habitat

"Bienvenue à Arvieu, un village pour créer votre vie grandeur nature"

Tels sont les mots inscrits sur la bannière du site Internet de la commune (850 habitants, dans l’Aveyron). Avec en sous-titres : "Habitez à la campagne à prix accessible", "Participez à la vie du village", "Créez, déplacez, trouvez un emploi à proximité". Une vitrine sur Internet qui va dans le sens d’un article consacré par La Vie à ce village et intitulé "Dans l'Aveyron, un village renaît grâce au numérique". On y découvre comment élus et citoyens ont développé le projet "Arvieu 2020", dont le but est la création d’emplois et de services locaux pour attirer de jeunes professionnels et leurs familles afin d'enrayer l'érosion démographique et le vieillissement de la population. Deux chantiers principaux sont menés : la diversification de l'offre d'hébergement (gîtes, hôtels, camping, colocations, auberge digitale) et l'intégration des nouvelles technologies dans le développement local.

"L’installation agricole à bas coût, pourquoi, comment"

"S'il est souvent possible dans un cadre familial de payer progressivement - voire partiellement - son installation (...), c'est rarement le cas pour les personnes qui s'installent en dehors du cadre familial et en particulier pour celles non issues du milieu agricole". Les aides à l'installation sont difficiles à obtenir pour des porteurs de projets considérés comme "atypiques" par l'institution, et certains avancent résolument en dehors du parcours de l'installation aidée. Sous le titre "L’installation agricole à bas coût, pourquoi, comment", un dossier du magazine Transrural initiatives, s'appuyant sur des travaux du Comité d’appui stratégique agricole du MRJC, montre comment des porteurs de projet agricole "ont surmonté ce frein du coût en s'installant à plusieurs, progressivement ou comment les collectivités ont, elles aussi, un rôle à jouer".

12 projets innovants dans les PNR

En 2011, le Ministère de l'Écologie et la DATAR ont lancé un appel à projets auprès des Parcs naturels régionaux autour de trois thématiques : la construction des solidarités écologiques entre les territoires, l'innovation des Parcs pour maîtriser quantitativement et qualitativement l'urbanisation et les outils à développer pour anticiper la mutation des territoires ruraux. Les douze projets lauréats sont aujourd'hui achevés. Retrouvez ci-dessous 12 fiches explicitant chaque projet, sa dimension d'innovation, des conseils, informations et contacts. La Fédération des Parcs, qui a été chargée d'assurer le suivi, l'accompagnement et la valorisation de cet appel à projets, a organisé une restitution nationale le 9 juillet 2014 avec une présentation générale, le bilan et les perspectives de ces projets.

50 projets de revitalisation de centres-bourgs soutenus par l'Etat, dont quatre en Rhône-Alpes

Un appel à manifestation d'intérêt pour "accompagner de façon expérimentale la revitalisation de centres-bourgs" a été lancé par le gouvernement en juin 2014. Parmi les 300 dossiers présentés par des communes et intercommunalités, une cinquantaine de projets retenus seront soutenus par l'État à hauteur de 40 millions d'euros par an. Il s'agit de projets transversaux visant à limiter l'étalement urbain, redynamiser l'offre de commerces, créer des équipements et des services adaptés aux besoins des habitants, relancer les activités, ou encore rénover ou réaliser des logements dans des communes rurales de moins de 10 000 habitants. En Rhône-Alpes, quatre communes ont été retenues : Largentière (07), Saint-Bonnet-le-Château (42), Saint-Marcellin (38) et Tizy-les-Bourgs (69).

A voir : des exemples d'ÉcoQuartiers en milieu rural

"Un ÉcoQuartier est un projet d’aménagement urbain qui respecte les principes du développement durable tout en s’adaptant aux caractéristiques de son territoire", indique le ministère de la Cohésion des territoires. En 2017, le réseau ÉcoQuartier de la DREAL et des Directions Départementales des Territoires et de la mer de Bretagne a accompagné la réalisation d’un film consacré à cette démarche dans les communes rurales. A travers trois exemples de projets labellisés, la vidéo illustre l’évolution de la démarche au cours des dernières années. Elle permet notamment d’accompagner les collectivités rurales dans leur projet de revitalisation de centre-bourg. La vidéo est accompagnée de fiches d'expériences.

