tiers-lieux

"Bienvenue à Arvieu, un village pour créer votre vie grandeur nature"

Tels sont les mots inscrits sur la bannière du site Internet de la commune (850 habitants, dans l’Aveyron). Avec en sous-titres : "Habitez à la campagne à prix accessible", "Participez à la vie du village", "Créez, déplacez, trouvez un emploi à proximité". Une vitrine sur Internet qui va dans le sens d’un article consacré par La Vie à ce village et intitulé "Dans l'Aveyron, un village renaît grâce au numérique". On y découvre comment élus et citoyens ont développé le projet "Arvieu 2020", dont le but est la création d’emplois et de services locaux pour attirer de jeunes professionnels et leurs familles afin d'enrayer l'érosion démographique et le vieillissement de la population. Deux chantiers principaux sont menés : la diversification de l'offre d'hébergement (gîtes, hôtels, camping, colocations, auberge digitale) et l'intégration des nouvelles technologies dans le développement local.

"L'action sociale dans les tiers-lieux, par le travail"

C'est le titre du dossier central de La Revue d'actualité sur les tiers-lieux, publiée par la Coopérative Tiers-Lieux, dans son édition de mai 2020. Lequel revient sur une journée de regroupement des tiers-lieux de Nouvelle Aquitaine en fin d'année 2019, dont "l'enjeu était d'identifier en quoi les tiers-lieux produisent un nouveau cadre collectif de l'action sociale à destination du développement des individus qui les fréquentent et en écho avec les aspirations et les évolutions de la société." Et l'éditorialiste de la revue d'interroger : "Les tiers-lieux, contribueront-ils demain à une forme de rebond pour les individus et à la reconfiguration territoriale d'une nouvelle organisation sociale locale ? L'effort collectif et ses bases de coopérations suffiront-ils à nous sortir d'une crise qui démarre ? Faire avec et faire ensemble serait-il le pari des tiers-lieux pour porter une ambition et une action plus grande sur les questions sociétales ?"

"La difficile implantation des lieux de coworking à la campagne"

C'est sous ce titre que paraît l'un des cinq volets de l'enquête de Rue 89 Lyon sur le coworking à Lyon, où l'on compterait 64 espaces de coworking dont 82 % concentrés dans le centre. Dans la campagne lyonnaise, les espaces de co-working auraient du mal à exister, "toute la difficulté [étant] de trouver le modèle économique qui permet à un lieu de coworking en milieu rural de durer. Car, contrairement aux grandes villes, la zone de chalandise est fortement limitée". D'où la nécessité d'un modèle mixte (privé/public) ou 100 % public, comme l'illustrent certains exemples mis en avant. Une piste de développement pour ces espaces surtout occupés par des travailleurs indépendants pourrait être les télétravailleurs.

110 millions € pour développer les tiers-lieux dans les territoires

"Le phénomène des « tiers-lieux » s’impose à l’État" titre Le Monde. Estimés à quelque 600, la mission "Tiers-lieux et coworking", dont l'objectif était d’établir un diagnostic et de faire des propositions d’actions sur les thèmes du coworking, du numérique et des tiers-lieux dans les territoires fragiles, en a dénombré 1 463, dont près de la moitié hors des métropoles.

Avec 200 tiers-lieux (14% du total national) dont 69 hors métropoles (10% du total hors métropoles), Auvergne-Rhône-Alpes arrive en troisième position des régions avec le plus grand nombre de tiers-lieux hors métropoles, après Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.

A l’occasion de la remise de son rapport, le Gouvernement a annoncé le lancement en 2019 d'un programme national de développement des tiers-lieux sur trois ans. Une aide qui prendra la forme d’un fonds d’amorçage de 20 millions € par an pour permettre aux porteurs de projets de trouver le bon modèle économique. S’y ajouteront un fonds de dotation et un fonds d’investissement dans les sociétés qui portent les tiers-lieux à hauteur de 50 millions d’euros. Le programme devra se concrétiser par : la création ou le développement de 300 "Fabriques de territoires" dans les petites et moyennes villes et les quartiers prioritaires de la politique de la ville ; la création ou le développement de petits tiers-lieux ruraux ; la création d’une instance nationale pour organiser et valoriser la filière.

