exclusion

Accueil et intégration des ressortissants étrangers

Comment faciliter l’intégration socio-économique et l’accueil des ressortissants étrangers à leur arrivée ? Porté par des associations italiennes et espagnoles, en partenariat avec RESACOOP, le projet D.I.S.Co.R.S.I Migranti (pour Dialogue Interrégional sur les Services en termes de Compétences, Résidence et Santé pour l’intégration des migrants) s’intéresse aux solutions mises en place par les institutions et la société civile. Premier objectif du projet : observer les pratiques innovantes ou émergentes et les services disponibles en Auvergne Rhône-Alpes et en Catalogne, pour proposer des ajustements dans le Piémont. Un ensemble de ressources est déjà en ligne. Face à l'urgence d'un accueil adapté aux mineurs non accompagnés, l'observatoire national de l'action sociale a publié en janvier 2018 une étude montrant comment certains départements ont réussi progressivement à transformer leur offre d’accueil et d’accompagnement de ce public afin de favoriser son intégration sociale. De son côté, Transrural Initiatives publie un dossier "Repenser l'accueil des migrants dans les territoires ruraux", qui fait suite au colloque organisé par le Réseau Civam et Accueil Paysan en 2017, proposant notamment des expériences d'accueil. Enfin, deux articles pointent le rôle des médiathèques dans l'accueil et le parcours des migrants. Enfin, un autre article de La Gazette montre comment plusieurs villages auvergnats "ont fait de l'accueil de réfugiés une deuxième nature".

Anticiper et mettre en œuvre la compétence Gemapi

Les compétences Gemapi font référence à certaines missions définies dans l’article L211-7 du code de l’environnement, à savoir : l’aménagement d’un bassin ou d’une fraction de bassin hydrographique ; l'entretien et l’aménagement d’un cours d’eau, canal, lac ou plan d’eau (y compris leur accès) ; la défense contre les inondations et contre la mer ; la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines. La création et l'attribution de cette compétence ont été fixées par la loi Maptam (2014). La loi NOTRe (2015) en fait une compétence obligatoire des EPCI à fiscalité propre au 1er janvier 2018 (mais une collectivité peut transférer tout ou partie de la compétence Gemapi à un syndicat mixte pour tout ou partie de son territoire). Territoires Conseils et l'Union nationale des centres permanents d'initiatives pour l'environnement (CPIE) ont réalisé en mars 2017 un document très complet pour anticiper et mettre en œuvre cette prise de compétence. A noter par ailleurs la création le 28 mars 2017 de l'Association nationale des élus des bassins (Aneb).

Appel à projets : ESS, un levier de développement pour les territoires de la Drôme

Pour toutes structures de l'ESS implantées en Drôme

Le département soutiendra des initiatives locales permettant le développement du territoire portées par les structures de l'ESS en émergence ou existantes. Seront considérés comme prioritaires les projets mis en œuvre sur les territoires où l'offre de services est faible (territoires défavorisés ou sous-dotés, revitalisation des centres-villes et villages…) ; les projets qui bénéficient aux publics les plus fragiles ; les projets ayant une dimension innovante (ex : les projets issus de dynamiques de type Start'up de territoire). L'aide correspondra à 50% au maximum d'une dépense éligible et sera plafonnée à 50 000 € ; il pourra s'agit de dépenses liées au fonctionnement et/ou à l'investissement nécessaire au projet.

Auvergne-Rhône-Alpes : des territoires inégaux face à la précarité

Si la région jouit d’une économie dynamique, 12,3% de la population se trouve toutefois sous le seuil de pauvreté (c’est-à-dire avec moins de 990 € par mois pour une personne seule), selon une étude de l'Insee publiée en septembre 2016. L'analyse rapporte que les départements ruraux sont les plus touchés par la pauvreté, avec la Drôme, l'Allier et l'Ardèche les plus touchés par les situations de précarité. Le document indique encore que la précarité impacte inégalement les personnes : les familles monoparentales, les jeunes, les ruraux, notamment âgés, sont les plus fragiles.

Auvergne-Rhône-Alpes : enquête de conjoncture sur la pauvreté

La Mission régionale d'information sur l'exclusion (Mrie) publie la seconde édition de l’enquête de conjoncture sur la pauvreté en Auvergne-Rhône-Alpes. Il s'agit d'une enquête sous forme de recueil de "Constats et opinions des acteurs de terrain", qui "propose une autre manière d'appréhender la pauvreté, plus réactive et plus qualitative parce que basée sur l'expertise de ceux qui la côtoient régulièrement."

Ceux qui font : portraits d'initiatives citoyennes

Depuis juin 2016, le quotidien Le Monde a initié une série de portraits sur ceux qui, "face au pessimisme ambiant, (...) agissent, font bouger la société à petite ou grande échelle". A retrouver, des initiatives ancrées dans les territoires ruraux portées par une institutrice, une agricultrice, un sculpteur, une maire, une assistante sociale, une ancienne magistrate.

