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"Je crée en Rhône-Alpes" : la boite à outils numérique des créateurs d’entreprises

"Je crée en Rhône-Alpes" est le nouveau nom de la démarche "Créafil", initiée en 2009, qui a vocation à organiser sur l’ensemble du territoire régional les opérateurs et structures qui accompagnent les créateurs d’entreprises. "Je crée en Rhône-Alpes" a été officiellement lancé le 2 juin 2015 lors du salon des entrepreneurs à Lyon. Ce site internet propose des services numériques gratuits à destination des créateurs d'entreprises et aux personnes qui les accompagnent au quotidien. Les créateurs d'entreprise ou porteurs de projet y trouveront la liste des structures et personnes à contacter, ainsi que des événements, réunions d'information, forums, salons, formations ; ils pourront présenter sur le site internet leur projet, lancer des questionnaires pour le tester, demander conseil à un professionnel, s'inscrire en ligne à un événement, utiliser la base ressources de la communauté des créateurs d'entreprise. Les professionnels de l'accompagnement à la création d'entreprise pourront valoriser leur offre de services, contribuer à la communauté des créateurs d'entreprise en Rhône-Alpes, bénéficier de services réservés aux professionnels.

"La périurbanisation offre une revanche aux villages"

Pour comprendre la formule, il faut lire le texte d'Eric Charmes publié le 24 octobre 2017 dans La Vie des idées. Pour le chercheur en sciences sociales appliquées aux questions urbaines et à l'urbanisme, et à contrecourant du discours/diagnostic qui oppose la richesse des villes à la pauvreté des campagnes, "les territoires en crise sont (...) avant tout des cœurs de ville, des territoires très urbains" ; en profitent alors "des campagnes périurbaines qui prennent le pouvoir".

35 agriculteurs rachètent un supermarché

35 paysans (agriculteurs bovins ou ovins, producteurs laitiers, maraîchers, arboriculteurs, viticulteurs, pisciculteurs, apiculteurs...) d’Alsace ont décidé de racheter un supermarché Lild de quelque 400 m² à Colmar pour vendre eux-mêmes leurs produits. Ouvert en décembre 2016, le supermarché Cœur de Paysan propose prix bas et contacts renforcés entre producteurs et consommateurs.

50 projets de revitalisation de centres-bourgs soutenus par l'Etat, dont quatre en Rhône-Alpes

Un appel à manifestation d'intérêt pour "accompagner de façon expérimentale la revitalisation de centres-bourgs" a été lancé par le gouvernement en juin 2014. Parmi les 300 dossiers présentés par des communes et intercommunalités, une cinquantaine de projets retenus seront soutenus par l'État à hauteur de 40 millions d'euros par an. Il s'agit de projets transversaux visant à limiter l'étalement urbain, redynamiser l'offre de commerces, créer des équipements et des services adaptés aux besoins des habitants, relancer les activités, ou encore rénover ou réaliser des logements dans des communes rurales de moins de 10 000 habitants. En Rhône-Alpes, quatre communes ont été retenues : Largentière (07), Saint-Bonnet-le-Château (42), Saint-Marcellin (38) et Tizy-les-Bourgs (69).

A quoi ressemblera le magasin du futur ?

Récemment, le commerce a connu trois grandes évolutions : l’essor du drive, le retour progressif des magasins de proximité dans les grandes villes, le développement du commerce en ligne. "Au cours des prochaines années, nul doute que le magasin tel que nous le connaissons va subir de profondes transformations", écrit L'Atelier BNP Paribas dans une note de prospective sur le magasin de demain. De son côté, la magasine Usbek & Rica titrait récemment "Amazon vs supérette, la bataille du commerce est lancée".

Activation citoyenne des rez-de-chaussée vacants pour des rues vivantes

A Saint-Étienne, le Bureau Éphémère d’Activation Urbaine (BEAU) a cherché à cultiver la vitalité du territoire à travers le réinvestissement de rez-de-chaussée vacants. Le processus : imaginer collectivement des scénarios de transformation des rez-de-chaussée, faire émerger de nouveaux services et de nouvelles manières d’habiter les espaces délaissés. Le projet est né en 2014 de l’envie d’expérimenter un urbanisme participatif qui s’appuie sur les ressources de la ville et sur sa diversité culturelle liée à l’histoire industrielle et à sa construction par vagues migratoires successives. Parmi les résultats : la création de nouvelles dynamiques sur le territoire, la transformation temporaire d'une dizaine de boutiques pour tester des activités (boutique bien-être, tiers-lieu pour éducation heureuse, archives municipales hors les murs, un atelier d’enduit de terre crue…).

Appel à manifestation d’intérêt : bois-bourg

Pour communes de moins de 10 000 habitants

A travers cet AMI, l’État apportera son soutien à 100 projets de construction ou réhabilitation (petits logements collectifs, maisons individuelles, commerces, équipements publics...) dans des bourgs ou territoires ruraux utilisant du bois et des matériaux biosourcés locaux.

