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10 territoires retenus pour l’expérimentation "zéro chômeur de longue durée"

Le conseil d’administration de l’association gestionnaire du fonds d’expérimentation a arrêté le 21 novembre la liste des 10 territoires "zéro chômeur de longue durée" (sur les 42 candidats) retenus pour la 1ère phase d’expérimentation pour une durée de 5 ans. Parmi eux, des territoires ruraux.

60 initiatives locales de lutte contre la précarité alimentaire et d'alimentation solidaire

Épiceries solidaires, achats groupés, paniers bio locaux accessibles, jardins d'insertion, ateliers cuisine et de sensibilisation. Toutes ces initiatives et bien d'autres sont décrites dans une publication spéciale de RESOLIS, élaborée avec le soutien financier de la Fondation Daniel et Nina Carasso, et qui fait suite aux états Généraux de l’Alimentation (2017) auxquels participait l'association.

A Besançon, une expérience pour rapprocher l'agriculture et la ville

En 2005, l'association Afip Bourgogne Franche-Comté entraînait la communauté d'agglomération du Grand Besançon, la Chambre d'agriculture du Doubs et un CFPPA dans un projet européen : Solidarités agricole et urbaine pour des gains économiques, environnementaux et en termes d'emploi. Celui-ci visait à diversifier et adapter les activités agricoles en contexte périurbain, relier la demande locale et l'offre de produits agricoles, développer la formation, l'insertion et l'emploi dans les activités agricoles et rapprocher les différents acteurs de l'urbain, du périurbain et de l'agriculture. Un dossier de Transrural Initiatives revient sur cette expérience, décrypte les conséquences de cette dynamique (notamment la création d'un Espace-Test-Agricole) et saisit l'occasion pour questionner la place et le rôle de l'agriculture dans les territoires urbanisés.

Accueil et intégration des ressortissants étrangers

Comment faciliter l’intégration socio-économique et l’accueil des ressortissants étrangers à leur arrivée ? Porté par des associations italiennes et espagnoles, en partenariat avec RESACOOP, le projet D.I.S.Co.R.S.I Migranti (pour Dialogue Interrégional sur les Services en termes de Compétences, Résidence et Santé pour l’intégration des migrants) s’intéresse aux solutions mises en place par les institutions et la société civile. Premier objectif du projet : observer les pratiques innovantes ou émergentes et les services disponibles en Auvergne Rhône-Alpes et en Catalogne, pour proposer des ajustements dans le Piémont. Un ensemble de ressources est déjà en ligne. Face à l'urgence d'un accueil adapté aux mineurs non accompagnés, l'observatoire national de l'action sociale a publié en janvier 2018 une étude montrant comment certains départements ont réussi progressivement à transformer leur offre d’accueil et d’accompagnement de ce public afin de favoriser son intégration sociale. De son côté, Transrural Initiatives publie un dossier "Repenser l'accueil des migrants dans les territoires ruraux", qui fait suite au colloque organisé par le Réseau Civam et Accueil Paysan en 2017, proposant notamment des expériences d'accueil. Enfin, deux articles pointent le rôle des médiathèques dans l'accueil et le parcours des migrants. Enfin, un autre article de La Gazette montre comment plusieurs villages auvergnats "ont fait de l'accueil de réfugiés une deuxième nature".

Appel à projets : 100 % inclusion

Pour structures publiques ou privées - avant juin 2019

Dans le cadre du Plan d'Investissement dans les compétences du Ministère du travail, le 100% inclusion a pour ambition de développer des parcours personnalisés, depuis la remobilisation jusqu'à l'accès à l'emploi durable des demandeurs d'emploi et des jeunes peu ou pas qualifiés, éloignés de l'emploi, résidant dans les quartiers prioritaires de la ville ou les quartiers ruraux. Les candidats doivent proposer des solutions innovantes pour identifier les jeunes et les demandeurs d'emploi, les remobiliser, les orienter et les accompagner vers l'emploi durable.

Appel à projets : agir pour l'insertion et l'éducation en France

Appel à projets permanent

La Fondation Financière de l’Échiquier agit en France en faveur de personnes en difficulté sociale et professionnelle. Elle soutient des projets qui ont pour objet l’insertion par l’activité économique ou l’éducation et la formation de personnes en difficulté. Ce soutien ne peut concerner que des dépenses d’investissement (entre 15 000 et 30 000 euros).

Appel à projets : ESS, un levier de développement pour les territoires de la Drôme

Pour toutes structures de l'ESS implantées en Drôme

Le département soutiendra des initiatives locales permettant le développement du territoire portées par les structures de l'ESS en émergence ou existantes. Seront considérés comme prioritaires les projets mis en œuvre sur les territoires où l'offre de services est faible (territoires défavorisés ou sous-dotés, revitalisation des centres-villes et villages…) ; les projets qui bénéficient aux publics les plus fragiles ; les projets ayant une dimension innovante (ex : les projets issus de dynamiques de type Start'up de territoire). L'aide correspondra à 50% au maximum d'une dépense éligible et sera plafonnée à 50 000 € ; il pourra s'agit de dépenses liées au fonctionnement et/ou à l'investissement nécessaire au projet.