20 propositions pour mettre fin aux fractures territoriales

The Village-Changer le monde est un évènement annuel qui réunit pendant deux jours "décideurs etchange makers nationaux et internationaux" dans la Résidence Saint-Bertrand-de-Comminges (Haute-Garonne), un lieu piloté notamment par la Région Occitanie depuis l'été 2019 et présenté comme une "villa Médicis de la ruralité (...) dédiée à l'accompagnement de startups au service du monde rural". De son côté, The Village-Changer le monde a pour objectif de "préfigurer un futur meilleur, inclusif et responsable ; proposer des solutions qui, de la ruralité à l'urbanité, de l'individu au collaboratif, révèlent un monde glocal dans lequel l'innovation positive met le citoyen au cœur des enjeux." Lors de sa troisième édition (août 2019), vingt propositions prenant en compte le rural ont été avancées à l'attention des maires de France en vue des prochaines élections municipales de 2020.

80 premières "fabriques de territoire"

Le Gouvernement a lancé en 2019 un appel à manifestation d'intérêt pour encourager la dynamique des tiers-lieux dans les territoires. Doté de 45 millions €, il vise à identifier - d'ici 2022 - 300 "fabriques de territoire", existantes ou en projet, dont 150 seront implantées en quartiers prioritaires de la politique de ville (QPV) et 150 dans les territoires ruraux. L'État les soutiendra financièrement sur trois ans. A noter que parmi les 80 premières fabriques retenues au titre de cet AMI (12 en AuRA), toutes déployées dans des QPV, une majorité "seront des lieux « ressource » pour le réseau de tiers-lieux du territoire". L'AMI reste ouvert jusqu'en 2021 et les deux prochaines vagues se clôtureront le 30 mars et le 20 juin 2020.

Accompagner la création d'espaces de travail partagés

Nés de mouvements citoyens, les espaces de travail partagés se multiplient. Ils offrent aux indépendants, entrepreneurs, salariés nomades... un cadre de travail professionnel et un espace de vie convivial et ouvert. Ils proposent aussi une nouvelle forme de travail qui favorise les dynamiques collaboratives, les échanges et les initiatives citoyennes. Suite à l’émergence d'initiatives locales et au regard des dynamiques territoriales à l’œuvre, le Pôle métropolitain du Pays de Brest a engagé une étude d'opportunité afin de comprendre ce que sont les espaces de travail partagés et saisir les opportunités offertes, quantifier le potentiel d'utilisateurs et comprendre leurs besoins, apporter des éléments méthodologiques nécessaires au développement de ces espaces. Ce travail prend la forme d’un guide. Au travers d'exemples, ce document s'attache à mettre en lumière les conditions de réussite et les bonnes pratiques en matière d'espaces de travail partagés et, plus généralement en matière de Tiers-lieu. Il est principalement destiné aux collectivités désireuses de s’engager sur le sujet des espaces de travail partagés et de s’impliquer dans leur développement.

Actes du séminaire européen "Stimuler l'innovation - comment répondre aux enjeux de la ruralité"

Cette rencontre des 17 et 18 mai 2018, proposée par le Réseau wallon de Développement Rural, était consacrée à des expériences innovantes et à des échanges de pratiques sur l’innovation en zones rurales. Toutes les présentations sont désormais accessibles en ligne. Celles-ci concernent les tiers-lieux, la souveraineté technologique, les systèmes alimentaires territorialisés, l’économie circulaire, les living labs, l'agriculture 4.0, les territoires et villages smart, les solutions pour les personnes âgées, l'agriculture et les forêts face au changement climatique, les initiatives citoyennes...

Clusters, territoires et lien rural/urbain : deux nouvelles publications

Le projet "Clusters, territoires et lien rural/urbain", porté par France Clusters, est lauréat de l’appel à propositions "Mobilisation Collective pour le Développement Rural" (MCDR) porté par le Réseau Rural Français. Il défend l’idée que des clusters et de leur lien avec le territoire peuvent naître des innovations en faveur du développement rural et s’intéresse tout particulièrement au lien urbain-rural. Des guides de bonnes pratiques sont élaborés, dont deux viennent d'être publiés. Le premier, "Lieux d’innovation, lieux physiques de mutualisation de services et coopération rural/urbain", porte sur les lieux d’innovation, au sens de lieux physiques de mutualisation de services au profit d’entreprises (formes des lieux, types de services, étapes et conditions de mise en œuvre...). Le second, "Clusters et territoires locaux", vise à présenter des formes d’animation économique du territoire et de coopération entre les Pays / Pôles territoriaux et le tissu entrepreneurial local.

