enfance

Comment obtenir l'agrément "entreprises solidaires d'utilité sociale"

Publié le 23 juin 2015, le décret relatif à la réforme de l'agrément "entreprises solidaires d'utilité sociale" (ESUS), disposition figurant dans la loi ESS de juillet 2014, définit les critères d'éligibilité ainsi que les modalités d'attribution de l'agrément. Réservé aux entreprises de l'ESS dont l'activité présente un impact social significatif, cet agrément, qui rénove le précédent agrément "entreprise solidaire", a pour vocation de permettre d’identifier les entreprises à forte utilité sociale répondant à des besoins sociaux spécifiques et de flécher des dispositifs de soutien et de financement, dont l’épargne salariale solidaire, vers ces structures.

Des médiathèques conçues comme tiers-lieux

Grenay (Nord-Pas-de-Calais) est la ville de moins de 10 000 habitants la plus pauvre de France. La commune a cependant fait le pari d'y construire une médiathèque "d'un nouveau genre populaire", pensée en pôle multiservices, comme l'écrit Service Public Territorial, le magazine du centre national de la fonction publique territoriale, dans un dossier consacré aux politiques temporelles. De son côté, Landeda (3600 habitants, Finistère) a rénové le bâtiment qui accueillait la mairie et la bibliothèque pour accueillir une nouvelle médiathèque/ludothèque pensée comme un "tiers lieu pour la commune où toutes les générations peuvent se rencontrer", rapporte le réseau de collectivités bretonnes BRUDED dans une fiche d'expérience.

Financements publics et crowdfunding pour reconstruire l’école du village

En 2014, la mairie de Yèbles (875 habitants) décide de reconstruire son école élémentaire trop vétuste, d’autant que les effectifs ont triplé en trois ans. Le budget s’élève à 1 millions d’euros HT. Malgré les financements de l’État, de la région, du département (Seine-et-Marne), de la réserve parlementaire et d’une enveloppe exceptionnelle de l’Élysée, il manque encore de l’argent. La mairie décide alors de faire appel aux dons via une plateforme de crowdfunding. Elle collecte ainsi 44 050 euros. Le Courrier des maires propose un éclairage sur le montage, les difficultés et les retombées de cette expérience.

Freins et leviers pour l’accès des femmes à l’emploi dans les territoires ruraux

L’égalité entre les hommes et les femmes, "grande cause nationale" du quinquennat Macron, est une priorité relayée par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Les inégalités hommes femmes peuvent être accentuées dans ces territoires, en particulier en matière d’accès à l’emploi, du fait de différents freins directs et périphériques décrits dans une étude pilotée par le CGET. Celle-ci montre néanmoins des leviers pour favoriser l’emploi des femmes en zones rurales, que ce soit en matière de politiques publiques ou d'approche par filières d’avenir et de métiers de demain. Cinq projets locaux sont également présentés, notamment celui de Loustic service, mis en place par la Communauté de communes de Haute Cornouaille (Finistère), qui propose le développement d’accueil relais à domicile en horaires atypiques (entre 4h et 8h30 le matin et entre 18h30 et 23h le soir).

Le développement rural en images

Encourager l'agriculture, proposer de nouveaux services, faciliter l'accès au logement ou encore faire émerger de nouvelles activités économiques... toutes ces pistes de travail sont illustrées par de courtes vidéostournées dans le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche.

Les SCIC au service du développement local

Créées en 2001 par une loi, les sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC) ont attendu une dizaine d'années pour connaître une montée en puissance. On en compte à ce jour 536 en France, représentant quelque 3000 salariés. Coopérative un peu particulière, la SCIC associe au moins trois catégories de sociétaires : des salariés et/ou des producteurs (agriculteurs, artisans…), des bénéficiaires (clients, usagers…) et des partenaires (collectivités locales par exemple). Sa capacité à associer des parties prenantes d’un territoire ou d’un secteur en vue du développement d’une activité économique d’intérêt général en fait un outil de cohésion sociale et de développement local. Le reflux progressif des services de l’État conjugué à la cession des missions de services publics aux collectivités poussent les acteurs des territoires à répondre à des besoins, si bien que la SCIC pourrait devenir un des outils incontournables de l’intérêt général.

