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"Je crée en Rhône-Alpes" : la boite à outils numérique des créateurs d’entreprises

"Je crée en Rhône-Alpes" est le nouveau nom de la démarche "Créafil", initiée en 2009, qui a vocation à organiser sur l’ensemble du territoire régional les opérateurs et structures qui accompagnent les créateurs d’entreprises. "Je crée en Rhône-Alpes" a été officiellement lancé le 2 juin 2015 lors du salon des entrepreneurs à Lyon. Ce site internet propose des services numériques gratuits à destination des créateurs d'entreprises et aux personnes qui les accompagnent au quotidien. Les créateurs d'entreprise ou porteurs de projet y trouveront la liste des structures et personnes à contacter, ainsi que des événements, réunions d'information, forums, salons, formations ; ils pourront présenter sur le site internet leur projet, lancer des questionnaires pour le tester, demander conseil à un professionnel, s'inscrire en ligne à un événement, utiliser la base ressources de la communauté des créateurs d'entreprise. Les professionnels de l'accompagnement à la création d'entreprise pourront valoriser leur offre de services, contribuer à la communauté des créateurs d'entreprise en Rhône-Alpes, bénéficier de services réservés aux professionnels.

"La périurbanisation offre une revanche aux villages"

Pour comprendre la formule, il faut lire le texte d'Eric Charmes publié le 24 octobre 2017 dans La Vie des idées. Pour le chercheur en sciences sociales appliquées aux questions urbaines et à l'urbanisme, et à contrecourant du discours/diagnostic qui oppose la richesse des villes à la pauvreté des campagnes, "les territoires en crise sont (...) avant tout des cœurs de ville, des territoires très urbains" ; en profitent alors "des campagnes périurbaines qui prennent le pouvoir".

"Le Fisac placé en soins palliatifs"

Instauré en 1989 pour soutenir le commerce et l'artisanat de proximité, le Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce (Fisac) est placé en "gestion extinctive" dans le projet de budget pour 2019. L'an prochain, il ne financera plus que les opérations en cours. Il permettait jusqu'ici de financer des actions de fonctionnement (recrutement d'animateurs de centre-ville, diagnostics, promotion commerciale…) ou d'investissement (halles et marchés, signalétique, aides directes aux entreprises...), en servant souvent de fonds d'amorçage. Souvent critiqué pour son manque de lisibilité et sa complexité, le Fisac a vu ses crédits fondre ces dernières années, passant de 82 millions € en 2017 à 15 millions € en 2018 (un dernier appel à projets a été lancé au printemps). Y aura-t-il un nouveau fonds, interroge Localtis ?

35 agriculteurs rachètent un supermarché

35 paysans (agriculteurs bovins ou ovins, producteurs laitiers, maraîchers, arboriculteurs, viticulteurs, pisciculteurs, apiculteurs...) d’Alsace ont décidé de racheter un supermarché Lild de quelque 400 m² à Colmar pour vendre eux-mêmes leurs produits. Ouvert en décembre 2016, le supermarché Cœur de Paysan propose prix bas et contacts renforcés entre producteurs et consommateurs.

50 projets de revitalisation de centres-bourgs soutenus par l'Etat, dont quatre en Rhône-Alpes

Un appel à manifestation d'intérêt pour "accompagner de façon expérimentale la revitalisation de centres-bourgs" a été lancé par le gouvernement en juin 2014. Parmi les 300 dossiers présentés par des communes et intercommunalités, une cinquantaine de projets retenus seront soutenus par l'État à hauteur de 40 millions d'euros par an. Il s'agit de projets transversaux visant à limiter l'étalement urbain, redynamiser l'offre de commerces, créer des équipements et des services adaptés aux besoins des habitants, relancer les activités, ou encore rénover ou réaliser des logements dans des communes rurales de moins de 10 000 habitants. En Rhône-Alpes, quatre communes ont été retenues : Largentière (07), Saint-Bonnet-le-Château (42), Saint-Marcellin (38) et Tizy-les-Bourgs (69).

