circuits courts

35 agriculteurs rachètent un supermarché

35 paysans (agriculteurs bovins ou ovins, producteurs laitiers, maraîchers, arboriculteurs, viticulteurs, pisciculteurs, apiculteurs...) d’Alsace ont décidé de racheter un supermarché Lild de quelque 400 m² à Colmar pour vendre eux-mêmes leurs produits. Ouvert en décembre 2016, le supermarché Cœur de Paysan propose prix bas et contacts renforcés entre producteurs et consommateurs.

A la recherche d'initiatives et solutions logistiques en termes d’approvisionnement en produits agricoles locaux

L'association Grenoble Alpes Initiative Active (GAIA), basée en Isère (38), organise le 7 octobre 2019 une après-midi intitulée "Agriculture et restauration locale : relevons ensemble les défis logistiques". Elle recherche des initiatives et solutions logistiques en termes d'approvisionnement en produits agricoles locaux (transport, stockage, livraison, mutualisation de solutions, solutions innovantes…) susceptibles de venir témoigner à cette rencontre.

Approches territorialisées des usages de la forêt

Tel était le titre d'un colloque monté en janvier 2017 par le Réseau SEHS des sciences économiques humaines et sociales du Groupement d'Intérêt Public Ecofor, qui rassemble les principaux organismes forestiers français. Trois thématiques principales ont été traitées : la fourniture de biens et services forestiers à une échelle territoriale et de contributions à l’identité du territoire ; la forêt, source de tensions dans les territoires ; les territoires (collectivités locales et acteurs de terrain), berceaux d’instruments innovants pour la forêt. Toutes les contributions des chercheurs, gestionnaires ou acteurs sont à présent en ligne.

Après les AMAP(aysannes) voici les AMAC(ulturelles)

En 2011, une troupe de Lailly-en-Val, près d’Orléans, organise une rencontre internationale autour des marionnettes. Elle sollicite à cette occasion l’aide de la population, notamment pour l’hébergement et l’intendance. Poursuivant cette dynamique, la troupe lance alors l’idée d'une association de maintien d’actions culturelles (AMAC), qui séduit les bénévoles sur des notions différentes : acte citoyen, action militante pour que la culture continue d’exister en France, importer la culture en milieu rural, programmation indépendante... Chaque adhérent contribue selon ses moyens, participant à hauteur de 40 € ou plus pour soutenir un spectacle, le groupe ayant choisi d’en organiser quatre par an. Grâce à la loi sur le micro-mécénat culturel, les adhérents bénéficient d’un abattement correspondant à 66 % des sommes versées. En retour, ils reçoivent une place pour chaque spectacle soutenu. Ils participent en outre à une action solidaire dans la mesure où le prix public de la place est fixé à 10 € (5€ pour les moins de 26 ans). Les sommes collectées auprès des adhérents, environ 5000 € par an, représentent le budget prévisionnel attribué à la programmation culturelle. Quel mode de gouvernance, quelle programmation, quel public rassemblé ? Réponse à découvrir dans un article du magazine Kaizen.

Auvergne-Rhône-Alpes : lancement du plan "La région dans mon assiette"

Ce plan, mis en œuvre par le conseil régional, est destiné à faciliter l’approvisionnement des lycées en produits régionaux, avec comme objectifs : 60% de produits régionaux dans les assiettes des lycéens, le renforcement de la formation continue des chefs et des cuisiniers, la mise en place d'un label pour les cuisines engagées dans l’approvisionnement régional, la création d'une centrale d’achat régionale. Pour la mise en œuvre de ce plan, la Région alloue un budget annuel de 1 700 000 €.

Chanvre : culture, débouchés et filières

Le chanvre industriel est de plus en plus cultivé en France et les débouchés s’élargissent, selon un article de WikiAgri qui en dresse un état des lieux avec un zoom sur la filière régionale "chanvre d’Auvergne", inaugurée par le CIVAM d'Auvergne.

Circuits courts : quelques guides

Avant de vous lancer dans le développement des circuits courts, pensez à consulter au moins l'un des multiples guides parus à ce jour

Circuits courts et développement durable

Le CERDD - centre ressource du développement durable - propose une grille d'analyse des projets de circuits courts alimentaires, pour mesurer leur "durabilité" sans se focaliser sur l'opposition entre produits locaux et produits bio.

