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"Code source" des territoires de la transition

S'il n'y a pas de recette miracle, "il y a des ingrédients, des balises [des invariants], une façon de regarder la Transition au travers d'un ensemble de concepts opérationnels ; des méthodes, des dispositifs qui ont fait ressource ailleurs, et qui peuvent servir de point d'appui. Il y a également des enjeux auxquels chacun va se confronter" (ex : créer et faire durer l'engagement des acteurs, coopérer, réussir à intégrer différents chantiers pour aller vers une action plus systémique...). Loos-en-Gohelle (ville pionnière) et ATEMIS (laboratoire d'intervention et de recherche) ont posé un premier cadre de référence. Trois autres villes (Malaunay, Le Mené, Grande-Synthe) les ont rejoint en 2018-2019 pour un "Atelier Villes Pairs, Territoires pilotes de la Transition" et participer au transfert et à l'enrichissement d'un référentiel, réunissant élus, DGS et "certains membres des services" de collectivités, entrepreneurs ou acteurs engagés du territoire. Il en résulte deux publications clés, dont un référentiel constitué de concepts opérationnels adossés à des méthodologies d'actions.

"Comment accompagner les ruralités fragiles ?"

C'est le titre du dossier du magazine de l'Assemblée des Communautés de France, dans son édition de mars 2019. Un article du géographe Laurent Rieutort y explicite cette notion de "fragilité rurale" et donne à l'intercommunalité un "rôle à jouer pour développer les complémentarités productives et territoriales". On y trouvera également des retours d'expériences d'intercommunalités. Notamment un sur la communauté de communes du Kreiz-Breizh qui soutient des "projets atypiques" : un musée de l'école rurale, un institut du jardin et du paysage, un dispositif d'éducation musicale et orchestrale à vocation sociale... Et un autre sur la communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer qui a racheté une gare (3 000 mètres carrés), devenue huit ans après "une plateforme de mobilité et de services innovants à l'usage des actifs et entrepreneurs nomades en recherche de connexions".

"Habilitation à l'aide alimentaire, la nouvelle donne"

C'est le titre d'un article de La Gazette, qui rapporte que l'aide alimentaire "vient de quitter le code rural et de la pêche maritime pour le code de l'action sociale et des familles (...). Un décret du 4 juillet [2019] définit son objet comme « la fourniture de denrées alimentaires aux personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale » (et non plus, comme avant, aux personnes « les plus démunies »)". Le texte redéfinit les conditions d'habilitation des associations qui distribuent des denrées alimentaires ou bien les fournissent aux associations et aux CCAS/CIAS comme c'est le cas des Banques alimentaires. Les nouvelles modalités de l'habilitation à l'aide alimentaire qui permet aux associations de recevoir des contributions publiques sont entrées en vigueur le 1er octobre 2019. Les associations disposant d'une habilitation en cours de validité ont un délai d'un an pour se mettre en conformité.

"L’installation agricole à bas coût, pourquoi, comment"

"S'il est souvent possible dans un cadre familial de payer progressivement - voire partiellement - son installation (...), c'est rarement le cas pour les personnes qui s'installent en dehors du cadre familial et en particulier pour celles non issues du milieu agricole". Les aides à l'installation sont difficiles à obtenir pour des porteurs de projets considérés comme "atypiques" par l'institution, et certains avancent résolument en dehors du parcours de l'installation aidée. Sous le titre "L’installation agricole à bas coût, pourquoi, comment", un dossier du magazine Transrural initiatives, s'appuyant sur des travaux du Comité d’appui stratégique agricole du MRJC, montre comment des porteurs de projet agricole "ont surmonté ce frein du coût en s'installant à plusieurs, progressivement ou comment les collectivités ont, elles aussi, un rôle à jouer".

"Le kit asso de l'élu.e", pour bâtir une politique de soutien et de développement à la vie associative locale

Pour favoriser la dynamique partenariale entre les élus locaux et les associations du territoire, Le Mouvement associatif a bâti un kit sous la forme de quatre (courts) documents. Celui-ci s'adresse aux élus locaux, aux services vie associative des collectivités territoriales mais également aux réseaux associatifs et aux associations pour faciliter leurs échanges avec les pouvoirs publics.

12 points pour améliorer l'animation d'un conseil d'administration

Le magazine Association Mode d'emploi propose 12 conseils pour avant, pendant et après un conseil d'administration afin que la réunion soit efficace, c'est-à-dire sans traîner en longueur et débouchant sur du concret. La plupart de ces conseils conviennent tout autant à la préparation et au déroulé d'autres types de réunions : commission, séminaire de travail... Un peu de rigueur et de méthode...