Accompagner l’autoréhabilitation dans les territoires ruraux

Dans le cadre du programme "Amélioration énergétique du patrimoine rural : quelles parts et perspectives pour l’autoréhabilitation ?", l'institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France a mené une recherche et publie à présent une étude. Son objectif : examiner les conditions d’un changement d’échelle de l’autoréhabilitation accompagnée en Île-de-France, et plus précisément de l’appréhender comme levier potentiel de l’amélioration énergétique de l’habitat individuel des espaces périurbains et ruraux. "Accompagnée, encadrée, partagée, ou encore soutenue, l’autoréhabilitation peut certainement s’envisager comme une possibilité de repenser, renouveler ou enrichir les projets de territoire, comme une stratégie alternative de rénovation et de valorisation du patrimoine bâti, qui fédère les énergies locales", affirme l'étude.

Appel à manifestation d’intérêt : bois-bourg

Pour communes de moins de 10 000 habitants

A travers cet AMI, l’État apportera son soutien à 100 projets de construction ou réhabilitation (petits logements collectifs, maisons individuelles, commerces, équipements publics...) dans des bourgs ou territoires ruraux utilisant du bois et des matériaux biosourcés locaux.

Appel à projets : habiter et vivre ensemble sur son territoire

Pour structures à but non lucratif (associations, groupements d’habitants dotés d’une identité juridique...) - avant le 14 mars ou le 12 septembre 2018

Les projets doivent concerner d'abord le public en marge des dispositifs de droit commun, celui que touche la pénurie de logements à coût accessible. Ils doivent viser aussi bien l’accès au logement que le maintien dans celui-ci, le développement d’une nouvelle offre que l’implication des habitants sur leur territoire. La Fondation de France soutiendra notamment, mais sans exclusive, les projets développant des solutions nouvelles telles que l’habitat participatif, le logement des travailleurs précaires, l’écohabitat... et ceux contribuant à sortir des situations de fragilité les habitants de copropriétés en difficultés, d’habitat dégradé et/ou énergivore...

Appel à projets : initiatives en faveur des logements des plus défavorisés

Pour organismes sans but lucratif éligibles au régime du mécénat - avant le 31 mai 2018

Le Fonds de dotation QUALITEL soutiendra financièrement le démarrage du projet, son développement, sa valorisation ou son essaimage, si celui-ci est en lien avec l'hébergement, l'éducation et l'accompagnement au logement, la recherche dans le domaine de l’habitat, le numérique au service du logement.

Auvergne-Rhône-Alpes : des territoires inégaux face à la précarité

Si la région jouit d’une économie dynamique, 12,3% de la population se trouve toutefois sous le seuil de pauvreté (c’est-à-dire avec moins de 990 € par mois pour une personne seule), selon une étude de l'Insee publiée en septembre 2016. L'analyse rapporte que les départements ruraux sont les plus touchés par la pauvreté, avec la Drôme, l'Allier et l'Ardèche les plus touchés par les situations de précarité. Le document indique encore que la précarité impacte inégalement les personnes : les familles monoparentales, les jeunes, les ruraux, notamment âgés, sont les plus fragiles.

Ce que pourrait être le SRADDET

La nouvelle organisation territoriale instaure de nouveaux schémas intégrateurs régionaux : le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) et le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), qui se substituent aux schémas sectoriels préexistants. Le SRADDET concerne de nombreuses thématiques, indique le site internet de la région Auvergne-Rhône-Alpes : l’implantation d’infrastructures d’intérêt régional (routes, fibre optique), le désenclavement des territoires ruraux, l’habitat et la gestion économe de l’espace, les déplacements, la lutte contre le changement climatique, la maîtrise et la valorisation de l’énergie, la pollution de l’air, la protection et la restauration de la biodiversité, et enfin la prévention et gestion des déchets. La Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU) apporte une contribution à la réflexion, en pointant quatre enjeux aux SRADDET : schéma d’aménagement du territoire intégrateur, schéma prescriptif territorialisé, schéma négocié avec les autres collectivités, schéma mis en œuvre.

