genre

Appel à projets : faire ensemble avec nos différences

Pour associations à but non lucratif et structures d’intérêt général ayant au moins deux ans d’existence - appel à projets permanent

Dans le cadre de cet appel à projets, la Fondation SNCF choisit de soutenir des actions inter-associatives (toute action doit être coconstruite et pilotée par au moins trois associations) qui permettent aux citoyens qui ne se côtoient pas habituellement ou se connaissent mal de se rencontrer et de partager des activités communes. L’objectif est de leur permettre de s’ouvrir aux autres, s’enrichir des différences, partager pour aller au-delà des idées reçues et aussi trouver leur place dans la société. Au-delà de la rencontre, la notion de "faire ensemble" est fondamentale, car l’action commune favorise le partage et l’enrichissement mutuel. Les projets peuvent par exemple associer deux générations ou plus, un public en situation de handicap et un public valide, des personnes de cultures différentes, favoriser la mixité... Enjeux de cette démarche : la co-construction associative qui multiplie les angles d’attaque, conforte la pertinence des actions, et qui par la mutualisation des ressources et des énergies optimise l’impact et fait bouger les lignes ;  le partage des "différences" dans l’action et la mise en œuvre de réalisations communes.

Auvergne-Rhône-Alpes : les inégalités hommes-femmes se creusent tout au long du parcours professionnel

"Alors que 65 % des hommes de 15 à 64 ans sont en emploi à temps plein, seules 43 % des femmes le sont, analyse l'Insee pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'emploi à temps partiel et l'inactivité expliquent cet écart, qui s’accroît à mesure que des enfants arrivent au foyer." L'institut remarque également que "les femmes occupent plus souvent un emploi dont le niveau de qualification est inférieur à leur niveau de diplôme" et que "l’écart de rémunération entre femmes et hommes est plus élevé dans la région qu’en France."

Collaboration entre centres sociaux et collectivités pour animer un projet de territoire

Ce thème était au centre d'une rencontre organisée en 2018 par Territoires Conseils et la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de France. Des actes sont à présent disponibles. Ceux-ci présentent les territoires ruraux et leurs priorités d'aménagement et de développement aujourd'hui ; proposent des apports et des expériences sur les questions de précarité, de l'accès aux droits, de mobilité, avec un focus tout particulier sur les publics des femmes et des jeunes en zone rurale ; avancent des pistes de travail pour favoriser l'animation partagée entre tous les acteurs du territoire.

De l'école à la retraite : où commence l’inégalité entre les femmes et les hommes ? Éclairage sur un processus

Un groupe projet régional sur l’égalité femmes/hommes s’est mis en place en 2016 à l’initiative de la DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes. Afin de formuler des préconisations visant à résorber les écarts constatés, le groupe a sollicité le service étude, statistique, évaluation de la DIRECCTE pour construire un tableau de bord, ayant pour objet de mesurer l’égalité entre les hommes et les femmes sur le plan professionnel en région, puis il a élargi la recherche à la perspective plus générale de l’égalité tout court entre les femmes et les hommes. L'étude est à présent disponible, avec une double vocation : constituer un outil de pilotage des politiques publiques à destination des acteurs institutionnels qui agissent pour la réduction des inégalités, et proposer un support de sensibilisation pour un large public.

Echanges entre agricultrices : l'initiative bretonne des Cafés parlotte

L'Association de Formation et d'Information Pour le développement d'initiatives rurales (AFIP) a initié en Bretagne le projet CARMA (Contributions des Agricultrices au Renouvellement des Métiers Agricoles), un projet visant à renforcer et promouvoir le rôle des femmes dans l'évolution des systèmes agricoles. Dans ce cadre, l'AFIP anime des "Cafés Parlotte" où sont invitées les femmes actrices du monde agricole et rural à discuter entre paires autour d'un thème ("être parent et travailler : comment fait on ?", par exemple). Un lieu de parole voulu pour créer des liens entre femmes sur un territoire, pointer les freins et faire émerger de nouvelles pistes d'action.

Et si certaines solutions "durables" étaient mauvaises du point de vue du genre ?

Face à l’épuisement des énergies fossiles, au réchauffement climatique et à la pollution, des solutions de la "ville durable" semblent faire consensus : développement des deux-roues, de la marche, des transports en commun, du covoiturage, etc. Solutions qui creusent les inégalités entre les femmes et les hommes, selon le géographe Yves Raibaud, en raison de la nature des tâches encore majoritairement dévolues aux femmes (accompagnement des enfants, des personnes âgées, courses) que de leur sentiment d’insécurité (et sa réalité) dans l’espace public (crainte de l’agression dans certains quartiers ou bien la nuit). Si la ville durable peut être considérée comme consensuelle du point de vue de l’environnement, il ne faut pas mettre de côté le fait que la gestion quotidienne des économies d’énergie, des déchets, de l’alimentation, de la santé continue d’incomber majoritairement aux femmes, ce qui "légitime d’autant plus l’expression d’un écoféminisme critique, indispensable dans les discussions actuelles sur les enjeux environnementaux", affirme le chercheur. Une réflexion à lire dans une publication du CNRS.

