création d'empploi

Enseignements d'une expérience "Territoires zéro chômeurs de longue durée" (TZCLD)

Avec les projets TZCLD, l'idée est de recruter des chômeurs de longue durée dans une "entreprise à but d'emploi" qui équilibre ses comptes avec une subvention correspondant au montant des aides qui auraient été versées aux chômeurs. "Comment cette idée pourrait-elle réussir là où toutes les politiques précédentes ont échoué ? Parce qu'elle ne résulte pas d'une politique publique venue d'en haut, mais d'initiatives locales pilotées par des entreprenants inspirés et opiniâtres, en lien étroit avec leurs territoires", selon le fondateur de l'École de Paris du management. Dans une note intitulée "Création et management d'une entreprise à but d'emploi", l'école décortique l'expérience du premier projet de TZCLD, démarré en 2014 sur le territoire breton de Pipriac et Saint-Ganton (environ 4 000 habitants). Une expérience qui "interpelle notre manière de concevoir le management et les politiques publiques".

Les entrepreneurs sont attachés à leur territoire

9 entrepreneurs sur 10 sont attachés à leur territoire (la ville, l'intercommunalité...) selon une étude de la Fondation d'entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur, qui en décrit les raisons.

Publication : l'utilité sociale des installations agricoles et rurales

Le Réseau CIVAM a publié un livret qui présente la vision du réseau, sa démarche d'accompagnement à la création-reprise d'activité agricole ou rurale basée sur la recherche-action et l'éducation populaire, et ce qu'on apprend des activités accompagnées avec des exemples de paysans récemment installés. A retrouver : des "exemples d'activités plus rémunératrices et créatrices d'emploi de qualité que les moyennes et grandes fermes, peu endettées et en adéquation avec les aspirations personnelles, qui produisent une alimentation pour les habitants et qui entraînent d'autres installations dans leur sillon, ainsi que les spécificités et différentes formes de soutien apportées par le réseau CIVAM aux porteurs de projets et aux territoires."

Territoires ruraux : perceptions et réalités de vie

L'Institut français d'opinion publique (Ifop) a réalisé une étude pour Familles rurales. Cette enquête révèle un décalage de perceptions entre une opinion qui associe d'abord la ruralité à des difficultés socio-économiques (46 % des citations des Français) et des ruraux qui, dans leur quasi-totalité, se disent satisfaits de vivre dans le monde rural et l'associent spontanément à une qualité de vie remarquable (62 % des citations des ruraux). Les ruraux expriment néanmoins un sentiment d’abandon lié à un recul des services publics et à l'origine d'un pessimisme marqué vis-à-vis de l'avenir (56 % des ruraux sont pessimistes au sujet de leur avenir contre 49 % des Français). L'étude révèle par ailleurs une réelle attractivité des territoires ruraux (vivre à la campagne, y créer une entreprise) qui apparaissent en phase avec les aspirations des Français pour une meilleure qualité de vie. Mais cette attractivité est conditionnée par la présence de services de proximité et de solutions de mobilités.