Collectivités et économie collaborative : intérêt, stratégie… quelles relations ?

"L’essor des pratiques d’économie collaborative, depuis le début des années 2010, réinterroge les façons de travailler, de produire et de consommer", lit-on dans La gazette en introduction d’un dossier consacré à la manière dont les collectivités appréhendent l’économie collaborative. Si ces pratiques, très diverses, sont le plus souvent à l’initiative d’individus ou de collectifs, les collectivités commencent à intégrer ces nouveaux usages. Plus qu’en tant que porteuses de projets, elles interviennent dans le cadre du partenariat (soutien financier, mise à disposition de bâti…) avec l’idée que, s’il existe des "tiers-lieux" sur leur territoire, cela bénéficiera aux habitants et à l’économie locale. Elles se positionnent ainsi dans une logique d’animation territoriale et de mise en réseau des acteurs. En Aquitaine, la région a impulsé la création de la coopérative "Tiers-lieux – travailler autrement en Aquitaine" et confié la gestion aux initiateurs de l’Arrêt minute, espace de co-working créé à Pomerol (700 habitants en Gironde). Dans certains cas, la valorisation des organisations collaboratives s’inscrit dans la stratégie même de développement économique de la collectivité, comme à Saint-Étienne. Certaines des pratiques d’économie collaborative peuvent par ailleurs s’articuler avec les politiques publiques locales, comme l’habitat participatif dans le secteur du logement.

Comment densifier les opérations menées en secteur rural, pour des locataires culturellement attirés par le logement individuel ?

Les 5èmes rencontres du Forum des politiques de l'habitat privé, le 22 mars 2017, ont été l’occasion de zoomer sur trois types d'innovation susceptibles d'impacter les politiques locales de l'habitat : innovation technologique (numérique), sociale et de produits/services/usages. Parmi les "Innovations de services" présentées dans les actes de ces rencontres, on trouve un zoom sur une démarche de design associant professionnels, élus et habitants, menée par Finistère Habitat, en vue de la construction d'une dizaine de logements à Saint-Pol-de-Léon (7400 habitants). Objectif de la démarche : proposer une alternative qualitative à l'habitat individuel qui permette à la fois de densifier et de valoriser le foncier.

Commerces, pas-de-porte pour artistes, logements... : la mairie fait du locatif

Pour lutter contre la désertification, la commune de Marcolès (583 habitants, Cantal) s'appuie depuis 20 ans sur trois axes : l'amélioration des espaces publics, le développement du bâti résidentiel, avec des logements locatifs pour les jeunes et les personnes âgées, et le développement de l'immobilier à très petits loyers. La commune a ainsi racheté et mis en location des biens sans maître, aussi bien pour du logement que pour des commerces. Aujourd'hui, les loyers rapportent de l'argent à la mairie, un restaurant gastronomique s'est installé... Le Courrier des Maires détaille l'action de la commune.

Conciergerie, coworking, béguinage, café associatif, ateliers municipaux... rassemblés dans une ancienne ferme

L’aventure a débuté à Hardifort (59) en 2000 avec l’acquisition d'une ferme par le centre communal d’action sociale. Par la suite, la mairie et le CCAS ont décidé d’en réserver une partie de 3 000 m² pour repenser et revitaliser le bourg avec de nouveaux lieux tels qu’une conciergerie, un café associatif ou un béguinage (quatre logements de plain-pied proposés à la location), un espace de coworking et une salle de convivialité pour l'organisation de manifestations. Un nouveau bâtiment attenant abritera également les ateliers municipaux. Les travaux s'achèveront en 2018.

