population

Appel à projets : faire ensemble avec nos différences

Pour associations à but non lucratif et structures d’intérêt général ayant au moins deux ans d’existence - appel à projets permanent

Dans le cadre de cet appel à projets, la Fondation SNCF choisit de soutenir des actions inter-associatives (toute action doit être coconstruite et pilotée par au moins trois associations) qui permettent aux citoyens qui ne se côtoient pas habituellement ou se connaissent mal de se rencontrer et de partager des activités communes. L’objectif est de leur permettre de s’ouvrir aux autres, s’enrichir des différences, partager pour aller au-delà des idées reçues et aussi trouver leur place dans la société. Au-delà de la rencontre, la notion de "faire ensemble" est fondamentale, car l’action commune favorise le partage et l’enrichissement mutuel. Les projets peuvent par exemple associer deux générations ou plus, un public en situation de handicap et un public valide, des personnes de cultures différentes, favoriser la mixité... Enjeux de cette démarche : la co-construction associative qui multiplie les angles d’attaque, conforte la pertinence des actions, et qui par la mutualisation des ressources et des énergies optimise l’impact et fait bouger les lignes ;  le partage des "différences" dans l’action et la mise en œuvre de réalisations communes.

Après 10 ans, l'épicerie associative d'un village est parvenue à l'équilibre

En 2007, en réaction à la fermeture d'un commerce de proximité, les habitants de Rablay-sur-Layon (789 habitants, Maine-et-Loire) ont réfléchi "à un lieu de rencontre où consommer différemment deviendrait possible", rapporte Maires de France. La création d'une association pour porter le projet a suivi. Et la mairie, associée au projet, a accepté de louer des bâtiments à titre gracieux. 13 000 € sont levés par souscription populaire, ce qui a permis d'ouvrir l'épicerie en 2008. Aujourd'hui, ce sont quatre salariés, un chiffre d'affaire qui s'établit à 500 000 € par an et un lieu qui est devenu "le véritable poumon du village".

Atlas sur la nouvelle région Auvergne Rhône-Alpes : tome 2

Le réseau des quatre agences d’urbanisme de la région Auvergne Rhône-Alpes et la direction régionale de l’Insee ont publié, avec le soutien de la préfecture de région, le deuxième volet d’un atlas qui s’attache à décrire les  caractéristiques et les dynamiques de la nouvelle entité régionale. Le premier tome, paru fin 2015, s’intéressait à l’identité du territoire, sa démographie et son appareil productif. Les 16 fiches de ce deuxième tome couvrent trois grands domaines : l’environnement, les caractéristiques socio-économiques et les conditions de vie des habitants de la région. Composées de cartes, de commentaires et de tableaux, elles sont complétées par des zooms sur les principales aires urbaines de la région (Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Clermont-Ferrand et le Genevois français).

Auvergne-Rhône-Alpes : les inégalités hommes-femmes se creusent tout au long du parcours professionnel

"Alors que 65 % des hommes de 15 à 64 ans sont en emploi à temps plein, seules 43 % des femmes le sont, analyse l'Insee pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'emploi à temps partiel et l'inactivité expliquent cet écart, qui s’accroît à mesure que des enfants arrivent au foyer." L'institut remarque également que "les femmes occupent plus souvent un emploi dont le niveau de qualification est inférieur à leur niveau de diplôme" et que "l’écart de rémunération entre femmes et hommes est plus élevé dans la région qu’en France."

Auvergne-Rhône-Alpes : portraits sociaux départementaux

Ces portraits ont été publiés début 2018 par la Plate-forme de l'observation sanitaire et sociale Auvergne-Rhône-Alpes. En quatre pages, ils proposent une approche synthétique de la précarité pour chaque département. Ils ont été réalisés à partir des données issues du tableau de bord social, lui-même actualisé avec les données de 2015 et téléchargeable sous format Excel.

