coopération

"Code source" des territoires de la transition

S'il n'y a pas de recette miracle, "il y a des ingrédients, des balises [des invariants], une façon de regarder la Transition au travers d'un ensemble de concepts opérationnels ; des méthodes, des dispositifs qui ont fait ressource ailleurs, et qui peuvent servir de point d'appui. Il y a également des enjeux auxquels chacun va se confronter" (ex : créer et faire durer l'engagement des acteurs, coopérer, réussir à intégrer différents chantiers pour aller vers une action plus systémique...). Loos-en-Gohelle (ville pionnière) et ATEMIS (laboratoire d'intervention et de recherche) ont posé un premier cadre de référence. Trois autres villes (Malaunay, Le Mené, Grande-Synthe) les ont rejoint en 2018-2019 pour un "Atelier Villes Pairs, Territoires pilotes de la Transition" et participer au transfert et à l'enrichissement d'un référentiel, réunissant élus, DGS et "certains membres des services" de collectivités, entrepreneurs ou acteurs engagés du territoire. Il en résulte deux publications clés, dont un référentiel constitué de concepts opérationnels adossés à des méthodologies d'actions.

15 pactes métropolitains d'innovation, déclinaison du pacte État-métropole

Sept mois après la signature du Pacte État-métropoles, le 6 juillet 2016 à Lyon, le gouvernement et les présidents de métropoles se sont réunis le 1er mars 2017. Un dossier de presse, produit pour l'occasion, présente les 15 pactes, dont ceux de Grenoble-Alpes (signé le 9 février 2017) et celui de Lyon (signature à venir) et rappelle que "chaque pacte comporte un volet "coopération" qui scelle une contractualisation entre la métropole considérée et des espaces proches, périurbains, ruraux, villes petites et moyennes, y compris transfrontaliers". Le projet de loi relatif au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain, adopté par l'Assemblée nationale le 16 février 2017, prévoit par ailleurs la création de sept nouvelles métropoles au 1er janvier 2018, dont Clermont-Auvergne Métropole et Saint-Étienne Métropole. Enfin, la mise en oeuvre d’un Observatoire des dynamiques métropolitaines et des coopérations interterritoriales a été évoquée.

A Besançon, une expérience pour rapprocher l'agriculture et la ville

En 2005, l'association Afip Bourgogne Franche-Comté entraînait la communauté d'agglomération du Grand Besançon, la Chambre d'agriculture du Doubs et un CFPPA dans un projet européen : Solidarités agricole et urbaine pour des gains économiques, environnementaux et en termes d'emploi. Celui-ci visait à diversifier et adapter les activités agricoles en contexte périurbain, relier la demande locale et l'offre de produits agricoles, développer la formation, l'insertion et l'emploi dans les activités agricoles et rapprocher les différents acteurs de l'urbain, du périurbain et de l'agriculture. Un dossier de Transrural Initiatives revient sur cette expérience, décrypte les conséquences de cette dynamique (notamment la création d'un Espace-Test-Agricole) et saisit l'occasion pour questionner la place et le rôle de l'agriculture dans les territoires urbanisés.

A propos des pratiques de mutualisation et de coopération inter-organisationnelles

Un rapport du Département des études, de la prospective et des statistiques du Ministère de la culture et de la communication décortique les nouvelles pratiques de mutualisation et de coopération dans le secteur culturel. La première partie de cette étude vise à rendre compte de la diversité des situations de partage de moyen et de travail conjoint dans tous les champs culturels, présentant ainsi plusieurs cas concrets de mises en commun de ressources et de projets (clusters et PTCE, agencements coopératifs, solutions web mutualisées, emplois mutualisés, boutiques réelles ou virtuelles, réserves patrimoniales mutualisées). Les deux parties suivantes s'attachent à mettre en lumière les processus d'émergence et de développement des nouvelles pratiques de mutualisation ou de coopération, avec un zoom sur les principaux écueils auxquels se heurtent les groupements au fil de leur trajectoire. Ce document livre des informations et des réflexions qui, au-delà du secteur culturel, interpellent sur les notions de mutualisation et de coopération.

Accompagner l'essor d'un entrepreneuriat de territoire

Territoires conseils a conduit une étude en 2016 sur les nouvelles dynamiques entrepreneuriales à l'œuvre sur les territoires. "Fondées sur la valorisation des ressources territoriales et les coopérations locales, ces démarches multi-acteurs et multi-parties prenantes, repositionnent le territoire au cœur de dynamiques d’innovations et des enjeux de développement durable" peut-on lire à présent dans une publication de l'établissement public, qui décrypte et analyse des expériences pionnières afin d’en tirer les enseignements transférables à destination des élus, des collectivités, et de l’ensemble de leurs partenaires économiques.