A quoi ressemblera le magasin du futur ?

Récemment, le commerce a connu trois grandes évolutions : l’essor du drive, le retour progressif des magasins de proximité dans les grandes villes, le développement du commerce en ligne. "Au cours des prochaines années, nul doute que le magasin tel que nous le connaissons va subir de profondes transformations", écrit L'Atelier BNP Paribas dans une note de prospective sur le magasin de demain. De son côté, la magasine Usbek & Rica titrait récemment "Amazon vs supérette, la bataille du commerce est lancée".

Activation citoyenne des rez-de-chaussée vacants pour des rues vivantes

A Saint-Étienne, le Bureau Éphémère d’Activation Urbaine (BEAU) a cherché à cultiver la vitalité du territoire à travers le réinvestissement de rez-de-chaussée vacants. Le processus : imaginer collectivement des scénarios de transformation des rez-de-chaussée, faire émerger de nouveaux services et de nouvelles manières d’habiter les espaces délaissés. Le projet est né en 2014 de l’envie d’expérimenter un urbanisme participatif qui s’appuie sur les ressources de la ville et sur sa diversité culturelle liée à l’histoire industrielle et à sa construction par vagues migratoires successives. Parmi les résultats : la création de nouvelles dynamiques sur le territoire, la transformation temporaire d'une dizaine de boutiques pour tester des activités (boutique bien-être, tiers-lieu pour éducation heureuse, archives municipales hors les murs, un atelier d’enduit de terre crue…).

Appel à manifestation d’intérêt : bois-bourg

Pour communes de moins de 10 000 habitants

A travers cet AMI, l’État apportera son soutien à 100 projets de construction ou réhabilitation (petits logements collectifs, maisons individuelles, commerces, équipements publics...) dans des bourgs ou territoires ruraux utilisant du bois et des matériaux biosourcés locaux.

Après 10 ans, l'épicerie associative d'un village est parvenue à l'équilibre

En 2007, en réaction à la fermeture d'un commerce de proximité, les habitants de Rablay-sur-Layon (789 habitants, Maine-et-Loire) ont réfléchi "à un lieu de rencontre où consommer différemment deviendrait possible", rapporte Maires de France. La création d'une association pour porter le projet a suivi. Et la mairie, associée au projet, a accepté de louer des bâtiments à titre gracieux. 13 000 € sont levés par souscription populaire, ce qui a permis d'ouvrir l'épicerie en 2008. Aujourd'hui, ce sont quatre salariés, un chiffre d'affaire qui s'établit à 500 000 € par an et un lieu qui est devenu "le véritable poumon du village".

Auvergne-Rhône-Alpes : des aides pour les artisans

L’aide apportée par la région s’articule autour de trois axes : un prêt artisan à taux 0 (opérationnel à partir du 2 mai 2018, dans le cadre d'un partenariat avec la Banque populaire et la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat), des aides directes aux artisans et commerçants (mises en place dès 2017), un contrat région artisan (aide à la transformation numérique...). A noter que l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat et le Groupe Banques Populaires et Caisses d’Épargne ont signé le 6 mars 2018 un partenariat national autour d’un dispositif, dénommé Pacte Artisan, comportant notamment la mise à disposition d’une enveloppe de 1 milliard € de crédits moyen-long terme dédiée au financement des artisans.

Biblio'tifs, une bibliothèque-salon de coiffure

La bibliothèque de Bertignat, du réseau des bibliothèques d'Ambert Livradois Forez, a rouvert au public en mars 2018. Basé sur un concept original, le lieu propose un salon de coiffure et une bibliothèque dans le même local, au cœur du village. Tous les lundis après-midi, la coiffeuse est à la disposition des clients et peut également distribuer les livres que les lecteurs veulent emprunter à la bibliothèque.