Des statistiques sur Auvergne-Rhône-Alpes

Publié par la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS) Auvergne-Rhône-Alpes, on y trouve des chiffres et statistiques - niveau régional et par département - sur notamment : population, politique de la ville, immigration, pauvreté - précarité - exclusion, handicap - dépendance, logement - hébergement, jeunesse, sport.

Deux exemples de garages solidaires

Avec le soutien de l'Europe, l'État, le Conseil régional de Bretagne et le Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine, l'association Yves-Morvan Solidaire a ouvert en 2018 un garage solidaire à Maen-Roch (4 719 habitants), commune peu desservie par le réseau de transport en commun. Cinq véhicules ont depuis lors été vendus pour un prix moyen de 2 000 € à des bénéficiaires de minima sociaux. Trois véhicules sont également proposés à la location. Et l'association espère prochainement recruter 15 personnes en insertion sur un atelier de réparation automobile. L'expérience du Garage solidaire du Jura est plus ancienne. Créée en 2015 à Lons-le-Saunier, étendue à Pontarlier, l'association propose des réparations à des tarifs moindres que les garages traditionnels, la vente et la location (parc de 40 véhicules) à bas coûts, réservant ses services aux bénéficiaires des minimas sociaux et certaines catégories de retraités, travailleurs handicapés, familles... Le Garage solidaire du Jura enregistre des résultats au-delà des prévisions : en 2017, il a réalisé un chiffre d'affaires de 300 000 €.

Expérimentation de "Micro épargne solidaire accompagnée"

Imaginée avec sept Centres communaux d’action sociale (CCAS) du Grand Ouest, la Banque de France Pays de la Loire, le CNFPT, la Caisse des Dépôts, l’Union nationale des CCAS et l’Université Rennes II, cette innovation se veut à la fois sociale, inclusive et numérique. Le Livret de micro épargne accompagné, destiné aux personnes à faibles ressources et y compris certains travailleurs, permet d’épargner des sommes modestes (entre 1 € et 3 000 €) à taux de rémunération fixé à 1,25 %. Une structure sociale assure l’accompagnement, celle-ci pouvant décider d’octroyer une aide facultative de soutien sous conditions. Le livret sera également accessible en ligne afin de favoriser l’inclusion bancaire. Et l’épargne est solidaire puisqu’elle servira à financer un objet social. L’épargnant, s’il le souhaite, aura l’opportunité d’aller plus loin en décidant de donner toute ou une partie de ses intérêts à des associations.

Fleurs bio, produites localement par des personnes en insertion professionnelles et vendues en circuit court

A l'occasion du Salon de l'agriculture (27 février-6 mars 2016) à Paris, le Centre de ressources d'Ile-de-France de l'ESS présente quelques exemples franciliens d'initiatives afin de montrer que, "dans un contexte de crise agricole, l'économie sociale et solidaire (ESS) apporte des solutions concrètes aux agriculteurs et aux consommateurs. Elle remet la qualité, le goût et du sens dans nos champs et nos assiettes." Parmi les initiatives : Fleurs de Cocagne - Avrainville, soit un bouquet de fleurs solidaires, bio et locales. Le premier  "Fleurs de Cocagne" était né en 2007 à Avignon, avec l'idée que les fleurs, à l’instar des légumes, pouvaient elles aussi être produites localement, selon le cahier des charges de l’Agriculture Biologique, vendues en circuit court, et favoriser l’insertion des personnes en difficulté. Ouvert en 2014, Fleurs de Cocagne - Avrainville a permis la création d'une quinzaine d'emplois, dont les deux tiers pour des femmes et des hommes en insertion professionnelle. Ce concept, précise le Réseau Cocagne, "constitue une alternative aux fleurs actuellement proposées sur le marché, dont 80 % sont produites à l’étranger dans des conditions sociales et de travail loin d’être exemplaires, à grand renfort de pesticides, et générant trafic aérien et surconsommation énergétique."

Les difficultés d'accès à la mobilité considérées comme un frein à l'emploi

Les difficultés de mobilité quotidienne des Français constituent un obstacle majeur à l’accès à l’emploi, indiquent les résultats de l'enquête "Mobilité et accès à l'emploi" réalisée par le Laboratoire de la Mobilité Inclusive et publiée le 18 janvier 2017. Ce think tank, créé à l’initiative du groupe Total et de l’association Wimoov, révèle notamment que près d’1 Français sur 4 et 1 jeune sur 2 déclarent avoir déjà renoncé à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer. Selon l'enquête encore, près d’1 Français sur 5 déclare avoir déjà renoncé à se rendre à un entretien d’embauche ou dans une structure d’aide à la recherche d’emploi faute de moyen pour se déplacer ; une perception qui explose parmi les populations les plus jeunes et socialement les plus fragiles.

Les élus connaissent-ils "leurs" pauvres ?