17,7% de l'emploi privé rural relève de l'ESS

Un chiffre qui ressort d'une étude sur la place de l'ESS en milieu rural publiée en juillet 2019 dans le cadre du projet TRESSONS soutenu par le Réseau rural national et le FEADER. Pour l'Avise, cette étude "montre que l'ESS occupe une place plus importante dans l'économie des territoires ruraux que dans celles des zones urbaines et péri-urbaines, et que le nombre d'emplois dans l'ESS a augmenté depuis la crise économique de 2008 (+ 4,9% entre 2008 et 2015) contrairement au reste de l'économie (avec une baisse de 2,6% d'emplois dans le secteur privé hors ESS et une baisse de 8,4% dans l'emploi public)." On trouvera également dans le document des informations sur les caractéristiques spécifiques de l'emploi ESS en milieu rural, et notamment les secteurs d'activité dans lesquels elle est la plus présente, les caractéristiques et les conditions d'emploi, les profils des salariés.

24 lauréats de l'action "Territoires d'innovation"

Mi-septembre 2019, le Gouvernement a fait connaître la liste des territoires lauréats de l'action "Territoires d'innovation", qui seront soutenus par l'État dans le cadre du Grand Plan d'Investissement à hauteur de 450 millions €, pour "développer à grande échelle des innovations répondant à des besoins de transformation exprimés par les acteurs des territoires lauréats". En Auvergne-Rhône-Alpes, trois projets ont été désignés : "Biovallée" (chef de file : Association Biovallée), "Valence-Romans, capitale des start-ups de territoire" (chef de file : Valence Romans Agglo), et "Lyon Saint-Étienne, l'industrie intégrée et (re)connectée" (chef de file : Métropole du Grand Lyon).

60 initiatives locales de lutte contre la précarité alimentaire et d'alimentation solidaire

Épiceries solidaires, achats groupés, paniers bio locaux accessibles, jardins d'insertion, ateliers cuisine et de sensibilisation. Toutes ces initiatives et bien d'autres sont décrites dans une publication spéciale de RESOLIS, élaborée avec le soutien financier de la Fondation Daniel et Nina Carasso, et qui fait suite aux états Généraux de l’Alimentation (2017) auxquels participait l'association.

À propos des droits culturels, de leurs liens avec l'éduc' pop', de la difficulté de les mettre en œuvre dans les territoires

Les droits culturels ont été inscrits dans la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe, 2015) et les collectivités sont dès lors incitées à garantir aux populations leur liberté d'expressions culturelles et artistiques. En 2018, la Confédération Nationale des Foyers Ruraux organisait en partenariat avec Opale un séminaire de réflexion sur les droits culturels. Des documents sont à présent en ligne, dont "Les droits culturels, version 2.0 de l'Éducation populaire ?", qui entend montrer que "ces deux notions sont loin d'être solubles l'une dans l'autre". La synthèse du séminaire pointe la difficulté pour les associations de mettre au travail les droits culturels en lien avec leurs adhérents, avec les collectivités et administrations de la culture, mais également avec l'ensemble des acteurs et partenaires sur un territoire.

Accueil et intégration des ressortissants étrangers

Comment faciliter l’intégration socio-économique et l’accueil des ressortissants étrangers à leur arrivée ? Porté par des associations italiennes et espagnoles, en partenariat avec RESACOOP, le projet D.I.S.Co.R.S.I Migranti (pour Dialogue Interrégional sur les Services en termes de Compétences, Résidence et Santé pour l’intégration des migrants) s’intéresse aux solutions mises en place par les institutions et la société civile. Premier objectif du projet : observer les pratiques innovantes ou émergentes et les services disponibles en Auvergne Rhône-Alpes et en Catalogne, pour proposer des ajustements dans le Piémont. Un ensemble de ressources est déjà en ligne. Face à l'urgence d'un accueil adapté aux mineurs non accompagnés, l'observatoire national de l'action sociale a publié en janvier 2018 une étude montrant comment certains départements ont réussi progressivement à transformer leur offre d’accueil et d’accompagnement de ce public afin de favoriser son intégration sociale. De son côté, Transrural Initiatives publie un dossier "Repenser l'accueil des migrants dans les territoires ruraux", qui fait suite au colloque organisé par le Réseau Civam et Accueil Paysan en 2017, proposant notamment des expériences d'accueil. Enfin, deux articles pointent le rôle des médiathèques dans l'accueil et le parcours des migrants. Enfin, un autre article de La Gazette montre comment plusieurs villages auvergnats "ont fait de l'accueil de réfugiés une deuxième nature".