Collectivités : guide du financement participatif et étude sur ses usages

Le financement participatif : moteur d’engagement citoyen, catalyseur de mécénat, chouchou des circuits courts, utile pour le petit patrimoine ou la mobilisation autour de grands projets territoriaux et infrastructures énergétiques... Depuis 2015, les collectivités peuvent se saisir de la finance participative. Un nouveau guide, réalisé par Financement Participatif France avec le soutien de la CDC, vise à informer, à encourager et à outiller les territoires désireux de se saisir de ces nouvelles opportunités. De son côté, une étude de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) a exploré les usages du crowdfunding par les collectivités locales en France et en dresse un bilan et des perspectives intéressantes. 

Comparaison du prix entre fruits et légumes bio ou issus de l’agriculture conventionnelle

L’association des « Paniers Marseillais », réseau de distribution de panier de fruits et légumes biologiques issus de circuits courts, solidaires et sans intermédiaire (type AMAP), a publié une étude comparative sur une année entre ses prix et ceux d’une grande enseigne bio, d’une enseigne de distribution de produits bio, d’un hypermarché proposant des fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle. Conclusions de l’enquête : le panier de fruits et légumes biologiques de l’AMAP coûte en moyenne 2 fois moins cher qu'en boutique spécialisée dans la bio, 1,3 fois moins cher qu'en hypermarché (légumes conventionnels), 1,3 fois moins cher que pour un restaurateur se fournissant en bio via un grand distributeur. Les bénéficiaires du « panier marseillais » économiseraient ainsi sur une année 765€ par rapport à une boutique bio spécialisée et 21 7,50€ par rapport à des légumes non bio en conventionnelle, achetés en hypermarché.

CV de territoires de renaissance industrielle

Laurent Davezies, docteur en aménagement et professeur au CNAM, est interviewé par Les Échos sur "les anciennes contrées industrielles du Nord-Est". Décrivant là "où en est la fracture territoriale aujourd'hui en France", il s'exprime également sur les opportunités que pourraient saisir les territoires industriels "à faible coût foncier, à fortes infrastructures de transport et logistique avec le rail et la route, ayant une tradition industrielle, proches des marchés grâce aux circuits courts..." Car il prédit un "retour à la fabrication", avec l'"effondrement de l'emploi manufacturier dans les pays émergents lié à la robotisation et aux imprimantes 3D".

Des exemples de coopération métropoles-territoires ruraux

"Les métropoles, et au-delà tous les centres urbains, apparaissent, malgré d’injustes polémiques, comme les meilleurs alliés des autres territoires", avance France Urbaine Magazine. "Alliances des territoires, réciprocités urbain-rural, solidarités interterritoriales…. Une nouvelle conception du développement local émerge et s’impose dans un contexte d’élargissement des territoires (grandes régions, métropoles, intercommunalités XXL). L’urbain et le rural apparaissent plus que jamais interdépendants et doivent nouer davantage de coopérations." La publication se fait l'écho des premières Journées nationales de France urbaine (mars 2017) ayant eu pour fil rouge les coopérations urbain-rural et publie les premiers articles d'un ouvrage en cours de réalisation sur ce sujet, portant sur des exemples de coopération autour des transitions numériques, du financement et de la gestion des déchets, du tourisme, de l'accueil des entreprises, de la mobilité, de l'agriculture et des circuits courts.

Des expériences de développement durable intercommunal

Pour aider les intercommunalités à s'engager dans un "processus de transition globale", Territoires Conseils et l'Union nationale des Centres permanents d'initiatives pour l'environnement (CPIE) ont coconstruit la DDmarche, dans laquelle plus de 50 territoires se sont engagés depuis 2009. Un recueil d'expériences a été publié en mai 2019 qui donne un aperçu de l'éventail d'actions possibles dans les thématiques suivantes : alimentation et productions locales, réduction et valorisation des déchets, transition énergétique, mobilités, services à la population/cohésion sociale, eau, biodiversité.

Énergie et territoires ruraux, vers des territoires à énergie positive

25-27 septembre 2019 - Clamecy (58)

La 9e édition de ces rencontres nationales s'adresse notamment aux élus et techniciens de collectivités locales, professionnels du secteur de l'énergie, entreprises, acteurs du monde agricole… Au programme : des retours d'expériences de pionniers sur le territoire national ou européen, des débats thématiques, des ateliers thématiques (conduite de la transition, rénovation de l'habitat, énergies renouvelables, écomobilité, nouveaux modèles, transition énergétique et solidaire, circuits courts de la biomasse, sensibilisation aux transitions) et "zoom sur" (facilitation de processus participatifs, paysages TEPOS, ménages et rénovation performante, montages juridiques), ainsi que des visites de sites exemplaires.

