circuits courts

35 agriculteurs rachètent un supermarché

35 paysans (agriculteurs bovins ou ovins, producteurs laitiers, maraîchers, arboriculteurs, viticulteurs, pisciculteurs, apiculteurs...) d’Alsace ont décidé de racheter un supermarché Lild de quelque 400 m² à Colmar pour vendre eux-mêmes leurs produits. Ouvert en décembre 2016, le supermarché Cœur de Paysan propose prix bas et contacts renforcés entre producteurs et consommateurs.

Approches territorialisées des usages de la forêt

Tel était le titre d'un colloque monté en janvier 2017 par le Réseau SEHS des sciences économiques humaines et sociales du Groupement d'Intérêt Public Ecofor, qui rassemble les principaux organismes forestiers français. Trois thématiques principales ont été traitées : la fourniture de biens et services forestiers à une échelle territoriale et de contributions à l’identité du territoire ; la forêt, source de tensions dans les territoires ; les territoires (collectivités locales et acteurs de terrain), berceaux d’instruments innovants pour la forêt. Toutes les contributions des chercheurs, gestionnaires ou acteurs sont à présent en ligne.

Après les AMAP(aysannes) voici les AMAC(ulturelles)

En 2011, une troupe de Lailly-en-Val, près d’Orléans, organise une rencontre internationale autour des marionnettes. Elle sollicite à cette occasion l’aide de la population, notamment pour l’hébergement et l’intendance. Poursuivant cette dynamique, la troupe lance alors l’idée d'une association de maintien d’actions culturelles (AMAC), qui séduit les bénévoles sur des notions différentes : acte citoyen, action militante pour que la culture continue d’exister en France, importer la culture en milieu rural, programmation indépendante... Chaque adhérent contribue selon ses moyens, participant à hauteur de 40 € ou plus pour soutenir un spectacle, le groupe ayant choisi d’en organiser quatre par an. Grâce à la loi sur le micro-mécénat culturel, les adhérents bénéficient d’un abattement correspondant à 66 % des sommes versées. En retour, ils reçoivent une place pour chaque spectacle soutenu. Ils participent en outre à une action solidaire dans la mesure où le prix public de la place est fixé à 10 € (5€ pour les moins de 26 ans). Les sommes collectées auprès des adhérents, environ 5000 € par an, représentent le budget prévisionnel attribué à la programmation culturelle. Quel mode de gouvernance, quelle programmation, quel public rassemblé ? Réponse à découvrir dans un article du magazine Kaizen.

Auvergne-Rhône-Alpes : lancement du plan "La région dans mon assiette"

Ce plan, mis en œuvre par le conseil régional, est destiné à faciliter l’approvisionnement des lycées en produits régionaux, avec comme objectifs : 60% de produits régionaux dans les assiettes des lycéens, le renforcement de la formation continue des chefs et des cuisiniers, la mise en place d'un label pour les cuisines engagées dans l’approvisionnement régional, la création d'une centrale d’achat régionale. Pour la mise en œuvre de ce plan, la Région alloue un budget annuel de 1 700 000 €.

Chanvre : culture, débouchés et filières

Le chanvre industriel est de plus en plus cultivé en France et les débouchés s’élargissent, selon un article de WikiAgri qui en dresse un état des lieux avec un zoom sur la filière régionale "chanvre d’Auvergne", inaugurée par le CIVAM d'Auvergne.

Circuits courts : quelques guides

Avant de vous lancer dans le développement des circuits courts, pensez à consulter au moins l'un des multiples guides parus à ce jour

Circuits courts et développement durable

Le CERDD - centre ressource du développement durable - propose une grille d'analyse des projets de circuits courts alimentaires, pour mesurer leur "durabilité" sans se focaliser sur l'opposition entre produits locaux et produits bio.

Collectivités : guide du financement participatif et étude sur ses usages

Le financement participatif : moteur d’engagement citoyen, catalyseur de mécénat, chouchou des circuits courts, utile pour le petit patrimoine ou la mobilisation autour de grands projets territoriaux et infrastructures énergétiques... Depuis 2015, les collectivités peuvent se saisir de la finance participative. Un nouveau guide, réalisé par Financement Participatif France avec le soutien de la CDC, vise à informer, à encourager et à outiller les territoires désireux de se saisir de ces nouvelles opportunités. De son côté, une étude de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) a exploré les usages du crowdfunding par les collectivités locales en France et en dresse un bilan et des perspectives intéressantes. 

Comparaison du prix entre fruits et légumes bio ou issus de l’agriculture conventionnelle

L’association des « Paniers Marseillais », réseau de distribution de panier de fruits et légumes biologiques issus de circuits courts, solidaires et sans intermédiaire (type AMAP), a publié une étude comparative sur une année entre ses prix et ceux d’une grande enseigne bio, d’une enseigne de distribution de produits bio, d’un hypermarché proposant des fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle. Conclusions de l’enquête : le panier de fruits et légumes biologiques de l’AMAP coûte en moyenne 2 fois moins cher qu'en boutique spécialisée dans la bio, 1,3 fois moins cher qu'en hypermarché (légumes conventionnels), 1,3 fois moins cher que pour un restaurateur se fournissant en bio via un grand distributeur. Les bénéficiaires du « panier marseillais » économiseraient ainsi sur une année 765€ par rapport à une boutique bio spécialisée et 21 7,50€ par rapport à des légumes non bio en conventionnelle, achetés en hypermarché.

