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Rapport 2016 sur l'emploi et les territoires

Créé par l’État en 2004, et animé par le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), l'Observatoire des territoires a présenté en décembre 2016 son cinquième rapport consacré à l’emploi dans les territoires. Celui-ci réalise un diagnostic territorial de l’emploi à l’échelle nationale, fournissant un socle commun d’informations et les replaçant dans des évolutions de long terme, "préalable indispensable à une action locale coordonnée". Son objectif : donner des clés de lecture et des pistes de réflexion aptes à éclairer le débat et à guider les acteurs territoriaux, à toutes les échelles. Trois grandes parties composent ce rapport, dont ont été tirées une version interactive ainsi qu'une synthèse réalisée par le CGET.

Structure du rapport

  • La première montre la forte différenciation spatiale de l’emploi en France (enjeux, chômage, formes intermédiaires de l'emploi, développement économique), avec "des territoires entre vulnérabilité et résilience".

  • La deuxième porte plus précisément sur le fonctionnement des marchés locaux du travail, à une échelle fine, et met au jour les défis en matière de recrutement, de formation et de mobilité auxquels doivent faire face les territoires.

  • La troisième partie est consacrée à l'emploi dans les départements d’outre-mer.

Synthèse du rapport par le CGET

Le CGET remarque que :

  • "La géographie du chômage est de plus en plus stable". Ce qui signifie en creux que les disparités territoriales n'ont pas été résorbées.

  • Les pôles urbains concentrent les emplois, en particulier les plus qualifiés, alors que les couronnes accueillent l'essentiel de la croissance démographique et les espaces peu denses sont de plus en plus sous l'influence des pôles urbains.

  • Si le phénomène de métropolisation de l'emploi se confirme, il faut le nuancer un peu car "les disparités de croissance de l'emploi dans les aires urbaines ne sont pas lisibles au seul prisme de leur taille, et dépendent fortement du contexte régional". Des situations très hétérogènes existent ainsi.

  • Le mouvement de concentration des emplois dans les grandes aires urbaines se double de celui de la périurbanisation : l'emploi se concentre mais la population se desserre en périphérie des pôles urbains. En conséquence, les temps de trajets domicile-travail augmentent. Et si ce sont les cadres et professions intellectuelles supérieures qui ont les plus longs trajets, ce sont les ouvriers qui ont vu leur temps de trajet le plus augmenter.
  • Le caractère structurel de ces disparités "ne les rend pas pour autant inexorables et il n'est pas possible de se satisfaire d'organiser la migration des habitants des territoires en déclin vers les plus urbains, dynamiques et créateurs d'emploi".

Dans un article consacré à cette synthèse, Localtis écrit ainsi que "pour permettre aux acteurs de chaque territoire français de créer de l'emploi localement, il faut penser la combinaison de politiques de développement économique, de logement, de transport, d'accès aux services publics."

A lire :

Mots-clés: emploi, mobilité, économie, relations villes-campagnes, associations, Etat, Collectivités