Appel à projets : repenser la périphérie commerciale

Pour collectivités territoriales (EPCI, communes) - avant le 23 février 2018

Le Ministère de la Cohésion des territoires s’engage à accompagner des collectivités territoriales dans le cadre de cet appel à projets, qui vise à faire émerger des "opérations-pilotes" pionnières et exemplaires afin d'enrayer la perte d’attractivité de périphéries commerciales, sans dévitaliser les commerces de centre-ville et en respectant l’équilibre commercial centre-périphérie. Le Ministère accompagnera quatre à six collectivités par un soutien financier et technique pendant une durée d’environ un an.

Boîte à outils pour relocaliser les approvisionnements des magasins bio

Depuis plusieurs années les groupements du réseau Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) accompagnent les producteurs d’une part, et les magasins d’autre part, vers de nouvelles relations, dans le but de relocaliser les approvisionnements. Forte de cette expertise, la FNAB a réalisé en 2015 une boîte à outils intitulée Accompagner la relocalisation des échanges en fruits et légumes biologiques – Méthode et outils pour des relations durables et solidaires entre producteurs et magasins. Elle se compose d’une fiche méthodologique globale, préalable à l’action, et de quatre fiches action pour un accompagnement adapté à chaque étape : "Favoriser l’interconnaissance entre producteurs et magasins", "Co-construire et cogérer un cadre de partenariat", "S’engager : oui, mais comment ?", "Réfléchir et accompagner des projets logistiques". Elle s’adresse aux structures qui souhaitent accompagner la dynamique de relocalisation des échanges en fruits et légumes bio, par le biais des relations producteurs - magasin(s). Elle peut être également utile aux magasins.

Comment un restaurant bar tabac communal a vu le jour

La Grigonnais est une commune de Loire-Atlantique de 1500 habitants où, en 2014, la commune a rénové un local de caractère de 145 m² situé en plein cœur de bourg, afin d’y accueillir une activité de restaurant-bar-tabac. Le fonds de commerce "bar-tabac-presse" est confié à l’exploitant dans le cadre d’un contrat de location-gérance. L’activité de restauration créée fait pour sa part l’objet d’un bail commercial. Détails et explications de l’opération à retrouver sur une fiche réalisée par l’association Bretagne rurale et rurbaine pour un développement durable (BRUDED).

Commerces, pas-de-porte pour artistes, logements... : la mairie fait du locatif

Pour lutter contre la désertification, la commune de Marcolès (583 habitants, Cantal) s'appuie depuis 20 ans sur trois axes : l'amélioration des espaces publics, le développement du bâti résidentiel, avec des logements locatifs pour les jeunes et les personnes âgées, et le développement de l'immobilier à très petits loyers. La commune a ainsi racheté et mis en location des biens sans maître, aussi bien pour du logement que pour des commerces. Aujourd'hui, les loyers rapportent de l'argent à la mairie, un restaurant gastronomique s'est installé... Le Courrier des Maires détaille l'action de la commune.

Conciergerie, coworking, béguinage, café associatif, ateliers municipaux... rassemblés dans une ancienne ferme

L’aventure a débuté à Hardifort (59) en 2000 avec l’acquisition d'une ferme par le centre communal d’action sociale. Par la suite, la mairie et le CCAS ont décidé d’en réserver une partie de 3 000 m² pour repenser et revitaliser le bourg avec de nouveaux lieux tels qu’une conciergerie, un café associatif ou un béguinage (quatre logements de plain-pied proposés à la location), un espace de coworking et une salle de convivialité pour l'organisation de manifestations. Un nouveau bâtiment attenant abritera également les ateliers municipaux. Les travaux s'achèveront en 2018.

Convention CCI France - AdCF sur le développement économique

Si les intercommunalités ont gagné des compétences avec la loi NOTRe, comme les aides à l'immobilier d'entreprises, la gestion des zones d'activités économiques, la politique locale du commerce ou la promotion du tourisme, elles n'ont pas toujours les moyens techniques, humains et financiers pour les assumer. Pour remédier à cet état de fait, CCI France et l'Assemblée des communautés de France (AdCF) ont signé une convention de partenariat renforçant leur collaboration dans le domaine du développement économique. Celle-ci doit notamment permettre d'accompagner les membres des deux réseaux dans la mise en œuvre et la déclinaison territoriale des stratégies régionales de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII) à l'échelle des bassins d'emploi. Parmi les autres chantiers : la reconnaissance et la professionnalisation du métier de développeur économique.

Création conjointe d'un espace de coworking et d'une médiathèque

Le blog de Silvae (bibliothécaire engagé pour le développement des médiations numériques et des biens communs de la connaissance) publie le témoignage de la directrice de la médiathèque d’Auterive (10 000 habitants, Haute-Garonne) qui explique pourquoi et comment s'est imposé, au moment de la création de la médiathèque, l’opportunité de créer un espace de coworking pour que le public (y compris le tissu économique et industriel local) et les élus se réapproprient le projet. Et d'expliquer que de ludique et culturelle, la médiathèque a également une vocation sociale et économique.