Des exemples de coopération métropoles-territoires ruraux

"Les métropoles, et au-delà tous les centres urbains, apparaissent, malgré d’injustes polémiques, comme les meilleurs alliés des autres territoires", avance France Urbaine Magazine. "Alliances des territoires, réciprocités urbain-rural, solidarités interterritoriales…. Une nouvelle conception du développement local émerge et s’impose dans un contexte d’élargissement des territoires (grandes régions, métropoles, intercommunalités XXL). L’urbain et le rural apparaissent plus que jamais interdépendants et doivent nouer davantage de coopérations." La publication se fait l'écho des premières Journées nationales de France urbaine (mars 2017) ayant eu pour fil rouge les coopérations urbain-rural et publie les premiers articles d'un ouvrage en cours de réalisation sur ce sujet, portant sur des exemples de coopération autour des transitions numériques, du financement et de la gestion des déchets, du tourisme, de l'accueil des entreprises, de la mobilité, de l'agriculture et des circuits courts.

Exemples d'actions mises en place par des collectivités pour soutenir l'agriculture durable

Lors du 8ème cycle annuel de visites et rencontres du réseau BRUDED intitulé "du champ à l’assiette, les élus locaux se mobilisent" (été 2017), deux visites-rencontres ont porté sur la question de l’installation d’agriculteurs bio et durables. L'une s'est intéressée à l'action d'une intercommunalité, avec la création d'un espace test agricole et l'implication dans l’affectation des terres agricoles ; l'autre à l'action d'une commune, avec l’achat d’une ferme pour installer un agriculteur et l’accompagnement des élus à l’installation de différents projets agricoles en circuit court. Un document a été produit, qui présente les retours d’expériences de ces collectivités.

Exploration du "post-rural"

Plusieurs travaux d'Éric Chauvier concernent des objets urbains (le périurbain, des équipements, les grandes agglomérations...). Interrogé dans la revue Tous urbains sur sa nouvelle publication, La Petite Ville, où l'anthropologue s'intéresse à "un pôle urbain secondaire", l'auteur livre une analyse sur la "manière de gérer, de manager les territoires, comme on le fait dans les entreprises". Il décrit encore "l’effacement de l’urbanité qui se produit dans les petites villes ainsi que le lien avec une certaine forme de frustration, qui creuse le lit des controverses entre métropoles et territoire périphérique". Dans "un contexte de perte de savoir-faire", il regrette que "la valorisation du patrimoine, urbain, naturel ou agricole ne figure pas (...) dans les priorités". Mêlant recherche et intimité, les propos dressent des constats mais également des pistes d'action.

Fleurs bio, produites localement par des personnes en insertion professionnelles et vendues en circuit court

A l'occasion du Salon de l'agriculture (27 février-6 mars 2016) à Paris, le Centre de ressources d'Ile-de-France de l'ESS présente quelques exemples franciliens d'initiatives afin de montrer que, "dans un contexte de crise agricole, l'économie sociale et solidaire (ESS) apporte des solutions concrètes aux agriculteurs et aux consommateurs. Elle remet la qualité, le goût et du sens dans nos champs et nos assiettes." Parmi les initiatives : Fleurs de Cocagne - Avrainville, soit un bouquet de fleurs solidaires, bio et locales. Le premier  "Fleurs de Cocagne" était né en 2007 à Avignon, avec l'idée que les fleurs, à l’instar des légumes, pouvaient elles aussi être produites localement, selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique, vendues en circuit court, et favoriser l’insertion des personnes en difficulté. Ouvert en 2014, Fleurs de Cocagne - Avrainville a permis la création d'une quinzaine d'emplois, dont les deux tiers pour des femmes et des hommes en insertion professionnelle. Ce concept, précise le Réseau Cocagne, "constitue une alternative aux fleurs actuellement proposées sur le marché, dont 80 % sont produites à l’étranger dans des conditions sociales et de travail loin d’être exemplaires, à grand renfort de pesticides, et générant trafic aérien et surconsommation énergétique."

Freins et leviers pour développer une restauration municipale bio local dans les petites et moyennes communes

Au cours des dernières années, l’association BRUDED, un réseau de collectivités bretonnes qui s'engagent dans des réalisations concrètes de développement durable et solidaire, a organisé plusieurs rencontres d’échanges où élus et cuisiniers de communes ont présenté leurs démarches pour développer une restauration biologique et locale. Afin de synthétiser les leviers et freins qui ont été identifiés lors de ces rencontres, BRUDED a réalisé un court document de mutualisation à destination des élus, complété par des éléments apportés par les professionnels qui  accompagnent  les collectivités. Le document, très synthétique, identifie sept points d'attention.

