développement durable

74 retours d'expériences pour un emploi durable dans les territoires

Le réseau Bretagne rurale et rurbaine pour un développement durable (BRUDED) identifie deux grands leviers pour favoriser l’emploi durable : le soutien direct au maintien et au développement des activités sur le territoire (commerces, artisanat et entreprises, services sociaux et de santé, agriculture durable) ; le soutien à l’emploi durable au travers de diverses politiques et projets (projets d’aménagement et de construction, développement des énergies renouvelables, culture et éco-tourisme, gestion de la restauration scolaire, gestion des espaces verts et protection de la biodiversité). Il publie un document présentant un panel de 74 actions concrètes menées dans ces champs d'action par des communes et communautés de communes sur des territoires souvent ruraux ou périurbains.

Accompagner la création d'entreprises durables

Comment inciter les personnes qui créent ou reprennent une entreprise à adopter une démarche "durable", sur le plan social et environnemental ? Dans une "note d'interpellation", des professionnels de l'accompagnement proposent leurs pistes de travail...

Ceux qui font : portraits d'initiatives citoyennes

Depuis juin 2016, le quotidien Le Monde a initié une série de portraits sur ceux qui, "face au pessimisme ambiant, (...) agissent, font bouger la société à petite ou grande échelle". A retrouver, des initiatives ancrées dans les territoires ruraux portées par une institutrice, une agricultrice, un sculpteur, une maire, une assistante sociale, une ancienne magistrate.

Circuits courts et développement durable

Le CERDD - centre ressource du développement durable - propose une grille d'analyse des projets de circuits courts alimentaires, pour mesurer leur "durabilité" sans se focaliser sur l'opposition entre produits locaux et produits bio.

Compostage collectif en pied d'immeuble d'une commune rurale

Optigede, plate-forme d'échanges et de diffusion d'outils et de retours d'expérience sur la prévention et la gestion des déchets, publie une fiche sur une expérience de compostage collectif en pied d'un immeuble regroupant 47 logements, menée par la Communauté de Communes de Nozay (Loire-Atlantique). Les objectifs recherchés par cette expérience : réaliser une première expérience de compostage partagé pour acquérir un savoir-faire réutilisable sur d’autres sites, créer une dynamique sociale entre les habitants au sein du collectif choisi, ainsi qu’avec la collectivité, diminuer la part de déchets fermentiscibles pour les usagers en habitat collectif, baisser le coût de la redevance incitative pour ces habitants. La fiche d'Optigede établit les résultats quantitatifs et qualitatifs obtenus, revient sur le déroulé du processus de mise en œuvre, propose des recommandations et des contacts.

Contribution des centres de ressources régionaux au SRADDET Auvergne-Rhône-Alpes

Contribution des centres de ressources régionaux au SRADDET Auvergne-Rhône-Alpes

La loi NOTRe de 2015 a confié aux Régions la responsabilité d’élaborer, d’ici l’été 2019, un "schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires" (SRADDET). Par sa dimension prescriptive et parce qu’il est annoncé comme "le cadre des futures politiques territoriales régionales", ce schéma est porteur de forts enjeux pour les intercommunalités et les territoires.

C’est pourquoi, conformément à leur vocation de sensibilisation, d’appui et d’accompagnement des acteurs et des territoires, les centres de ressources régionaux - Cap Rural, Aradel et Labo Cités (anciennement CR•DSU) - se sont mobilisés collectivement pour informer leurs bénéficiaires et adhérents et organiser une contribution collective dans le cadre de la concertation lancée par le conseil régional.

Covoiturage des courtes distances : qui sera le "Blablacar du quotidien" ?

"Qui sera le "Blablacar du quotidien" ?" C'est le titre d'un article publié le 6 mars 2017 par trois chercheurs dans la revue Métropolitiques, qui interroge pourquoi, alors que la pratique est bien établie pour des trajets de longue distance, le covoiturage peine à s’imposer pour les mobilités du quotidien. Jugeant que les initiatives actuelles pour le covoiturage du quotidien émanent essentiellement d’acteurs privés, les auteurs estiment "qu'il est désormais nécessaire de passer à l'institutionnalisation et à la territorialisation" de ce type de covoiturage qui offre un potentiel encore largement sous-exploité.

Croisement entre pratiques écologiques et pratiques éducatives

L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire consacre une revue - accessible en ligne - aux interactions entre pratiques écologiques et éducation populaire. L'occasion de clarifier certaines notions (comment et pourquoi est-on passé de l’éducation à l’environnement à l’éducation au développement durable ? S’agit-il d’enseigner ou d’éduquer à...?) et de les mettre en perspective par rapport aux politiques publiques et aux mobilisations de la société civile. L’ouvrage montre également que le développement durable mobilise les mouvements d’éducation populaire à la fois en termes d’enjeu éducatif mais également au titre d’un rapport particulier à la citoyenneté et à l’émancipation. Et, si les acteurs de l’éducation populaire interviennent sur les questions relatives au développement durable sans que cela modifie significativement leurs pratiques, les acteurs de l’écologie investissent largement de nouvelles manières de mobiliser inspirées de l’éducation populaire.

