précarité

"A'Venir" : un accompagnement sur mesure pour les jeunes "invisibles" du Pays voironnais (Isère)

Labo Cités met en avant ce projet porté depuis 2019 par la Maison de l'emploi et de la formation des Pays Voironnais et Sud Grésivaudan : "il s'agit de proposer une offre de service partenariale, innovante, adaptée aux jeunes de 16 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni scolarisés. Ce projet est financé par l'État dans le cadre de l'appel à projet « Repérage et mobilisation des invisibles », le Département de l'Isère et des partenaires." Ainsi, un camping-car aménagé se déplace trois fois par semaine à la rencontre de ces publics dits "invisibles", notamment en zone rurale.

"Ce que demande la non-demande. Autour du non-recours aux aides sociales"

Titre d'un article publié dans La vie des idées, où l'auteur - chercheur en analyse des politiques publiques - s'intéresse non pas au non-recours (ex : par non-connaissance ou par non-réception), à la non-proposition (l'aide n'est pas activée malgré l'éligibilité du demandeur) ou à la non-orientation (les destinataires potentiels ne sont pas sollicités ou accompagnés pour activer un droit), mais à la "non-demande intentionnelle (...) qui, plus que les autres, met en question la légitimité des politiques".

"De l'isolement social aux territoires sociables : recherche impliquée sur l'intervention sociale en milieu rural, à l'épreuve de l'innovation territoriale"

Titre de la thèse de socio-anthropologie soutenue par Boris Chevrot en 2018 à l'Université de Lyon, qui commence étonnamment par une lettre adressée à Clint Eastwood, rédigée par le chercheur lui-même, alors intervenant social dans une petite intercommunalité rurale, à la demande d'un habitant. La thèse avance que "les territoires ruraux, via leurs intercommunalités, auront dans un avenir proche à assumer l'organisation d'une intervention sociale de proximité aujourd'hui encore sous la responsabilité conjointe des départements et des communes. La spécificité des problèmes sociaux rencontrés en milieu rural, notamment l'isolement touchant les habitants les plus vulnérables et les faibles moyens dont disposent ces intercommunalités pour les accompagner, nécessitent de nouvelles formes d'organisation de l'intervention sociale". D'où l'objectif du doctorant "de démontrer qu'avec un peu plus de sociabilité, d'attention accordée à ce qui nous relie (...), il est possible de faire du "social' autrement au niveau local. Cela en s'appuyant notamment sur les compétences et l'inventivité de toutes ces personnes qui cohabitent dans les territoires, sans toujours se connaître."

"Habilitation à l'aide alimentaire, la nouvelle donne"

C'est le titre d'un article de La Gazette, qui rapporte que l'aide alimentaire "vient de quitter le code rural et de la pêche maritime pour le code de l'action sociale et des familles (...). Un décret du 4 juillet [2019] définit son objet comme « la fourniture de denrées alimentaires aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale » (et non plus, comme avant, aux personnes « les plus démunies »)". Le texte redéfinit les conditions d'habilitation des associations qui distribuent des denrées alimentaires ou bien les fournissent aux associations et aux CCAS/CIAS comme c'est le cas des Banques alimentaires. Les nouvelles modalités de l'habilitation à l'aide alimentaire qui permet aux associations de recevoir des contributions publiques sont entrées en vigueur le 1er octobre 2019. Les associations disposant d'une habilitation en cours de validité ont un délai d'un an pour se mettre en conformité.

2017-2018 : à propos de la pauvreté en Auvergne-Rhône-Alpes

A défaut de pouvoir sortir son dossier biennal en 2018 en raison de baisses importantes de ses financements, la Mission régionale d'information sur l'exclusion (Mrie) publie en novembre 2019 un hors-série afin de partager "ce qui a nourri [sa] connaissance sur la pauvreté ces deux dernières années". Ceci autour de trois thématiques : faire équipe avec les personnes en situation de pauvreté, le défi de la jeunesse en galère, l'enjeu écologique quand on subit la précarité. On trouvera dans chaque thématique des retours d'expériences, des récits d'aventures, des propositions, des réflexions...

