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Comment aider les régions industrielles à rebondir ?

Plusieurs régions de France auront du mal à se remettre de la crise économique et financière qui a traversé le pays en 2008 et 2009. D'après une étude publiée par l'INSEE, les régions industrielles ont été parmi les plus touchées par la crise.

Deux expériences de reconversion industrielle

Dans deux éditions distinctes de l'été 2018, La Gazette des communes présente deux projets différents. A Friville-Escarbotin (4 700 habitants, dans la Somme), la commune transforme une ancienne usine de serrurerie, abandonnée 15 ans plus tôt, en un accueil de loisirs et une cantine. Plus à l'est, la communauté de communes du pays Haut Val d'Alzette (27 700 habitants, en Moselle) abrite 70% de travailleurs transfrontaliers qui se rendent quotidiennement au Luxembourg, suite à la fin de l'industrie sidérurgique ; avec quatre communes du grand-duché, elle crée un groupement européen de coopération territorial pour créer une écocité transfrontalière fortement tournée vers le numérique et la transition énergétique.

Installation obsolète, démontage et mémoire des lieux

"Quand les ressources disponibles sont limitées, ce qui ne sert plus ne doit pas être conservé indéfiniment ou abandonné, mais recyclé", explique Mountain Wilderness. Or "il peut s’avérer difficile de distinguer ce qui relève du patrimoine à conserver de ce qui est simplement obsolète". Pour répondre à cette question, l'association propose "une grille d’analyse avec des critères objectifs d’évaluation et une méthodologie à travers 3 questions".

Le Routard publie le Guide de la visite d’entreprise

13 millions de Français ont visité une entreprise en 2015, selon l’Association de la visite d’Entreprise (AVE), une pratique culturelle, touristique et pédagogique qui séduit de plus en plus. Pour mieux la faire connaître, le Routard publie un guide qui recense près de 450 entreprises en France. De grands groupes y figurent, comme le CERN ou des centrales EDF, mais près de 90% des visites citées émanent de PME emblématiques de leur région, telles que les chocolats Valrhona, la distillerie de la Chartreuse, la coutellerie de Thiers…

Les lieux intermédiaires pour les acteurs culturels

Protéiformes, hétérogènes, les lieux intermédiaires sont des espaces de travail, de création et parfois de diffusion artistique et culturelle partagés. Ils proposent des locaux, des équipements, voire des services mutualisés aux artistes et aux travailleurs culturels du territoire où ils sont implantés et accueillent la population à l'occasion d'activités et de manifestations diverses. Ils trouvent leur place dans un courant où se multiplient et s'amplifient expérimentations collectives et initiatives coopératives. Opale/CRDLA Culture et l'Ufisc publient un guide qui a pour objectif de mettre en lumière les caractéristiques de ces lieux, les activités qu'ils mettent en place, leurs modes de fonctionnement et de gouvernance, bien souvent coopératifs, leur utilité sociale et économique, ainsi que les forces et les faiblesses de leur modèle économique et de leur réseau partenarial. Il se conclut par un récapitulatif de leurs besoins récurrents en accompagnement.

Valorisation des déchets : une intercommunalité se lance dans la recherche-développement

Recytex est un projet initié en 2009 par la communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois (11500 habitants, Meurthe-et-Moselle) qui vise à trouver des débouchés viables aux textiles ultimes n’entrant pas dans une filière de valorisation et à créer des emplois sur le territoire. Avec le concours d'une élève ingénieure de l’école des textiles de Mulhouse, la collectivité a identifié les textiles ultimes comme une matière première potentielle. Après des tests et une étude de marché, la recherche a abouti à un matériau pour des sièges de plage, de jardin et de mobilier urbain, bancs ou encore bacs à fleurs. L’industrialisation de ce matériau composite nouveau est envisageable dans un proche avenir, pour un modèle simple à fabriquer localement dans un premier temps. Mairie-conseils, qui décrypte cette expérience, indique qu'il en a peu coûté à la collectivité, grâce à des relais institutionnels et leurs appuis financiers. "La nouveauté, déclare un élu, c’est le développement par une collectivité d’un savoir faire en gestion de projets, en partenariats et en R&D, qu’elle transmettra par la suite à l’entreprise. C’est aussi une nouvelle approche de l’emploi grâce à la mise en place d’un outil de production industriel où la collectivité est motrice. Avec entre 5 et 15 emplois à la clé. En s’appuyant sur l’innovation, la collectivité joue son rôle d’incitateur tout en perpétuant la tradition humaniste d’un développement économique et d’aménagement du territoire, à laquelle elle est attachée." La prochaine étape sera la création d'une SCIC.