développement des médiations numériques et des biens communs de la connaissance) publie le témoignage de la directrice de la médiathèque d’Auterive (10 000 habitants, Haute-Garonne) qui explique pourquoi et comment s'est imposé, au moment de la création de la médiathèque, l’opportunité de créer un espace de coworking pour que le public (y compris le tissu économique et industriel local) et les élus se réapproprient le projet. Et d'expliquer que de ludique et culturelle, la médiathèque a également une vocation sociale et économique.

Des "valises culture" pour les habitants

Blagnac (23 500 habitants, Haute-Garonne) propose des "valises culture" contenant "livres, CD, DVD, places de spectacle, jeux et autres propositions créatives". Conçues pour tous publics et gratuites, elles sont prêtées pendant un mois aux habitants qui les ont réservées à l'avance. Maires de France fait le bilan de cette expérience, qui dure depuis 2012.

Des clowns, employés communaux, pour retisser les liens et participer à la croissance du bonheur communal brut

"Qu’est-ce qu’on doit faire aujourd’hui chef ?", demandent chaque matin les clowns en se jetant aux pieds du maire d'une petite commune rurale. Collecter les ordures ménagères en jouant au basket avec les sacs, nettoyer la statue de la Vierge en se hissant tant bien que mal sur son socle, promener un poisson rouge... Ces clowns font les idiots du village, ceux à qui tout le monde parle, et qui parlent à tout le monde. C’est un service public décalé, visant à apporter de la bonne humeur en allant à la rencontre des habitants à travers des missions de service de proximité, du lundi au vendredi, de 9h à 17h. Fabriquer du lien, c’est l’essence même de ce projet lancé en 2008 par la Compagnie La manivelle et proposé aux collectivités locales, soutenu par la DRAC d'Occitanie.

Des conseils villageois pour une démarche active d’accueil de nouveaux habitants

Les élus d'Arvieu (870 habitants, Aveyron) et sur place une Scop spécialisée dans la gestion web et multimédia s'inquiétaient du recul démographique. Pour donner envie de vivre et travailler dans cette commune, une consultante a été sollicitée, qui a encouragé les élus à mener une démarche participative avec la population. Ceux-là ont d'abord réalisé une proposition de plan d’actions à mener d’ici 2020 et organisé deux réunions publiques en 2015 au cours desquelles les participants ont pris connaissance de la démarche, amendé et complété le plan d’actions, ainsi que l’organisation pour les mettre en œuvre. Divers aspects de la vie ont été abordés : habitat, commerces, services, culture, numérique, loisirs, alimentation, agriculture ainsi que communication. Dix conseils villageois thématiques, pilotés par un animateur et/ou élu référent, ont été mis en place, avec de premières actions qui ont abouti à l'accueil de huit nouvelles familles (reprise de commerces, télétravail...). De nouveau réunis en 2016, les habitants ont redessiné cette fois le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte, en envisageant la création de nouveaux services connectés au très haut débit en lien avec l'arrivée de la fibre optique : fablab, tiers-lieu convivial, espace de coworking, service d’autopartage d’un véhicule électrique… Une liste de partenaire a été dressée et des dossiers de financement ont été préparés. Mairie-conseils fait le récit de cette démarche.

Des initiatives qui revitalisent les centres-bourgs

Créer un musée dans un presbytère en ruine, monter une maison de santé, sauvegarder et développer des commerces, créer des HLM dans des corps de ferme, utiliser des matériaux locaux dans la construction, aménager des espaces et sentiers publics... l'hebdomadaire Télérama est parti en reportage et rapporte une liste d'expériences abouties ou en cours.