Appel à candidatures : création d'épiceries solidaires

Pour organismes publics ou privés, porteurs de projet

Dans le cadre de France Relance, ANDES (Groupe SOS) accompagne les projets : les frais d'accompagnement sont pris en charge et une subvention (de 2 000 € à 15 000 €) est accordée pour les premiers investissements matériels. Objectif : développer 300 nouvelles épiceries solidaires dans toute la France.

Appel à manifestation d'intérêt : encourager les actions de soutien aux personnes touchées directement par les conséquences du COVID 19 dans le cadre de leur formation ou de leur emploi

Pour organismes à but non lucratif d'intérêt général - avant le 24 septembre 2021

La Fondation Covivio octroiera une enveloppe de 225 000 € sur trois ans à trois/cinq associations qui soutiennent des actions portant sur l'égalité des chances, aussi bien en termes de formation que d'accès à l'emploi, et dont le public ciblé est constitué de jeunes de 15 à 30 ans en situation de précarité, décrochage ou réinsertion. A noter que la fondation peut avoir une préférence pour les projets dont les périmètres d'intervention correspondent aux lieux d'implantation des équipes Covivio, par exemple Lyon en AuRA.

Appel à projets : action rurale

Pour personnes en situation précaire souhaitant créer leur emploi en zone rurale

La Fondation Raoul Follereau "soutient des initiatives locales afin d'aider des personnes en situation précaire à créer leur emploi et à se réinsérer en milieu rural". L'installation de l'activité doit se faire dans une commune de moins de 4 000 habitants. Le domaine d'activité du projet peut être artisanal, commercial, agricole ou une activité de service.

Appel à projets : mobilité et insertion professionnelle

Pour associations et collectivités - avant le 30 septembre 2021

Cet appel à projets de la Fondation Identicar cible les projets "levant les freins à la mobilité pour l'insertion professionnelle de publics vulnérables dans une zone rurale ou péri-urbaine : pour leur faciliter l'accès au permis de conduire (code, conduite, financement) ; pour leur permettre d'acheter et/ou de réparer une voiture à tarif solidaire ; pour leur faciliter l'accès à un service de location de voiture à tarif solidaire".

AuRA : près d'un enfant sur cinq est touché par la pauvreté

En 2018, la région comptait 1,8 million d'enfants (22 % de la population). Selon une brève note de l'Insee "près d'un enfant sur cinq est touché par la pauvreté. Les enfants pauvres sont particulièrement nombreux dans les grandes métropoles et dans l'Allier, l'Ardèche et la Drôme. Les enfants qui vivent au sein d'une famille monoparentale ou nombreuse sont également plus souvent exposés à la pauvreté."

Auvergne-Rhône-Alpes : bilan économique 2018

"Même si tous les stigmates de la crise de 2008 ne sont pas encore totalement effacés", en 2018 "l'économie poursuit sa dynamique en Auvergne-Rhône-Alpes, sur la lancée de l'année précédente." L'Insee avec la contribution de plusieurs services de l'État (DIRECCTE, DREAL, DRAAF, CERC Auvergne-Rhône-Alpes) et de la Banque de France publie comme chaque année le bilan économique de la région. "L'emploi salarié continue de croître et le chômage poursuit son recul. Les créations d'entreprises atteignent un nouveau record et concernent tous les secteurs (...). La fréquentation touristique de la région reste très élevée (...)." Mais "l'année 2018 a cependant été plus mitigée dans les secteurs agricole et de la construction".

Auvergne-Rhône-Alpes : état des lieux et analyse des actions prenant en compte la mobilité dans la vulnérabilité énergétique

Les travaux menés ces dernières années montrent que la précarité énergétique est liée non seulement aux dépenses énergétiques dans les logements mais aussi aux déplacements. Ce dernier point représente une part non négligeable dans la précarité énergétique et, contrairement aux aspects liés au logement, les solutions sont encore partiellement identifiées et mises en œuvre. PEnD-AURA (Précarité Énergétique en matière de Déplacement en Auvergne-Rhône-Alpes) est un des lauréats de l'appel à projets national pour lutter contre la précarité énergétique. Ce programme consiste à initier et mettre en œuvre, dans les politiques des collectivités territoriales et des bailleurs sociaux, un accompagnement et des actions concrètes pour réduire la précarité des personnes exposées à une vulnérabilité énergétique en matière de déplacements. Un premier document fournit une image des actions potentielles en matière de mobilité pour les publics précaires et leurs conditions de succès.