Auvergne-Rhône-Alpes dépasse les huit millions d’habitants au 1er janvier 2018

Dans une publication de mai 2018, l'Insee rapporte que la région a gagné "159 400 habitants supplémentaires entre 2015 et 2018", devenant, "avec l’Île-de-France, celle qui a accueilli le plus de population ces trois dernières années". L'Insee pointe "quatre départements [qui] tirent la croissance de population", à savoir la Haute-Savoie, l’Ain, l’Isère et le Rhône, et "deux départements en retrait", soit l'Allier et le Cantal qui voient leur population diminuer. Et si "la Drôme présente une croissance plus rapide que la moyenne régionale (...), dans les territoires ruraux éloignés des pôles, la population est plutôt en stagnation voire en baisse. Ainsi, la croissance du Puy-de-Dôme se concentre en périphérie de Clermont-Ferrand, en lien avec l'étalement de l'agglomération. Celle de la Haute-Loire est liée à la périurbanisation de Saint-Étienne et, dans une moindre mesure, du Puy-en-Velay."

Cadre diplômé de l'enseignement supérieur vivant en ville...

"Plus de diplômés, plus d'inégalités territoriales", interroge Population & Avenir dans un dossier spécial ? Rappelant que la France possède un Commissariat général à l'égalité des territoires depuis mars 2014, le magazine constate que territoire et égalité "ne font pas toujours bon ménage". Si l'Etat a choisi d'assurer de meilleures chances d'accès à l'enseignement supérieur, le nombre d'étudiants a augmenté partout en France, mais pas les emplois de cadres. Et la concentration importante des emplois de cadre dans un nombre réduit de métropoles a accentué ce décalage.

Démocratie locale : Saillans raconté par deux voix

Interview de Vincent Beillard et Joachim Hirschler, respectivement maire et adjoint de la commune de Saillans. Trois ans après leur élection à la tête d'une liste collégiale, ils racontent au magazine Ouishare la genèse et l'histoire de cette élection, le fonctionnement en groupe, les thèmes travaillés, la recherche de consensus... sans faire l'économie des difficultés (ex. : burn out pour tous) ou des échecs (ex. : non mobilisation des jeunes).

Des leviers pour innover dans les territoires de faible densité

90% des intercommunalités peuvent être considérées comme des "territoires de faible densité" au regard de l’innovation (en termes d'emplois en conception et en recherche). Pour autant, ces territoires peuvent constituer des "laboratoires" d’innovation. Dix leviers favorisant l’innovation dans ces territoires ont été identifiés dans une étude commandée par le CGET. De natures différentes, leur mise en œuvre est variable d’un territoire à l’autre. S’ils ne constituent pas "la recette" à appliquer à tous ces territoires, ils ont cependant été systématiquement cités par l’ensemble des acteurs interrogés comme des facteurs déterminants pour le succès de leur stratégie d’innovation. Ces dix leviers propices à l’innovation dans les territoires de faible densité sont à examiner pour questionner les potentiels de son territoire de travail. Pour vous donner envie : le levier n°4 stipule que "l’accès à des compétences en ingénierie - à la fois technique, financière ou de gestion de projet - est indispensable pour accompagner les porteurs dans le développement de leur projet" ! Le document présente également une typologie des territoires innovants illustrée par trois expériences.

Des statistiques sur Auvergne-Rhône-Alpes

Publié par la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS) Auvergne-Rhône-Alpes, on y trouve des chiffres et statistiques - niveau régional et par département - sur notamment : population, politique de la ville, immigration, pauvreté - précarité - exclusion, handicap - dépendance, logement - hébergement, jeunesse, sport.

Deuxième conférence nationale des territoires

Elle s'est tenue le 14 décembre 2017. Le Gouvernement a détaillé à cette occasion plusieurs mesures, notamment sur le déploiement du haut-débit sur le territoire, sur la revitalisation des centres-villes (villes moyennes) avec le plan "Action cœur de ville", sur le droit à l'erreur et le droit à l'expérimentation. Un projet de "baromètre de la cohésion des territoires" a également été présenté, établi autour de six enjeux (réduction des inégalités, développement soutenable, qualité de vie, capacité de développement, capital social et coopération entre les territoires), qui doit servir à avoir une compréhension partagée des enjeux et permettre de déclencher des actions.

Dynamique de l'emploi et des métiers : "fracture territoriale" entre les très grandes aires urbaines et... les autres

"L’essor du salariat au XXème siècle a dépeuplé les campagnes. La métropolisation du XXIème pourrait vider les « petites » villes. Sauf à ce que la création de richesses des métropoles vienne irriguer les territoires périphériques." Ainsi résonnent les premiers mots de la note d'analyse "Dynamique de l'emploi et des métiers : quelle fracture territoriale ?" de France Stratégie, organisme rattaché au Premier ministre, qui rapporte que "sur la période 2006-2013, les emplois se créent dans les aires urbaines de plus de 500 000 habitants au détriment des villes moyennes, petites et des communes isolées".