Dans la continuité d’un premier rapport publié en 2014, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) a souhaité approfondir sa connaissance des mécanismes qui contribuent à construire "l’invisibilité sociale" de certains publics et de mieux identifier les réalités que ce phénomène recouvre. Un travail en deux volets a été lancé en mars 2015 : une étude approfondie de certains publics "invisibles", notamment les jeunes précaires en milieu rural (jeunes ruraux et néoruraux), et une seconde étude visant à mieux comprendre les facteurs médiatiques, politiques et institutionnels qui contribuent à entretenir certains "angles morts" de l’action publique de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. La Gazette prend l'occasion de la diffusion de cette seconde étude pour titrer : "Les élus connaissent-ils "leurs" pauvres ?"

Les leviers pour favoriser l’accès et le recours aux soins des jeunes en insertion

L’institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) se penche sur les actions innovantes du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) menées au profit de l’accès et du recours aux soins des jeunes précaires, car ces jeunes rencontrent dans ce domaine des freins à l’insertion sociale et professionnelle. Dans le 31ème numéro du bulletin de l’INJEP "Jeunesses : études & synthèses", les auteurs présentent onze expérimentations qui ont porté sur la santé des jeunes en insertion, notamment en milieu rural. Ces expérimentations reposent principalement sur deux leviers : un accompagnement social et/ou médical pour lever les freins informationnels et assouplir les contraintes administratives et financières ; une intervention de médiateurs auprès des jeunes les plus éloignés des institutions.

Partenariat CCAS / Caisse d’Épargne pour du microcrédit social

Le CCAS du Pont-de-Claix (Isère) et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes ont signé en juin 2018 une convention "contre l’exclusion bancaire et financière" pour permettre aux personnes accueillies par le CCAS de pouvoir accéder au microcrédit pour réaliser un projet professionnel, tout en bénéficiant d’un accompagnement social et bancaire.

Pauvretés, précarités, exclusions en 2016 en région Auvergne-Rhône-Alpes

Le dossier biennal de la mission régionale d'information sur l'exclusion (MRIE) est paru à l'automne 2016. Il dresse un large panorama sur les questions de pauvreté, de précarité et d'exclusion, et apporte pour la première fois de premières explorations du territoire auvergnat. Le Dossier présente des éclairages diversifiés à travers 73 articles de natures différentes : apports statistiques, points de vue d’acteurs, récits d’expérience, présentations de dispositifs locaux, extraits de recherches, monographies de personnes et de territoires, synthèses de groupes de travail… Il est également enrichi de six pages à destination des élus, pour fournir des clés de lecture. Dans le sixième chapitre intitulé "Lire la pauvreté à partir des territoires", on trouvera des articles consacrés aux enjeux de la pauvreté et de la précarité en milieu rural et périurbain.

Situation des femmes dans les communes peu denses

Si les inégalités femmes-hommes se rencontrent dans tous types de territoires, elles s’expriment avec une acuité particulière dans les territoires fragiles (quartiers prioritaires de la politique de la ville et territoires ruraux), selon un rapport de 2014 du Haut-conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. De façon à mieux combattre les inégalités sexuées et territoriales dans les différentes actions qu’il soutient, le CGET conduit un travail d’observation destiné à mesurer ces inégalités. Il a publié en mars 2016 une note valorisant les principaux indicateurs résultant d’un groupe de travail piloté par le CGET : familles monoparentales, déficit de formation et sentiment d'insécurité.

Territoires ruraux : quelques exemples de politique "jeunesse"

"Entre équipements culturels et sportifs peu accessibles, manque de débouchés professionnels les jeunes ruraux quittent souvent leur territoire d’origine", constate La Gazette, qui pointe encore les freins à la mobilité qui empêchent d'accéder à des formations ou des emplois. Et l'hebdomadaire de lister alors les leviers existants, avec des exemples de réalisation à l'appui : développer des pôles universitaires à proximité des lieux de vie, ou encore des écoles du numérique, aider au financement du permis de conduire ou mettre en place des solutions de covoiturage, louer des véhicules à très faible prix, partir à la recherche de jeunes isolés en camping-car itinérant (Ardèche), distribuer des chéquiers pour les activités sportives et culturelles, développer des services civiques en milieu rural, accompagner les jeunes entrepreneurs...

Un centre social propose aux seniors des services de conciergerie

La conciergerie seniors de Valenciennes, ouverte en 2014, est dédiée aux 8 000 habitants de plus de 60 ans de la ville, qui s’est appuyée, pour la créer, sur le travail prospectif de son conseil de seniors. Sur le modèle d’une conciergerie, le centre communal d’action sociale (CCAS) leur propose une large palette de services qu'il facture de 8,75 à 35 € : portage de repas, accompagnement aux courses, petit bricolage. Il propose également le lavage et repassage de linge, du dépannage à domicile et du jardinage, cette fois-ci réalisés par des entreprises sélectionnées dans le cadre d'un marché public.