Collectivités : comprendre et accompagner le développement des tiers-lieux

La SCIC Coopérative des Tiers-Lieux a rédigé un rapport à la fois bref (15 pages) et très instructif pour comprendre l'éclosion/l'évolution des tiers-lieux, leur apport au(x) territoire(s) et les relations entre pouvoirs publics et tiers-lieux. Bien documenté sur la base d'une enquête en Nouvelle-Aquitaine (objectif politique affiché de 300 tiers-lieux en 2020, et que "chaque néo-aquitain [puisse] trouver une solution de travail à distance, des propositions de collaboration et de partage avec d’autres, un lieu d’émancipation pluridisciplinaire à proximité de chez lui"), le document avance des pistes à destination des élus et de l'ingénierie pour favoriser de la manière la plus adéquate l’émergence d’un (ou plusieurs) tiers-lieux dans son territoire. On notera également un référentiel métier très complet de facilitateur de tiers-lieu, présentant des compétences que des agents de développement local pourraient bien reconnaître !

Collectivités et économie collaborative : intérêt, stratégie… quelles relations ?

"L’essor des pratiques d’économie collaborative, depuis le début des années 2010, réinterroge les façons de travailler, de produire et de consommer", lit-on dans La gazette en introduction d’un dossier consacré à la manière dont les collectivités appréhendent l’économie collaborative. Si ces pratiques, très diverses, sont le plus souvent à l’initiative d’individus ou de collectifs, les collectivités commencent à intégrer ces nouveaux usages. Plus qu’en tant que porteuses de projets, elles interviennent dans le cadre du partenariat (soutien financier, mise à disposition de bâti…) avec l’idée que, s’il existe des "tiers-lieux" sur leur territoire, cela bénéficiera aux habitants et à l’économie locale. Elles se positionnent ainsi dans une logique d’animation territoriale et de mise en réseau des acteurs. En Aquitaine, la région a impulsé la création de la coopérative "Tiers-lieux – travailler autrement en Aquitaine" et confié la gestion aux initiateurs de l’Arrêt minute, espace de co-working créé à Pomerol (700 habitants en Gironde). Dans certains cas, la valorisation des organisations collaboratives s’inscrit dans la stratégie même de développement économique de la collectivité, comme à Saint-Étienne. Certaines des pratiques d’économie collaborative peuvent par ailleurs s’articuler avec les politiques publiques locales, comme l’habitat participatif dans le secteur du logement.

Comment un bureau d'information touristique est devenu un tiers-lieu multiservices

Ouverte à l'été 2018, La Halle de Clairac (2 600 habitants, Lot-et-Garonne) dispose désormais d'un bureau d'information touristique, d'un café associatif, d'un espace détente, d'un autre d'animation et d'une conciergerie de village. Récit d'un projet qui accueille des habitants, des touristes, des professionnels ou agents commerciaux de passage...

Comment une collectivité fait émerger des espaces collaboratifs et les met en réseau

"D'habitude un tiers-lieu se compose de personnes qui ont la volonté de se réunir. Or là, c'est nous qui avons identifié sur le territoire celles qui avaient un esprit collaboratif avec une volonté de les fédérer en leur proposant le concept de tiers-lieu". Des propos d'un agent de développement de la communauté de communes Nord-Est Béarn (34 000 habitants, dans les Pyrénées-Atlantiques), cités par Maires de France. Suite à ce repérage, des tiers-lieux éphémères ont été montés sur différentes communes, permettant ainsi de consolider chaque projet et de les fédérer autour d'une vision partagée.

Coopérations urbain/rural : un 4e contrat de réciprocité signé

Ce type de contrats avait émergé lors des Assises de la ruralité (2014). Trois contrats se sont concrétisés : entre la métropole de Toulouse et les portes de Gascogne, entre Brest et le pays Centre Ouest Bretagne, entre la communauté de communes Monts de Lacaune et Montpellier-Méditerranée Métropole. Le 10 avril 2019, un nouveau contrat de réciprocité a été signé entre Nantes Métropole et le Pays de Retz sur quatre thèmes de travail : les mobilités, l'alimentation, le développement économique et le tourisme.