Dynamiques démographiques du PNR Livradois-Forez à l'horizon 2040

En reconduisant les tendances observées sur la période 2007-2012, 100 500 personnes habiteraient dans le Livradois-Forez en 2042, soit 2 % de plus qu'en 2012. Et si l'espace périurbain abriterait 3 300 habitants de plus, l'espace rural perdrait en revanche 1 200 habitants. Le vieillissement de la population serait important, plus marqué dans l'espace rural que dans le périurbain. Tel est le scénario de projection publié par l'Insee, dans une étude de juillet 2016.

Étude de l'Insee : en 30 ans, davantage de cadres et d’employés non qualifiés en Auvergne-Rhône-Alpes

Les mutations économiques et sociales ont transformé la structure de l’emploi. En Auvergne-Rhône-Alpes, la moitié des emplois supplémentaires depuis 1982 sont des emplois de cadres et de professions intellectuelles supérieures. La part des employés non qualifiés s’est également accrue avec le développement du commerce et des services de proximité. À l’inverse, la désindustrialisation et les gains de productivité ont entraîné une forte diminution des emplois d’ouvriers non qualifiés. La progression de l’emploi des cadres se concentre dans les grands pôles urbains régionaux, celle des employés non qualifiés se diffuse partout tandis que la baisse des ouvriers non qualifiés concerne davantage le cœur des pôles urbains.

Étude Insee : vieillissement et attractivité conditionnent l’avenir démographique des villes moyennes

Insee Analyses Auvergne-Rhône-Alpes fait le diagnostic suivant : "La croissance démographique des villes moyennes est moins rapide que dans les grandes villes, en lien avec une population plus âgée. À l’horizon 2050, le vieillissement va se poursuivre et ralentir les gains de population. Pour autant, certaines villes moyennes ont des perspectives de croissance soutenue grâce à leur forte attractivité. D’autres, portées par une population jeune, pourraient vieillir faute d’attractivité résidentielle(...). À l’opposé, certaines villes moyennes plus âgées(...) continueraient à progresser modérément sous le seul effet des migrations résidentielles. Enfin, certaines villes vieillissantes et peu attractives verraient leur population stagner voire décliner, même si un retournement de tendance n’est pas à exclure."

Guide : Entreprendre en milieu rural

L'Agence France Entrepreneur (ex-APCE) vient d’actualiser son guide Entreprendre en milieu rural. Au sommaire : différentes activités à exercer, repères socioéconomiques pour construire son offre, moyens humains et matériels pour démarrer l’activité, éléments financiers, informations sociales et fiscales, contacts utiles, sources d’information.

L'élection, la carte et le territoire : mais où a-t-on voté pour qui ?

Médias, experts, candidats... ont largement commenté pendant et après l'élection présidentielle 2017 un "vote des territoires" (métropoles, banlieues, périurbain, rural...). Dans un article de la publication en ligne Géoconfluences, proposée par la Direction générale de l'enseignement scolaire et par l'École Normale Supérieure de Lyon, le géographe Aurélien Delpirou reprend pour les analyser certains des discours tenus dans la presse, met en garde quant à l'utilisation de typologies binaires et à l'essentialisation des espaces et des populations auxquelles elles peuvent conduire, et plaide pour des approches localisées fines et pluridisciplinaires du vote.

La photographie intergénérationnelle au profit de la mixité

L'idée de l'association locale le P'tit Bonheur : réunir pour 38 clichés les 38 plus âgés et les 38 plus jeunes du village québécois de Saint-Camille (525 habitants), car 37,9 est l'âge moyen à Saint-Camille. "37,9" est ainsi devenu le nom du projet. Celui-ci a été pensé dans un contexte où, alors que des services allaient disparaître au tournant au milieu des années 2000, 25 maisons ont été construites à quelques kilomètres du cœur de village pour attirer de nouveaux habitants, si bien qu'il existait un enjeu de faire se rencontrer les natifs et les néoruraux, les aînés et les jeunes. L'idée a donc consisté à réunir les générations autour d'un projet photographique avec échange de dons, puis à exposer les photographies. Un moyen pour établir un climat de confiance et de compréhension mutuelle entre populations.