Camping résidentiel en marge des métropoles : étude sur une forme d'habitat précaire en milieu rural et périurbain

Le Grand Prix du Prix (annuel) de thèse sur la ville, organisé par le Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA), l'Association pour la Promotion de l'Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme (Aperau internationale) et l'Institut CDC pour la Recherche, a été décerné en mai 2019 à Gaspard Lion pour sa thèse de doctorat en sociologie "Habiter en camping. Trajectoires de membres des classes populaires dans le logement non ordinaire". Une thèse qui sort des villes pour documenter et analyser les ressorts de situations de pauvreté et de difficultés de logement jusqu'alors quasi exclusivement pensées selon une grille de dynamiques, d'enjeux et de rapports sociaux liés au cadre urbain.

Collaboration entre centres sociaux et collectivités pour animer un projet de territoire

Ce thème était au centre d'une rencontre organisée en 2018 par Territoires Conseils et la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de France. Des actes sont à présent disponibles. Ceux-ci présentent les territoires ruraux et leurs priorités d'aménagement et de développement aujourd'hui ; proposent des apports et des expériences sur les questions de précarité, de l'accès aux droits, de mobilité, avec un focus tout particulier sur les publics des femmes et des jeunes en zone rurale ; avancent des pistes de travail pour favoriser l'animation partagée entre tous les acteurs du territoire.

Conclusions d'un travail sur la thématique "alimentation et précarité"

Le Fonds français pour l'alimentation et la santé lançait en 2015 un appel à projets visant à surmonter "les obstacles au changement du comportement chez les populations précaires". En 2019, un travail de valorisation des enseignements tirés des projets sélectionnés a été mené, plus spécifiquement sur l'alimentation chez les populations précaires. Un document - renvoyant notamment vers de nombreuses fiches projets - reprend les principales conclusions de ce travail et apporte des conseils pratiques pour monter et déployer une action à destination des personnes en situations de précarité sur la thématique de l'alimentation.

COVID-19 : une commune ouvre une conciergerie

En avril 2020, la mairie de La Ciotat a mis en place un nouveau service, gratuit, à destination des habitants incapables de se déplacer pour faire leurs courses alimentaires. Construit en partenariat avec les commerces et producteurs locaux, animé par le CCAS, il permet aux habitants de passer une commande auprès de la mairie, qui réalise ensuite le service de portage de courses au domicile.

Création d'un Collectif pour le droit à l'alimentation dans un CCAS : de l'aide alimentaire à la création d'épiceries sociales et solidaires

Les distributions alimentaires réalisées par des associations et par le CCAS dès le premier confinement (printemps 2020) ont révélé l'ampleur de l'insécurité alimentaire d'une partie de la population d'Échirolles (Isère). "La Ville, le CCAS et les associations qui œuvrent sur le territoire ont créé un collectif pour mieux se coordonner et permettre aux habitant-es d'avoir accès à l'alimentation", indique la ville sur son site Internet. L'UNCASS indique que "l'objectif est de créer une épicerie sociale et solidaire dans chaque territoire de la ville".

Dématérialisation des services publics : périls dans l'accès aux droits et dans la relation à l'État ?

"Malgré une stratégie nationale pour un numérique inclusif, les pouvoirs publics semblent peiner à prendre la mesure de ce qu'implique la "transition numérique" de l'État dans sa relation aux usagers", constate Pierre Mazet dans un article de la Vie des Idées. Le sociologue met en avant la distinction à faire entre exclusion numérique ("incapacités [numériques] des individus, qui les rendraient personnellement responsables du retrait de leurs droits") et exclusion par le numérique ("ce sont prioritairement les normes implicites de la dématérialisation qui rendent ici les usagers incapables de demander leurs droits"). Il met aussi en garde : "à former les usagers afin qu'ils deviennent de bons utilisateurs des plateformes en ligne des services publics, ne risque-t-on pas de désincarner un peu plus le rapport à l'État et de liquéfier un lien qui apparaît déjà de plus en plus distendu ?"