Coopératives : lever de capitaux auprès du public

Un article de la loi Pacte a confirmé la possibilité pour les sociétés coopératives constituées sous formes de SA de réaliser des offres au public de leurs part sociales. Cette clarification sécurise notamment le modèle économique des coopératives intervenant dans le logement social ou portant des projets de tiers-lieux ou de foncières solidaires, mais cette faculté est rigoureusement encadrée. Deux avocats font le point.

Coup d'accélérateur de l'État pour les tiers-lieux

Le 17 juin 2019, le gouvernement a installé le Conseil national des tiers-lieux et annoncé son plan pour les déployer dans les territoires : labellisation (150 dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, 150 dans les territoires ruraux), financements (fonctionnement et investissement), engagement à fournir des recettes d'exploitation, création de 1000 Micro-Folies par le ministère de la culture, accueil de certaines Maisons France services et de Campus connectés. Revue en détail dans un article de La Gazette.

Création conjointe d'un espace de coworking et d'une médiathèque

Le blog de Silvae (bibliothécaire engagé pour le développement des médiations numériques et des biens communs de la connaissance) publie le témoignage de la directrice de la médiathèque d’Auterive (10 000 habitants, Haute-Garonne) qui explique pourquoi et comment s'est imposé, au moment de la création de la médiathèque, l’opportunité de créer un espace de coworking pour que le public (y compris le tissu économique et industriel local) et les élus se réapproprient le projet. Et d'expliquer que de ludique et culturelle, la médiathèque a également une vocation sociale et économique.

De la fonction des espaces des coworking dans les processus d’apprentissage

Coworking Pyrénées est un projet européen qui réunit quatre partenaires franco-espagnols : le Syndicat Mixte Arize-Lèze de Coopération Transfrontalière (SMALCT), la Coopérative des Tiers-Lieux et deux organismes privés de formation professionnelle. Ces acteurs développent une série d’actions visant à structurer un réseau pyrénéen de tiers-lieux ainsi que la création d’espaces pilotes pour la formation des télétravailleurs pyrénéens. Les résultats d'une enquête, visant à recenser les espaces de coworking pyrénéens et à mieux comprendre les besoins en formation des télétravailleurs et des "facilitateurs" en charge de l’animation des Tiers Lieux, ont été présentés lors d’une journée consacrée aux espaces de coworking et à la mise en perspective des nouveaux modèles d’apprentissage à l’œuvre au sein de ces espaces. Invité à intervenir sur ce thème, Raphaël Besson, Directeur de l'agence Villes Innovations, livre son analyse du modèle d’apprentissage promu par les espaces de coworking. Quelles sont les nouvelles représentations des lieux de production et de transmission des connaissances ?

Des jeunes conçoivent une Fabrique du monde rural

Le Bimsa s'est rendu à La Fabrique du Revermont, dans l'Ain, un tiers-lieu dont l'ambition est d'offrir aux jeunes des campagnes un espace pour inventer leur futur. Un bâtiment de 1090 m2 acquis par le MRJC en 2017, "un investissement lourd pour l'association [qui] coïncidait avec la volonté du mouvement de se décentraliser en s'implantant dans des lieux physiques au cœur des territoires ruraux". Le MRJC a ainsi investi dans quatre "fabriques" (Ain, Creuse, Oise, Haute-Saône). Dans un article de quatre pages, Le Bimsa revient sur la genèse du projet et sur les activités/actions imaginées pour ces lieux.

Des médiathèques conçues comme tiers-lieux

Grenay (Nord-Pas-de-Calais) est la ville de moins de 10 000 habitants la plus pauvre de France. La commune a cependant fait le pari d'y construire une médiathèque "d'un nouveau genre populaire", pensée en pôle multiservices, comme l'écrit Service Public Territorial, le magazine du centre national de la fonction publique territoriale, dans un dossier consacré aux politiques temporelles. De son côté, Landeda (3600 habitants, Finistère) a rénové le bâtiment qui accueillait la mairie et la bibliothèque pour accueillir une nouvelle médiathèque/ludothèque pensée comme un "tiers lieu pour la commune où toutes les générations peuvent se rencontrer", rapporte le réseau de collectivités bretonnes BRUDED dans une fiche d'expérience.