Boîte à outils pour relocaliser les approvisionnements des magasins bio

Depuis plusieurs années les groupements du réseau Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) accompagnent les producteurs d’une part, et les magasins d’autre part, vers de nouvelles relations, dans le but de relocaliser les approvisionnements. Forte de cette expertise, la FNAB a réalisé en 2015 une boîte à outils intitulée Accompagner la relocalisation des échanges en fruits et légumes biologiques – Méthode et outils pour des relations durables et solidaires entre producteurs et magasins. Elle se compose d’une fiche méthodologique globale, préalable à l’action, et de quatre fiches action pour un accompagnement adapté à chaque étape : "Favoriser l’interconnaissance entre producteurs et magasins", "Co-construire et cogérer un cadre de partenariat", "S’engager : oui, mais comment ?", "Réfléchir et accompagner des projets logistiques". Elle s’adresse aux structures qui souhaitent accompagner la dynamique de relocalisation des échanges en fruits et légumes bio, par le biais des relations producteurs - magasin(s). Elle peut être également utile aux magasins.

Cap Rural est lauréat de l'appel à projet AFE/Région AURA "Entrepreneuriat dans les territoires fragiles"

"Développer des coopérations villes-campagnes pour favoriser les mobilités et la création d'activités" figure au nombre des 16 projets retenus dans le cadre de l'appel à projets lancé en décembre 2017 par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Agence France Entrepreneur (AFE). L'ambition de la démarche proposée par Cap Rural est de structurer une dynamique et de dépasser l'expérimentation en allant vers des actions innovantes et plus ambitieuses à l'échelle régionale et ce jusqu'à juin 2020. Les objectifs sont doubles :

  • Accompagner des actifs urbains, candidats potentiels à une installation à la campagne : plus et mieux
  • Mettre en réseau les territoires ruraux, les acteurs de l'accompagnement, mutualiser et transférer des outils : professionnaliser

Pour ce projet à la fois novateur et concret, Cap Rural coordonne et accompagne des territoires ruraux d'Auvergne-Rhône-Alpes en partenariat avec Les Localos et Macéo.

Comment un restaurant bar tabac communal a vu le jour

La Grigonnais est une commune de Loire-Atlantique de 1500 habitants où, en 2014, la commune a rénové un local de caractère de 145 m² situé en plein cœur de bourg, afin d’y accueillir une activité de restaurant-bar-tabac. Le fonds de commerce "bar-tabac-presse" est confié à l’exploitant dans le cadre d’un contrat de location-gérance. L’activité de restauration créée fait pour sa part l’objet d’un bail commercial. Détails et explications de l’opération à retrouver sur une fiche réalisée par l’association Bretagne rurale et rurbaine pour un développement durable (BRUDED).

Commerces et services à la fois mobiles et numériques : les dernières tendances

A travers Le Hub, La Poste décrypte les nouvelles expériences clients. Dans un article, il relate des démarches pour venir à la rencontre des clients... en camion tout en utilisant les dernières inventions des nouvelles technologies. Toyota imagine ainsi des cabines d’essayage autonomes se déplaçant jusqu’au domicile des clients. D'autres véhicules autonomes sont prototypés pour amener des produits au plus près des consommateurs (ex : fruits et légumes et plats cuisinés). Allianz France a annoncé de son côté le lancement de sa première agence mobile en Lozère : un véhicule aménagé de 15 m2, doté d’une informatique autonome, permettant d’apporter les mêmes services que ceux d’une agence traditionnelle. Depuis 2018, un "Poste Truck" stationne chaque matin à Saint-Étienne-de-Chigny (37), où l’ancien bureau de poste a fermé il y a 10 ans, et propose de déposer ou retirer un colis, acheter des timbres, envoyer un recommandé… Et dans l’Aisne, les services publics se rapprochent des habitants en camping-car pour proposer un accompagnement dans leurs démarches administratives (impôts, retraite, Pôle emploi, allocations familiales).