Contribution de l’habitat participatif à l’accès au logement en général

L’association RELIER a participé, entre 2012 et 2014, à une recherche-action financée par la Fondation de France pour questionner la mixité et l’accessibilité des projets d’habitat participatif. Après une analyse présentée dans Gazette Habitat n°1 sur le "faire et vivre ensemble dans la différence" du point de vue interne aux projets concernés, un second numéro de la Gazette Habitat présente les conclusions (enseignements et préconisations tirés des travaux) sur la contribution de l’habitat participatif à l’accès au logement en général. L’association conclue également que l’habitat participatif peut inviter "à une approche dialectique entre émancipation des participants (formation, appropriation d’enjeux, développement de compétences et responsabilités) et domestication (former aux enjeux et acteurs de la cité/du territoire, circonscrire les espaces de négociations possibles entre les différents acteurs concernés, notamment auprès d’acteurs professionnels et institutionnels)".

Coopérations entre territoires urbains et forestiers

L'Observatoire régional de la forêt méditerranéenne (Ofme) de (PACA) revient sur une journée de travail et d’échanges entre territoires urbains (notamment métropolitains) et forestiers qui a abordé trois sujets : la forêt dans les documents d’urbanisme, la réciprocité entre urbain et rural, le développement de nouvelles filières territoriales basées sur la valorisation des pins méditerranéens.

De la production agricole à l’utilisation dans la restauration du bâti ancien : une filière locale de chanvre

Le Parc naturel régional du Gâtinais, labellisé Territoire à énergie positive pour la croissance verte, a lancé deux grands projets : une étude sur le bâti traditionnel (avec comme objectif la réhabilitation de bâtiments anciens, à l’architecture très spécifique et complexe, pour développer le logement et lutter contre l’étalement urbain) et le développement d’une filière courte d’éco-matériaux, chanvre et paille. Intérêts agronomiques et économiques de la culture du chanvre pour les agriculteurs, nouveaux emplois avec la création d'une usine de défibrage, formation des artisans… Le magazine Maires de France fait le point sur les résultats de cette filière.

Des conseils villageois pour une démarche active d’accueil de nouveaux habitants

Les élus d'Arvieu (870 habitants, Aveyron) et sur place une Scop spécialisée dans la gestion web et multimédia s'inquiétaient du recul démographique. Pour donner envie de vivre et travailler dans cette commune, une consultante a été sollicitée, qui a encouragé les élus à mener une démarche participative avec la population. Ceux-là ont d'abord réalisé une proposition de plan d’actions à mener d’ici 2020 et organisé deux réunions publiques en 2015 au cours desquelles les participants ont pris connaissance de la démarche, amendé et complété le plan d’actions, ainsi que l’organisation pour les mettre en œuvre. Divers aspects de la vie ont été abordés : habitat, commerces, services, culture, numérique, loisirs, alimentation, agriculture ainsi que communication. Dix conseils villageois thématiques, pilotés par un animateur et/ou élu référent, ont été mis en place, avec de premières actions qui ont abouti à l'accueil de huit nouvelles familles (reprise de commerces, télétravail...). De nouveau réunis en 2016, les habitants ont redessiné cette fois le cœur de bourg avec l’aide d’un architecte, en envisageant la création de nouveaux services connectés au très haut débit en lien avec l'arrivée de la fibre optique : fablab, tiers-lieu convivial, espace de coworking, service d’autopartage d’un véhicule électrique… Une liste de partenaire a été dressée et des dossiers de financement ont été préparés. Mairie-conseils fait le récit de cette démarche.

Du logement social pour ne pas laisser un centre-bourg mourir

La mairie de Nolay (1251 habitants) a initié un programme de rachat et de réhabilitation de logements vides, avec l'aide du conseil régional de Bourgogne. Objectifs : empêcher le centre-bourg de mourir à petit feu, sauvegarder le patrimoine ancien et embellir le village, lutter contre les marchands de sommeil. A découvrir : le mode d'emploi de cette opération.