Pas de piscine chez vous ? Nagez dans un camion...

Depuis la rentrée 2017, les élèves d'une petite commune Suisse testent une piscine mobile aménagée à l’intérieur d’une semi-remorque. Cette piscine ambulante est dotée d’un bassin de 16 m2 et est équipée d’infrastructures spécialisées : accès pour personnes handicapées, vestiaires, systèmes de chauffage, défibrillateur… Elle possède surtout nombre d’avantages structurels : coût moindre comparé aux piscines en dur, mise à disposition d’un service dans des zones isolées...

Pauvretés, précarités, exclusions en 2016 en région Auvergne-Rhône-Alpes

Le dossier biennal de la mission régionale d'information sur l'exclusion (MRIE) est paru à l'automne 2016. Il dresse un large panorama sur les questions de pauvreté, de précarité et d'exclusion, et apporte pour la première fois de premières explorations du territoire auvergnat. Le Dossier présente des éclairages diversifiés à travers 73 articles de natures différentes : apports statistiques, points de vue d’acteurs, récits d’expérience, présentations de dispositifs locaux, extraits de recherches, monographies de personnes et de territoires, synthèses de groupes de travail… Il est également enrichi de six pages à destination des élus, pour fournir des clés de lecture. Dans le sixième chapitre intitulé "Lire la pauvreté à partir des territoires", on trouvera des articles consacrés aux enjeux de la pauvreté et de la précarité en milieu rural et périurbain.

Un projet alimentaire territorial (PAT) pour renforcer l'agriculture et développer une alimentation de proximité

Le Courrier des maires raconte comment le PAT de la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup (36 communes, 47 608 habitants, dans l'Hérault), mis en œuvre depuis 2016, répond aux "difficultés de transmission et d'installation alliées à une forte pression foncière" mais aussi à de "grandes inquiétudes sur l'alimentation, notamment au sein des restaurants scolaires, et sur la santé liée à la proximité d'espaces agricoles traités aux pesticides".

Un réseau d'approvisionnement local pour la cantine scolaire

Une cantine qui désespère les enfants de maternelle et primaire, une cantinière malheureuse à son poste qui assemble des repas préparés à l'extérieur... Puis une élue convaincue par un projet en circuit court, qui fait évoluer l'employée municipale vers un poste choisi et recrute un diplômé d'une école hôtelière en contrat aidé qui souhaite concevoir lui-même les menus. Maires de France consacre un article à l'expérience de Saint-Pierre-de-Lages (Haute-Garonne), qui a su mettre en place une cuisine en circuit court.

Une crèche associative passe en société publique locale

Dotée de la compétence petite enfance depuis 2014, la communauté de communes du Gévaudan (12 communes pour 10500 habitants, en Lozère) n'était pas satisfaite de l'ancienne crèche associative. Elle a fait le pari d'une société publique locale (SPL), dont le capital se partage entre l'EPCI et deux communes avec délégation de service public passée entre l'EPCI et la SPL. La nouvelle crèche a ouvert ses portes en février 2016, trois fois plus grande que la précédente et disposant d'une vingtaine de salariés. Un article de Maires de France rapporte et détaille cette expérience et dresse un bilan après une année d'activité.

Une crèche voit le jour en Ardèche grâce à une SCIC associant une entreprise et une communauté de communes

En premier lieu, quatre communes en Ardèche rassemblant 700 habitants se sont réunies dans un SIVOM pour travailler ensemble sur une crèche car, s'il n'en existait pas sur le territoire, le besoin existait. En raison de la présence sur place d'une entreprise employant une soixantaine de personnes, une crèche d'entreprise est d'abord envisagée, mais c'est finalement un projet de développement local se rapprochant d'un partenariat public-privé qui aboutit, avec la création d'une SCIC. Cette dernière, qui gère la crèche multi-accueil, s'articule autour de quatre associés : l'entreprise, une communauté de communes, une association de parents et une représentante des salariés. Maires de France propose un décryptage de cette expérience en Ardèche. A noter : il existe en France à ce jour 12 crèches coopératives sous forme de SCIC, dont six associant des communes et des intercommunalités.