Auvergne-Rhône-Alpes : des territoires inégaux face à la précarité

Si la région jouit d’une économie dynamique, 12,3% de la population se trouve toutefois sous le seuil de pauvreté (c’est-à-dire avec moins de 990 € par mois pour une personne seule), selon une étude de l'Insee publiée en septembre 2016. L'analyse rapporte que les départements ruraux sont les plus touchés par la pauvreté, avec la Drôme, l'Allier et l'Ardèche les plus touchés par les situations de précarité. Le document indique encore que la précarité impacte inégalement les personnes : les familles monoparentales, les jeunes, les ruraux, notamment âgés, sont les plus fragiles.

Basée à la Chapelle-aux-Pots (1600 habitants), un pôle d'insertion crée 145 emplois temps plein

La Maison de l'Économie Solidaire du Pays de Bray (Oise), Pôle Territorial de Coopération Économique depuis 2014, a pour objectif "de créer et développer de l’activité économique et de la rendre accessible aux publics prioritaires". Elle regroupe une association intermédiaire, une SARL espaces verts, un organisme de formation, une association de services à la personne, une association de gestion des déchets, une association d'éco-construction. Et offre quelque 300 emplois à des personnes sans qualification initiale. Le Centre ressource du développement durable (CERDD) raconte comment son président, par la création d'une succession de structures aux formes juridiques différentes (association, SARL... jusqu'à la SCIC actuelle) a su développer une offre d'insertion depuis 1989 en faisant un "développement local qu'on peut définir comme empirique" et en formalisant "un écosystème d'acteurs pertinent pour répondre au développement du territoire".

Collaboration entre centres sociaux et collectivités pour animer un projet de territoire

Ce thème était au centre d'une rencontre organisée en 2018 par Territoires Conseils et la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de France. Des actes sont à présent disponibles. Ceux-ci présentent les territoires ruraux et leurs priorités d'aménagement et de développement aujourd'hui ; proposent des apports et des expériences sur les questions de précarité, de l'accès aux droits, de mobilité, avec un focus tout particulier sur les publics des femmes et des jeunes en zone rurale ; avancent des pistes de travail pour favoriser l'animation partagée entre tous les acteurs du territoire.

Comment le numérique peut-il stimuler le développement de l'ESS ?

Un nouveau dossier réalisé par l’Avise, avec le soutien du FSE, de la Caisse des Dépôts et de Régions de France, apporte des clés de compréhension et d’action aux structures de l'ESS ainsi qu'aux acteurs publics et privés qui souhaitent faire du numérique un levier de développement et de cohésion pour tous.

Comment obtenir l'agrément "entreprises solidaires d'utilité sociale"

Publié le 23 juin 2015, le décret relatif à la réforme de l'agrément "entreprises solidaires d'utilité sociale" (ESUS), disposition figurant dans la loi ESS de juillet 2014, définit les critères d'éligibilité ainsi que les modalités d'attribution de l'agrément. Réservé aux entreprises de l'ESS dont l'activité présente un impact social significatif, cet agrément, qui rénove le précédent agrément "entreprise solidaire", a pour vocation de permettre d’identifier les entreprises à forte utilité sociale répondant à des besoins sociaux spécifiques et de flécher des dispositifs de soutien et de financement, dont l’épargne salariale solidaire, vers ces structures.

Des projets de développement à partir de l'idée de souveraineté alimentaire d'une commune

Pour anticiper tout risque de pénurie alimentaire (par exemple en cas de choc pétrolier), les élus d'une commune de 2 200 habitants du Haut-Rhin ont l'idée en 2012 de créer une filière locale "de la graine à l’assiette". Pour cela, le conseil municipal rachète le droit d’exploitation agricole sur un terrain de 8 hectares dont il a la maîtrise foncière, et où il installe une exploitation maraîchère bio gérée par une entreprise d’insertion. Employant 25 personnes, celle-ci produit aujourd’hui une trentaine de tonnes de légumes par an, propose sa production sur un marché hebdomadaire qui n'existait pas auparavant, confectionne deux fois par semaine quelque 150 paniers de légumes vendus aux ménages du village et des alentours, et fournit chaque jour en nourriture la cantine de l’école du village. En 2015, la municipalité a créé une régie agricole et monte actuellement une coopérative d’intérêt collectif qui a vocation à faire tourner une conserverie, une malterie microbrasserie et une épicerie spécialisée dans la vente en vrac. Un article du quotidien Le Monde s'arrête sur le cheminement des idées, le montage juridique, l'implication de bénévoles...