Ancrage territorial : quand la dynamique de l’entreprise participe au développement de son territoire

Les PME constituent l’essentiel du tissu entrepreneurial sur de nombreux territoires ruraux. Malgré leur rôle majeur sur l’économie et l’emploi locaux, ces entreprises ne se sentent pas toujours concernées par l’ancrage territorial. Or l’ancrage territorial représente une problématique clé pour la performance des PME et le développement des territoires. Avec l'évolution des mobilités, la globalisation des économies, des activités de plus en plus nomades… l'instauration d'un dialogue entre une entreprise et son territoire devient une véritable stratégie. Comment capitaliser dans son activité les spécificités de son territoire et, inversement, comment l'entreprise va-t-elle devenir acteur de son territoire ? La Plate-forme 21 et le Centre des Jeunes Dirigeants ont organisé en 2015 en Auvergne une rencontre entre entreprises et responsables de collectivités pour échanger sur ce sujet. Des documents apportent à présent des clés pour comprendre l’ancrage territorial et les attentes (différentes et convergentes) des différentes parties prenantes, et pour mettre en œuvre des coopérations (ex : inter-entreprises à l’échelle d'un bassin économique ; valorisation et marketing du territoire ; rôle des clusters ou groupement d’entreprises ; coordination par un territoire...).

Appel à candidatures : coopération pour le développement des circuits d'approvisionnement courts et des marchés locaux

Pour personnes morales, ou à titre individuel des agriculteurs, impliqués dans un partenariat entre au moins deux entités indépendantes - avant le 15 mars ou le 29 mai 2019

Cet appel s'inscrit dans le cadre des mesures 16.4 et 16.40 des PDR FEADER 2014-2020 sur les territoires Auvergne et Rhône-Alpes. Il s'agit d'aider les projets de coopération impliquant les acteurs de la chaîne d'approvisionnement (producteurs, transformateurs, distributeurs, transporteurs, commerçants, restaurateurs…) qu'ils soient publics ou privés. Le soutien vise avant tout les dépenses d'animation des projets (réunions, déplacements, conseils…), mais il pourra également viser des dépenses d'investissement matériels ou immatériels (communication, promotion, études, investissements matériels...).

Associations : la coopération comme nouveau cap ?

Pour impulser une nouvelle dynamique à son projet et pouvoir avancer, il faut parfois savoir faire équipe avec d’autres acteurs du secteur. La coopération est aussi l’une des réponses à la mutation de l’environnement institutionnel afin de préserver la diversité et la pérennité du tissu associatif. Cette coopération entre associations se construit autour du partage et de la mutualisation de différents éléments : lieux, activités, information, projets... La revue JurisAssociations publie en 2017 un dossier sur le sujet.

Ce que pourrait être le SRADDET

La nouvelle organisation territoriale instaure de nouveaux schémas intégrateurs régionaux : le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) et le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), qui se substituent aux schémas sectoriels préexistants. Le SRADDET concerne de nombreuses thématiques, indique le site internet de la région Auvergne-Rhône-Alpes : l’implantation d’infrastructures d’intérêt régional (routes, fibre optique), le désenclavement des territoires ruraux, l’habitat et la gestion économe de l’espace, les déplacements, la lutte contre le changement climatique, la maîtrise et la valorisation de l’énergie, la pollution de l’air, la protection et la restauration de la biodiversité, et enfin la prévention et gestion des déchets. La Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU) apporte une contribution à la réflexion, en pointant quatre enjeux aux SRADDET : schéma d’aménagement du territoire intégrateur, schéma prescriptif territorialisé, schéma négocié avec les autres collectivités, schéma mis en œuvre.

Chargé(e) de coopération : une mission, des spécificités

A l’occasion d’une session organisée en 2016 par Cap Rural, des agents issus de différentes structures se sont prêtés au décryptage de leurs missions et responsabilités en matière de coopération. 

Ces échanges ont permis de consolider des outils pouvant constituer une aide pour :

  • Définir ou clarifier des postes en lien avec l’animation ou la contribution à des projets de coopération
  • Rechercher des compétences, recruter des agents en charge de dynamiques de coopération
  • Cerner les compétences et postures requises pour animer des projets de ou en coopération
  • Se positionner comme chargé(e) de coopération

Clés de réussite pour des projets alimentaires territoriaux

"Les projets alimentaires territoriaux (PAT), lancés par la loi d’avenir de 2014, sont des projets politiques transversaux permettant d’unir de multiples initiatives", indique La Gazette. "Quel que soit leur point de départ, les PAT sont des fusées à plusieurs étages. « Il faut avoir des entrées diverses pour pouvoir rassembler un maximum de monde »", note un élu impliqué dans un de ces projets. L'hebdomadaire décortique, outre la ou les bonnes entrées à choisir pour fédérer les acteurs, les leviers qui ont permis à trois PAT de fonctionner : réserve foncière, développement d'un projet agricole, outils de transformation. Et de rappeler que le diagnostic ("ce qui est produit, transformé, distribué et consommé sur son territoire" puis l'analyse des flux physiques) est un préalable indispensable.