Commerces, pas-de-porte pour artistes, logements... : la mairie fait du locatif

Pour lutter contre la désertification, la commune de Marcolès (583 habitants, Cantal) s'appuie depuis 20 ans sur trois axes : l'amélioration des espaces publics, le développement du bâti résidentiel, avec des logements locatifs pour les jeunes et les personnes âgées, et le développement de l'immobilier à très petits loyers. La commune a ainsi racheté et mis en location des biens sans maître, aussi bien pour du logement que pour des commerces. Aujourd'hui, les loyers rapportent de l'argent à la mairie, un restaurant gastronomique s'est installé... Le Courrier des Maires détaille l'action de la commune.

Conciergerie, coworking, béguinage, café associatif, ateliers municipaux... rassemblés dans une ancienne ferme

L’aventure a débuté à Hardifort (59) en 2000 avec l’acquisition d'une ferme par le centre communal d’action sociale. Par la suite, la mairie et le CCAS ont décidé d’en réserver une partie de 3 000 m² pour repenser et revitaliser le bourg avec de nouveaux lieux tels qu’une conciergerie, un café associatif ou un béguinage (quatre logements de plain-pied proposés à la location), un espace de coworking et une salle de convivialité pour l'organisation de manifestations. Un nouveau bâtiment attenant abritera également les ateliers municipaux. Les travaux s'achèveront en 2018.

Convention CCI France - AdCF sur le développement économique

Si les intercommunalités ont gagné des compétences avec la loi NOTRe, comme les aides à l'immobilier d'entreprises, la gestion des zones d'activités économiques, la politique locale du commerce ou la promotion du tourisme, elles n'ont pas toujours les moyens techniques, humains et financiers pour les assumer. Pour remédier à cet état de fait, CCI France et l'Assemblée des communautés de France (AdCF) ont signé une convention de partenariat renforçant leur collaboration dans le domaine du développement économique. Celle-ci doit notamment permettre d'accompagner les membres des deux réseaux dans la mise en œuvre et la déclinaison territoriale des stratégies régionales de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) à l'échelle des bassins d'emploi. Parmi les autres chantiers : la reconnaissance et la professionnalisation du métier de développeur économique.

Création conjointe d'un espace de coworking et d'une médiathèque

Le blog de Silvae (bibliothécaire engagé pour le développement des médiations numériques et des biens communs de la connaissance) publie le témoignage de la directrice de la médiathèque d’Auterive (10 000 habitants, Haute-Garonne) qui explique pourquoi et comment s'est imposé, au moment de la création de la médiathèque, l’opportunité de créer un espace de coworking pour que le public (y compris le tissu économique et industriel local) et les élus se réapproprient le projet. Et d'expliquer que de ludique et culturelle, la médiathèque a également une vocation sociale et économique.

De plus en plus de commerces inoccupés dans les centres-villes

Le nombre de commerces inoccupés dans les centres-villes français, notamment dans les agglomérations petites et moyennes, a continué à progresser en 2014. Selon la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé (Procos), le taux de vacance commercial a atteint 8,5% en France en 2014, contre 7,8% en 2013 et 7,2% en 2012. Les centres des grandes agglomérations restent bien épargnés par le phénomène. Dans les villes moyennes, la vacance s’établit à 8,7%, mais progresse plus rapidement qu’ailleurs. Les plus petites villes restent les plus touchées, avec des vacances de 9,3% pour les villes de moins de 50 000 habitants et de 10,2% pour celles entre 50 000 et 100 000 habitants. Procos rappelle qu’en France le parc de magasins a atteint son apogée à la fin des années 1920 : le pays comptait alors près de 1,5 million de boutiques ; depuis ce chiffre n’a cessé de décroître, aboutissant "en moins d’un siècle à la disparition de près de la moitié des commerces français", pour atteindre environ 850 000 commerces au début des années 2010.