Des start-up éphémères montées par des chômeurs pour trouver un emploi

Le média Metis propose une longue interview de la responsable pour BPI Group du programme "Entreprises éphémères pour l'emploi". Ce programme, inspiré d'une expérience menée au festival international de la photographie d'Arles, propose à des demandeurs d'emploi d'être les associés d'une start-up "éphémère" (durée de vie : 6 à 7 semaines) dont la finalité est de rechercher dans les entreprises du territoire les "emplois cachés" pour y candidater. Collecter des offres d'emploi, prospection par téléphone et en face à face, mobilisation des médias pour faire parler du projet... Pour arriver à leurs fins, les demandeurs d'emploi s'organisent, comme une entreprise, en différents services : un service commercial, un service face à face, un pôle web, un service administratif/RH, un service communication.

Des territoires travaillent la question des emplois

Des offres d'emploi non pourvues, des besoins non couverts, face à cela les collectivités "n'hésitent pas bousculer le cadre et innover". Maires de France plaide pour une approche territoriale et revient sur la pertinence des maisons de l'emploi et des missions locales. Le magazine s'arrête sur "la création en 2016 de la Fondation du dunkerquois solidaire qui réunit les financements nécessaires à la création d'emplois sur des besoins non couverts" (six emplois créés en un an), ainsi que sur le dispositif "Territoires zéro chômeur de longue durée" à Mauléon (70 emplois créés). De son côté, rapporte La Gazette, la communauté de communes Porte de DrômArdèche rémunère deux conseillers de Pôle emploi travaillant dans le service "Emploi" de la collectivité, afin de faciliter les recrutements et réduire un taux de chômage 2 % plus élevé que le niveau national.   

Deux exemples de garages solidaires

Avec le soutien de l'Europe, l'État, le Conseil régional de Bretagne et le Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine, l'association Yves-Morvan Solidaire a ouvert en 2018 un garage solidaire à Maen-Roch (4 719 habitants), commune peu desservie par le réseau de transport en commun. Cinq véhicules ont depuis lors été vendus pour un prix moyen de 2 000 € à des bénéficiaires de minima sociaux. Trois véhicules sont également proposés à la location. Et l'association espère prochainement recruter 15 personnes en insertion sur un atelier de réparation automobile. L'expérience du Garage solidaire du Jura est plus ancienne. Créée en 2015 à Lons-le-Saunier, étendue à Pontarlier, l'association propose des réparations à des tarifs moindres que les garages traditionnels, la vente et la location (parc de 40 véhicules) à bas coûts, réservant ses services aux bénéficiaires des minimas sociaux et certaines catégories de retraités, travailleurs handicapés, familles... Le Garage solidaire du Jura enregistre des résultats au-delà des prévisions : en 2017, il a réalisé un chiffre d'affaires de 300 000 €.

Deux véhicules en autopartage dans une résidence sociale

La Gazette raconte comment deux voitures électriques (une avec permis, une sans) sont mises à la disposition des habitants d'une résidence sociale à Florange (11 730 habitants, en Moselle). A noter que cette résidence accueille 650 personnes en situation de précarité sociale et financière (familles, couples, hommes seuls), dont 80% ne sont pas motorisés et la moitié non titulaires du permis de conduire. Coût pour l'usager : 2,5 € l'heure et un abonnement de 20 € par an. Si les recettes ne couvrent pas encore tous les frais, une campagne de recherche de subventions a permis de récolter des fonds auprès de collectivités.

Du travail payé à la journée pour les personnes marginalisées

TAPAJ, pour Travail Alternatif Payé À la Journée, est un dispositif d’insertion spécifique permettant aux jeunes en errance d’être rémunérés en fin de journée, pour une activité professionnelle qui ne nécessite pas de qualification ou d’expérience professionnelle particulière et ne les engage pas sur la durée. Programme en pré-employabilité auprès de personnes marginalisées créé au Québec, TAPAJ apporte en cela une réponse adaptée aux jeunes en errance que leurs problématiques sociales, éducatives et sanitaires tiennent éloignés des dispositifs de droit commun. Il se compose de trois phases : la prise de contact pour travailler dès le lendemain, la prise en charge (contrat de travail plus long, mise à plat de la situation administrative, médicale et sociale, recherche d’hébergement), l’accompagnement (augmentation du volume horaire travaillé, expérimentation de chantiers autonomes, accompagnement des projets d’insertion professionnelle).

Enquête de conjoncture sur la pauvreté en Auvergne-Rhône-Alpes

Menée tous les six mois par la Mission régionale d'information sur l'exclusion (Mrie) auprès d'acteurs de terrain (dont un tiers intervenant en milieu rural), cette troisième édition poursuit le recueil des constats et opinions des acteurs de terrain dans toute la région. "Elle propose une autre manière d'appréhender la pauvreté, plus réactive et plus qualitative parce que basée sur l'expertise de ceux qui la côtoient régulièrement."