Enseignements de neuf expériences territoriales de tourisme durable et de transition énergétique

L’Unadel et Mairie-conseils, avec l’appui de l'association 4D, ont entrepris une démarche "d'écoute territoriale" visant à produire un regard constructif sur la dynamique de neuf territoires (dont trois en Rhône-Alpes) en matière de transition énergétique ou de mouvement vers un tourisme durable. Ces dynamiques de transition ont été appréhendées en tant que démarches de projet complexes, depuis leur impulsion, jusqu’à leur mise en perspective. Il s’agissait de comprendre les multiples facteurs de réussite de ces mises en mouvement, chacune étant incarnée dans des territoires dont l’histoire et l’identité sont spécifiques. Une focale était mise sur la gouvernance du processus, son pilotage, ses implications sur la coopération avec les acteurs économiques et sociaux, la mobilisation des habitants… Un livret présente les neuf fiches reportages sur les caractéristiques des démarches de mise en mouvement, une synthèse des enseignements ainsi que dix repères et clefs de réussite dont les territoires peuvent s’inspirer, pour mener dans la durée, avec les populations et les acteurs économiques, ces nécessaires transitions.

Et si certaines solutions "durables" étaient mauvaises du point de vue du genre ?

Face à l’épuisement des énergies fossiles, au réchauffement climatique et à la pollution, des solutions de la "ville durable" semblent faire consensus : développement des deux-roues, de la marche, des transports en commun, du covoiturage, etc. Solutions qui creusent les inégalités entre les femmes et les hommes, selon le géographe Yves Raibaud, en raison de la nature des tâches encore majoritairement dévolues aux femmes (accompagnement des enfants, des personnes âgées, courses) que de leur sentiment d’insécurité (et sa réalité) dans l’espace public (crainte de l’agression dans certains quartiers ou bien la nuit). Si la ville durable peut être considérée comme consensuelle du point de vue de l’environnement, il ne faut pas mettre de côté le fait que la gestion quotidienne des économies d’énergie, des déchets, de l’alimentation, de la santé continue d’incomber majoritairement aux femmes, ce qui "légitime d’autant plus l’expression d’un écoféminisme critique, indispensable dans les discussions actuelles sur les enjeux environnementaux", affirme le chercheur. Une réflexion à lire dans une publication du CNRS.

Fruimalin : un projet multiforme à partir du ramassage et de la valorisation de fruits non récoltés

A Dijon, depuis 2007, l’association Planète-Relais-Solidaire collecte, redistribue, transforme des fruits voués à l’abandon et au pourrissement sur les jardins des particuliers. Les objectifs annoncés : créer des emplois locaux, éviter la perte des savoir-faire traditionnels, lutter contre l’individualisme, la solitude, le repli sur soi, la fracture entre ville et campagne. Aujourd’hui, c’est une demi-tonne de fruits qui sont ainsi valorisés chaque mois et plus d’une centaine d’interventions de sensibilisation contre le gaspillage alimentaire dans les centres sociaux, les écoles et lors de fêtes de quartiers. L’association se positionne désormais comme un acteur ayant une connaissance approfondie des ressources locales disponibles et non valorisées, une expertise des mécanismes du gaspillage alimentaire et une maîtrise particulière des techniques de collecte, de conservation et de transformation. La démarche a abouti à la création d’un premier emploi en mai 2012, à la mise au point d’une charte, d’une méthodologie.

Guide : élaborer et mettre en place un plan de mobilité rurale

L'article 14 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (2015) prévoit un plan de déplacements spécifique aux territoires ruraux : le plan de mobilité rurale. Il s'agit d'un outil visant à proposer sur ces territoires une approche globale des déplacements en agissant sur la longueur des déplacements et sur le mode de déplacement utilisé. Le Cerema a publié un guide pour aider les acteurs locaux dans l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des plans de mobilité rurale.

Guide méthodologique "En route vers des territoires à énergie positive"

Publié par l’action européenne "100 % territoires à énergie positive", ce guide propose des conseils basiques et des retours d'expériences sur le développement et la mise en œuvre de stratégies énergétiques territoriales. Comment passer de l’intention à l’action quand on est confronté au manque de connaissances, de moyens, quand on se sent trop petit pour agir ? C’est pour accompagner l’élaboration de la politique énergétique des territoires ruraux que ce guide a été rédigé. Il rassemble l’expertise et les retours de terrain du projet européen 100% RES Communities : trois années durant, des élus ruraux, appuyés par des experts de 10 pays d’Europe, ont échangé sur les méthodes et démarches permettant de devenir des territoires à énergie positive. Ce guide présente également les étapes clés de la définition d’une stratégie et de la construction d’un plan d’actions qui se doit d’être réaliste et partagé avec tous les acteurs.