Étude : Nouvelles solidarités urbain-rural. Une condition de la transition énergétique nationale, des bénéfices mutuels pour les territoires

Le CLER-Réseau pour la transition énergétique a publié en novembre 2018 une étude qui rend compte d'une quinzaine d'initiatives locales illustrant une dizaine de types de coopérations possibles entre territoires urbains et ruraux dans le domaine de l'énergie : planification, économie circulaire, structuration de filières - bois-énergie par exemple -, mutualisations - notamment d'ingénierie, de compétences - et investissements. Chaque type de coopération est présenté et exemplifié par des informations concrètes et des retours d'expérience. Autant de pistes à explorer et à adapter par les territoires.

Exemples d'actions mises en place par des collectivités pour soutenir l'agriculture durable

Lors du 8ème cycle annuel de visites et rencontres du réseau BRUDED intitulé "du champ à l’assiette, les élus locaux se mobilisent" (été 2017), deux visites-rencontres ont porté sur la question de l’installation d’agriculteurs bio et durables. L'une s'est intéressée à l'action d'une intercommunalité, avec la création d'un espace test agricole et l'implication dans l’affectation des terres agricoles ; l'autre à l'action d'une commune, avec l’achat d’une ferme pour installer un agriculteur et l’accompagnement des élus à l’installation de différents projets agricoles en circuit court. Un document a été produit, qui présente les retours d’expériences de ces collectivités.

Exploration du "post-rural"

Plusieurs travaux d'Éric Chauvier concernent des objets urbains (le périurbain, des équipements, les grandes agglomérations...). Interrogé dans la revue Tous urbains sur sa nouvelle publication, La Petite Ville, où l'anthropologue s'intéresse à "un pôle urbain secondaire", l'auteur livre une analyse sur la "manière de gérer, de manager les territoires, comme on le fait dans les entreprises". Il décrit encore "l’effacement de l’urbanité qui se produit dans les petites villes ainsi que le lien avec une certaine forme de frustration, qui creuse le lit des controverses entre métropoles et territoire périphérique". Dans "un contexte de perte de savoir-faire", il regrette que "la valorisation du patrimoine, urbain, naturel ou agricole ne figure pas (...) dans les priorités". Mêlant recherche et intimité, les propos dressent des constats mais également des pistes d'action.

Fleurs bio, produites localement par des personnes en insertion professionnelles et vendues en circuit court

A l'occasion du Salon de l'agriculture (27 février-6 mars 2016) à Paris, le Centre de ressources d'Ile-de-France de l'ESS présente quelques exemples franciliens d'initiatives afin de montrer que, "dans un contexte de crise agricole, l'économie sociale et solidaire (ESS) apporte des solutions concrètes aux agriculteurs et aux consommateurs. Elle remet la qualité, le goût et du sens dans nos champs et nos assiettes." Parmi les initiatives : Fleurs de Cocagne - Avrainville, soit un bouquet de fleurs solidaires, bio et locales. Le premier  "Fleurs de Cocagne" était né en 2007 à Avignon, avec l'idée que les fleurs, à l’instar des légumes, pouvaient elles aussi être produites localement, selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique, vendues en circuit court, et favoriser l’insertion des personnes en difficulté. Ouvert en 2014, Fleurs de Cocagne - Avrainville a permis la création d'une quinzaine d'emplois, dont les deux tiers pour des femmes et des hommes en insertion professionnelle. Ce concept, précise le Réseau Cocagne, "constitue une alternative aux fleurs actuellement proposées sur le marché, dont 80 % sont produites à l’étranger dans des conditions sociales et de travail loin d’être exemplaires, à grand renfort de pesticides, et générant trafic aérien et surconsommation énergétique."

Freins et leviers pour développer une restauration municipale bio local dans les petites et moyennes communes

Au cours des dernières années, l’association BRUDED, un réseau de collectivités bretonnes qui s'engagent dans des réalisations concrètes de développement durable et solidaire, a organisé plusieurs rencontres d’échanges où élus et cuisiniers de communes ont présenté leurs démarches pour développer une restauration biologique et locale. Afin de synthétiser les leviers et freins qui ont été identifiés lors de ces rencontres, BRUDED a réalisé un court document de mutualisation à destination des élus, complété par des éléments apportés par les professionnels qui  accompagnent  les collectivités. Le document, très synthétique, identifie sept points d'attention.

Identité et diversité de l'agriculture en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans un document synthétique, le Service régional de l'information statistique, économique et territoriale de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) pose un regard croisé entre les 12 départements à travers vingt indicateurs répartis dans huit thématiques : territoire, exploitations, systèmes de production, démarches de valorisation, économie, forêt, agroalimentaire, enseignement agricole.