Les circuits courts au service du développement territorial intégré

Dans un article de Métropolitiques, les auteurs du rapport "Politiques de développement territorial intégré : les circuits courts", paru en 2013, reviennent sur les "circuits courts" entendus comme recouvrant des objets variés (agriculture, recyclage, énergie, éco-industries, transports, innovation, circuits financiers…) avec le point commun d’un fonctionnement en boucle locale dans le cadre d’une proximité territoriale. L'étude s'arrête entre autres sur la mise en place de circuits courts visant à de meilleures synergies ou à une plus grande intégration des ressources (acteurs, ressources physiques, compétences) d'un territoire. Elle montre que "les démarches en circuits courts invitent à prendre en compte la complexité, au lieu de l'esquiver en se cantonnant à des approches sectorielles".

Lutte contre une mauvaise alimentation : l'approche par l'accessibilité

Constatant que l’approche privilégiée par la santé publique de "nutrition" est insuffisante pour agir sur les comportements individuels, l'association Fabrique Territoires Santé s'est intéressée à "la question de l’accessibilité, financière, géographique et culturelle, d’une alimentation saine", à laquelle "certains territoires apportent des réponses". L'association a mené une capitalisation auprès des acteurs locaux et repéré un ensemble de ressources utiles pour appréhender le sujet. Issu de ce travail, un dossier ressources propose un état des lieux et présente une trentaine d'actions locales inspirantes sur les thématiques suivantes : l’aide alimentaire, la restauration collective, l’animation de jardins collectifs, l’organisation de circuits courts et de modes de distribution directs, le soutien à l’agriculture locale, et enfin l’élaboration de stratégies alimentaires territoriales.

MicroMarché : une boutique alimentaire dématérialisée et itinérante

En France, près de trois-quarts des achats alimentaires sont effectués dans une grande surface (72% en 2011, selon l'Insee). Pratiques et économiques, les supermarchés sont cependant critiqués pour la place laissée aux produits locaux et biologiques, mais aussi pour les prix de ces produits, souvent jugés trop chers par les consommateurs aux revenus modestes. L'association nantaise ECOS propose désormais une alternative avec MicroMarché : après adhésion (10 € pour l'année ou 3 heures de temps mis à disposition du projet), les clients passent leur commande une semaine à l'avance. Ils peuvent acheter des produits bio auprès des huit (à ce jour) partenaires locaux à des prix intéressants, puis les récupérer dans un des trois lieux de distribution. Le projet a également l'ambition de sensibiliser les habitants aux enjeux d'une alimentation saine et d'améliorer les liens entre clients et producteurs : les adhérents peuvent bénéficier de cours de cuisine gratuits et des apéritifs conviviaux comme des visites des exploitations partenaires sont également organisés régulièrement. À terme, avec le soutien d'une ou plusieurs collectivités, il pourrait prendre la forme d’une SCIC.

Nourrir les territoires de demain - portrait des enjeux français

Faisant écho à une dynamique internationale montante autour des alternatives au système alimentaire conventionnel, ce rapport propose une analyse de la situation "alimentaire" des territoires français en 2015. Il dresse un panorama des champs des possibles investis par les acteurs territoriaux et a pour ambition d’outiller les acteurs (notamment les collectivités locales) dans la mise en place de systèmes alimentaires durables. Parmi les défis : insécurité alimentaire, surpoids, gaspillage alimentaire, étalement urbain, transports alimentaires. Parmi les initiatives : circuits courts, lutte contre le gaspillage alimentaire, agriculture urbaine, préservation des terres agricoles, sensibilisation à l’alimentation durable, aide alimentaire… Ces actions restent encore peu connectées, à la fois entre elles car aucun réseau n’œuvre à les rassembler pour les fédérer, et sur un même territoire car peu de territoires ont développé une politique réellement transversale. L’enjeu est de donner une cohérence à un ensemble d’actions encore peu pensé comme une réelle "politique alimentaire territoriale". Ce rapport propose une analyse du cadre national, un zoom sur la perception du sujet par les collectivités, les agences d’urbanisme et les chambres d’agriculture, un décryptage d'initiatives, des références pratiques. Il se clôt par un chapitre intitulé "Agir - une politique locale pour des systèmes alimentaires plus durables".

Produits locaux fermiers + vente à distance par internet + livraison en taxi = "Taxi fermier"

A l'heure où se développent de grandes plateformes de vente en ligne et de livraison de produits locaux sur des points collectifs, Taxi Fermier propose depuis décembre 2016 la livraison à domicile de produits fermiers commandés - la veille pour le lendemain - sur son site Internet. Ces produits (viande, fruits, légumes, fromages, beurres, crèmes et yaourts) sont issus de cinq producteurs à proximité de Fontaine-sous-Préaux (Seine-Maritime). La proposition nouvelle pour le client : profiter de l’annonce d’une livraison dans sa zone pour faire grimper à 100 € le panier global livré dans celle-ci afin de bénéficier de la livraison gratuite. A noter que l'entrepreneuse, animatrice sociale de métier, a choisi la livraison à domicile notamment pour livrer des personnes handicapées.