Actes des assises prospectives du covoiturage "courte distance"

Les Assises Prospectives du Covoiturage étaient organisées fin 2018 par la métropole de Lyon, en partenariat avec Auvergne-Rhône-Alpes Énergie Environnement (AURA-EE), dans le cadre du programme européen COGO. Évènement national, il avait vocation à faire découvrir la richesse des expérimentations de covoiturage courte-distance et d'imaginer les modèles de demain. Des actes sont à présent en ligne. On y trouve des éléments sur les modèles économiques, les nouveaux modèles de gouvernance public-privé, la place à laisser/retirer à la technologie, des conseils pour massifier les usages, des exemples de solutions en milieu rural (Rezo Pouce, Ecosyst'M, Ptit Roger).

Aide à l'embauche pour les nouveaux salariés : un dispositif ouvert aux associations

Le Président de la République a annoncé le 18 janvier 2016 le lancement du dispositif "Embauche PME", pour aider les embauches dans ces entreprises. Ce dispositif peut également être utilisé par les associations et les groupements d’employeurs employant moins de 250 salariés. Cette aide a été instituée par décret le 25 janvier 2016. Les embauches bénéficient ainsi durant les deux  premières années du contrat d’une prime trimestrielle de 500 euros. Ces embauchent doivent être réalisées entre le 18 janvier et le 31 décembre 2016 selon certaines modalités et l'aide n'est pas cumulable avec tous les dispositifs d'aide existants.

Alimentation et développement durable : plusieurs publications

Au cours de ces derniers mois, plusieurs centres de ressources et acteurs institutionnels ont publié des documents portant sur l'"alimentation durable" et les "systèmes d’alimentation [ou "alimentaires"] durable territorialisés". Ceux-ci s'adressent selon les cas aux acteurs publics et privés et présentent les enjeux et défis d'une agriculture et d’une alimentation durables, des notions clés, des analyses de projets et donnent des clés pour entamer des projets alimentaires territorialisés.

Ambition ÉCO : un site unique pour les entreprises d'Auvergne-Rhône-Alpes

Lancé fin 2018, Ambition ÉCO est à la fois un portail d'information et un guichet unique du soutien de la Région aux entreprises. Ce guichet recense l'ensemble des outils de financement et d'accompagnement de la Région en direction des entreprises en lien avec l'agence Auvergne-Rhône-Alpes Entreprises et les autres partenaires économiques régionaux : Bpifrance, chambres consulaires, partenaires bancaires et fonds d'investissements, Business France, incubateurs, organisations patronales, réseaux initiatives et entreprendre, acteurs de l'Économie sociale et solidaire…

Appel à candidatures : accélérons la transition agricole et alimentaire, du champ à l'assiette

Pour personnes morales de droit privé ou exploitants agricoles

Lancé début septembre, PROSPER rassemble plusieurs acteurs du financement (Banques des Territoires, Groupe SOS, Crédit Mutuel...) décidés à mettre en commun leurs moyens pour faciliter le financement de projets développant, dans la filière alimentaire, "un projet économique ambitieux ayant pour objectif la préservation et/ou la reconstitution du capital naturel, la préservation du capital humain et social et qui prônent un partage équitable des fruits de leurs activités économiques".

Appel à idées et projets : tissages d'initiatives dans le territoire du Nord Isère

Pour collectifs d'acteurs, associations ou collectivités territoriales - avant le 23 novembre 2020

"Convaincue de l'intérêt d'une approche territoriale, la Fondation de France a choisi d'engager des moyens au profit du développement social, socio-économique et culturel du Nord Isère". Toute idée visant à contribuer à l'amélioration des conditions de vie des habitants (en particulier des plus vulnérables) ou proposant "des solutions durables de solidarité et de coopération", formalisée ou non, est la bienvenue.

Appel à projets : faire ensemble avec nos différences

Pour associations à but non lucratif et structures d’intérêt général ayant au moins deux ans d’existence - appel à projets permanent

Dans le cadre de cet appel à projets, la Fondation SNCF choisit de soutenir des actions inter-associatives (toute action doit être coconstruite et pilotée par au moins trois associations) qui permettent aux citoyens qui ne se côtoient pas habituellement ou se connaissent mal de se rencontrer et de partager des activités communes. L’objectif est de leur permettre de s’ouvrir aux autres, s’enrichir des différences, partager pour aller au-delà des idées reçues et aussi trouver leur place dans la société. Au-delà de la rencontre, la notion de "faire ensemble" est fondamentale, car l’action commune favorise le partage et l’enrichissement mutuel. Les projets peuvent par exemple associer deux générations ou plus, un public en situation de handicap et un public valide, des personnes de cultures différentes, favoriser la mixité... Enjeux de cette démarche : la co-construction associative qui multiplie les angles d’attaque, conforte la pertinence des actions, et qui par la mutualisation des ressources et des énergies optimise l’impact et fait bouger les lignes ;  le partage des "différences" dans l’action et la mise en œuvre de réalisations communes.