Guide pour l’analyse des projets photovoltaïques sous l'angle d'une approche de proximité

Réalisé notamment avec l'appui du ministère de l’Écologie, ce guide explique comment faire bénéficier au territoire des retombées économiques, sociétales et environnementales liées à une opération photovoltaïque. Destiné aux collectivités territoriales, il a pour ambition de poser le cadre d’analyse des projets photovoltaïques sous l’angle d’une approche de proximité ; il n’a pas vocation à être utilisé comme un guide opérationnel mais plutôt à susciter des questionnements transversaux à la lumière de nombreux retours d’expériences menées dans ce domaine par des acteurs publics locaux. On y trouvera notamment un rubriquage précis des outils de structuration pour le portage (atouts et faiblesses pointés pour chaque forme) et les outils de financement possible.

La question de l’alimentation depuis l’échelle locale

L’association RESOLIS, dont la mission est la recherche, l'évaluation et la valorisation des pratiques de terrain, publie un numéro spécial, élaboré en partenariat avec des étudiants de Sciences Po, la Chaire UNESCO Alimentations du monde Montpellier SupAgro et l’Association des Régions de France, qui met en lumière 100 initiatives françaises locales d’Alimentation Responsable et Durable. Cet échantillon d’initiatives a été analysé de façon à déterminer leur répartition géographique (26 en Rhône-Alpes), les acteurs qui les portent, le type d’actions entreprises ainsi que les plus-values sociales, environnementales, pédagogiques et culturelles générées. Ces expériences, lit-on dans l’éditorial, sont présentées "pour servir de références à des transformations positives à plus grande échelle ou être répliquées de nombreuses fois tout en restant locales". Une publication qui permet d’appréhender la notion de "systèmes alimentaires territorialisés".

Plate-forme de partage de connaissances et de pratiques sur la résilience des territoires

Wikirésilience est un outil collaboratif lancé en mars 2015 par le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, pour partager connaissances et pratiques entre acteurs désireux d’améliorer la résilience de leur territoire : collectivités territoriales, services déconcentrés de l’Etat, établissements publics, bureaux d'études et entreprises, associations et organisations non gouvernementales, citoyens… Les objectifs sont de créer un corpus commun de connaissances sur la résilience territoriale et les pratiques associées, permettre une diffusion des nouvelles idées, des concepts innovants relevant des politiques publiques, capitaliser les connaissances des métiers traditionnels, mettre à disposition des acteurs de la formation et de l'enseignement des supports pédagogiques. Pour être guidé et naviguer, il est possible de naviguer par profil (association locale, citoyen, collectivité locale, professionnels, chercheur-professeur-étudiant-institut) ou par catégorie (territoires, problématiques et enjeux, modes d’action).

Que seront les paysages agricoles de 2050 ?

Après le pétrole et avec de nouveaux modes d’alimentation et systèmes agricoles, une nouvelle manière d’occuper le sol pourrait exister en France. Quelle en sera la figure, et l’attractivité potentielle ? Proposé par une équipe de paysagistes et soutenu par une Agence de l’Eau, le projet "La Campagne des paysages d’Afterres2050" vient - avec textes et dessins - donner une visibilité concrète à la transformation des paysages agricoles. Une heureuse note d'espoir à la fin de ce document : "L’espace agricole post-pétrolier sera agréable à vivre" !

Quelle destinée pour le tourisme hivernal dans les Alpes ?

Les destinations de sports d’hiver sont confrontées aujourd’hui à une situation difficile : hivers de plus en plus courts, couverture de neige de moins en moins épaisse, coût des infrastructures et du marketing en augmentation. Les touristes viennent moins nombreux et ne sont plus focalisés uniquement sur le ski : ils veulent aussi faire de la raquette, profiter des offres de bien-être, aller à des concerts et savourer des spécialités régionales. L’offre doit ainsi être adaptée ; parfois, cela impose de renoncer au tourisme et de chercher des alternatives. La Commission Internationale pour la Protection des Alpes (CIPRA) explore les enjeux en présence : sous forme d'une présentation interactive, une destination touristique fictive envisage plusieurs possibilités pour faire face aux défis de l’avenir, et analyse les conséquences de ces décisions pour l’environnement, l’économie et la société.

Territoires à énergie positive : résultats de l'appel à projets et décryptage

Suite à l’appel à projets de 2014 pour mobiliser des "territoires à énergie positive pour la croissance verte", les lauréats ont été présentés le 9 février 2015. 212 candidatures ont été retenues comme territoires à énergie positive pour la croissance verte ; d’autres projets ont été retenus au titre de territoires à énergie positive en devenir ; d’autres collectivités ou groupements de collectivités se verront encore proposer un contrat local de transition énergétique. En Rhône-Alpes, 38 dossiers ont été retenus. Suite à cet appel et à ces résultats, et alors que le projet de loi sur la transition énergétique pour la croissance verte est encore en discussion au Parlement, Maires de France propose un dossier consacré aux territoires à énergie positive (Tepos) : de quoi s’agit-il, quels sont les atouts du rural, quelle est la bonne échelle pour bâtir un Tepos, avec quels outils et quelles retombées attendues pour les territoires.