De plus en plus de commerces inoccupés dans les centres-villes

Le nombre de commerces inoccupés dans les centres-villes français, notamment dans les agglomérations petites et moyennes, a continué à progresser en 2014. Selon la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé (Procos), le taux de vacance commercial a atteint 8,5% en France en 2014, contre 7,8% en 2013 et 7,2% en 2012. Les centres des grandes agglomérations restent bien épargnés par le phénomène. Dans les villes moyennes, la vacance s’établit à 8,7%, mais progresse plus rapidement qu’ailleurs. Les plus petites villes restent les plus touchées, avec des vacances de 9,3% pour les villes de moins de 50 000 habitants et de 10,2% pour celles entre 50 000 et 100 000 habitants. Procos rappelle qu’en France le parc de magasins a atteint son apogée à la fin des années 1920 : le pays comptait alors près de 1,5 million de boutiques ; depuis ce chiffre n’a cessé de décroître, aboutissant "en moins d’un siècle à la disparition de près de la moitié des commerces français", pour atteindre environ 850 000 commerces au début des années 2010.

Des actions pour l’avenir des territoires périurbains

C’est ce qu’a annoncé la ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité le 12 novembre 2015, à l’occasion de la rencontre-débat "Vivre et habiter le périurbain, aujourd’hui et demain" organisée par le ministère avec l’appui du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Après les banlieues, avec le NPNRU, le monde rural avec le comité interministériel à la ruralité, c’est au tour du périurbain d’être mis sur le devant de la scène, celui-ci pouvant d’ailleurs recouper les deux premières thématiques. Parmi la série de mesures annoncées : la création d’un "lab du périurbain", plateforme pour recenser, valoriser et diffuser les projets innovants et initiatives remarquables dans ces territoires ; l’organisation d’ateliers territoriaux de l’ingénierie périurbaine dès 2016 afin de faire émerger des projets en mutualisant les initiatives et les savoir-faire des différents acteurs ; l’élaboration de conventions cadres sur le développement et l’innovation avec les principaux acteurs territoriaux ; le lancement d’une mission sur la revitalisation des petits commerces en centres-villes et en centres-bourgs. A noter : si vous souhaitez contribuer aux travaux d’exploration et de réflexion sur les territoires périurbains et leurs habitants que conduisent le ministère et le CGET, un formulaire est en ligne !

Des boutiques éphémères pour soutenir une entreprise menacée

Une marque de chaussures fabriquées par une société employant 24 personnes et installée sur une commune de Dordogne (500 habitants), s'est retrouvée menacée de liquidation. Afin de relever la trésorerie de l'entreprise, des boutiques éphémères ont été montées dans deux villes, proposant la vente directe de paires de chaussures à moins 50 %. Médiatisée, l'opération a permis de vendre un millier de paires en deux jours, réunissant ainsi une somme de près de 40 000 euros. La mobilisation citoyenne, et l'attrait pour des produits en solde avant l'heure, ont permis de régler une échéance de 30 000 euros et d'assurer les salaires.

Des conseils villageois pour une démarche active d’accueil de nouveaux habitants

Les élus d'Arvieu (870 habitants, Aveyron) et sur place une Scop spécialisée dans la gestion web et multimédia s'inquiétaient du recul démographique. Pour donner envie de vivre et travailler dans cette commune, une consultante a été sollicitée, qui a encouragé les élus à mener une démarche participative avec la population. Ceux-là ont d'abord réalisé une proposition de plan d’actions à mener d’ici 2020 et organisé deux réunions publiques en 2015 au cours desquelles les participants ont pris connaissance de la démarche, amendé et complété le plan d’actions, ainsi que l’organisation pour les mettre en œuvre. Divers aspects de la vie ont été abordés : habitat, commerces, services, culture, numérique, loisirs, alimentation, agriculture ainsi que communication. Dix conseils villageois thématiques, pilotés par un animateur et/ou élu référent, ont été mis en place, avec de premières actions qui ont abouti à l'accueil de huit nouvelles familles (reprise de commerces, télétravail...). De nouveau réunis en 2016, les habitants ont redessiné cette fois le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte, en envisageant la création de nouveaux services connectés au très haut débit en lien avec l'arrivée de la fibre optique : fablab, tiers-lieu convivial, espace de coworking, service d’autopartage d’un véhicule électrique… Une liste de partenaire a été dressée et des dossiers de financement ont été préparés. Mairie-conseils fait le récit de cette démarche.

Des initiatives qui revitalisent les centres-bourgs

Créer un musée dans un presbytère en ruine, monter une maison de santé, sauvegarder et développer des commerces, créer des HLM dans des corps de ferme, utiliser des matériaux locaux dans la construction, aménager des espaces et sentiers publics... l'hebdomadaire Télérama est parti en reportage et rapporte une liste d'expériences abouties ou en cours.

Des pistes pour la revitalisation commerciale des centres-villes

Quelles sont les causes et comment freiner le phénomène de dévitalisation (commerce de détail et artisanat) des centres des villes de moins de 50 000 habitants ? Un rapport - remis à plusieurs ministères en octobre 2016 - souligne la nécessité de déployer une stratégie globale, avec une "approche intercommunale" et avance 16 propositions bâties autour de cinq leviers d’action pour redynamiser ces espaces.