Freins et leviers pour l’accès des femmes à l’emploi dans les territoires ruraux

L’égalité entre les hommes et les femmes, "grande cause nationale" du quinquennat Macron, est une priorité relayée par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET). Les inégalités hommes femmes peuvent être accentuées dans ces territoires, en particulier en matière d’accès à l’emploi, du fait de différents freins directs et périphériques décrits dans une étude pilotée par le CGET. Celle-ci montre néanmoins des leviers pour favoriser l’emploi des femmes en zones rurales, que ce soit en matière de politiques publiques ou d'approche par filières d’avenir et de métiers de demain. Cinq projets locaux sont également présentés, notamment celui de Loustic service, mis en place par la Communauté de communes de Haute Cornouaille (Finistère), qui propose le développement d’accueil relais à domicile en horaires atypiques (entre 4h et 8h30 le matin et entre 18h30 et 23h le soir).

Innovations dans la construction d'un système alimentaire plus durable

Un ouvrage rassemble les actes de la 4e Journée des innovations pour une alimentation durable (Jipad) organisée en 2018 par les étudiants du mastère IPAD (Innovations et politiques pour une alimentation durable) de Montpellier SupAgro, au cours de laquelle chaque étudiant a présenté une innovation. La publication détaille sa genèse et son développement ; analyse en quoi elle est susceptible de répondre aux enjeux d'un développement durable des systèmes alimentaires ; évalue ses impacts (avérés ou potentiels) et identifie les éventuelles controverses associées ; essaye de repérer les opportunités ou obstacles éventuels d'une plus grande diffusion de cette innovation. Ces innovations sont regroupées dans cinq thématiques : nos déchets ont de la ressource ; quand les circuits de distribution se réinventent ; l'alimentation comme levier d'insertion sociale ; les acteurs publics, piliers d'un changement politiquement durable ; l'action collective au service de l'innovation.

Les jeunes dans les territoires ruraux : constats et préconisations du Conseil économique, social et environnemental

Sollicité par le gouvernement, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) s’est penché sur la place des 1,6 millions de jeunes de 16 à 29 ans résidant dans les territoires ruraux. Dans un avis adopté le 11 janvier 2017, le CESE dresse des constats sur la situation des jeunes ruraux et émet des préconisations, dont celle de "créer une compétence "jeunesse" obligatoire dans les communautés de communes". Mairie-conseils a par ailleurs publié en 2017 les actes d'une journée de travail sur ce même sujet.

Transformations sociétales et grandes tendances alimentaires

Le Centre d'études et de prospective du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation analyse six grands moteurs sociétaux qui rendent compte de certaines des transformations du système alimentaire. Ces moteurs sont présentés sous la forme de fiches proposant en quelques pages une synthèse des principales connaissances disponibles. Sont ainsi tour à tour abordés : l'individualisation croissante des rapports humains, la segmentation communautaire et réticulaire du système social, les nouveaux rapports au temps et l'accélération des rythmes de vie, la féminisation de la société, la sensibilité grandissante aux questions de santé et de bien-être, et enfin l'affirmation de nouvelles représentations de la nature.

Un état des lieux des inégalités femmes-hommes dans les territoires ruraux

À l’occasion du 8 mars, le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) a publié une liste d’indicateurs clés sur la situation des femmes et les inégalités rencontrées dans les territoires ruraux, définis à partir d’un critère de densité. Les indicateurs présentés sont en rapport avec les principales thématiques liées aux droits et à la vie quotidienne des femmes : éducation, emploi, maternité, garde d’enfants, vieillissement, sport, sécurité… La note fait notamment apparaître que, dans les communes très peu denses, le taux de chômage est plus important chez les femmes que chez les hommes (+2,4 points), en particulier chez les - 25 ans (+6,2 points) ; l’emploi précaire des femmes est plus fréquent (près de 50% parmi les salariées de 20 à 24 ans).

Un guide pour favoriser l'accès à l'emploi des femmes dans les territoires ruraux

Élaboré par le CGET, le ministère du Travail et le secrétariat d'État chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, cet ouvrage se présente comme un outil au service des acteurs de l'emploi, de la formation, de l'insertion, de l'orientation ou du développement économique. Il vise à leur apporter les clés de compréhension et outils pour mettre à l'agenda la question de l'accès à l'emploi des femmes dans les territoires ruraux et mobiliser les différents dispositifs et leviers pour avancer dans une prise en compte effective de ces enjeux.

Un rapport du Sénat sur la situation des agricultrices

La délégation aux droits des femmes du Sénat a centré ses travaux en 2017 sur la situation des agricultrices. Un rapport d'information a été produit, qui analyse la situation des agricultrices à travers toutes les étapes de leur parcours professionnel : formation, installation, statut, protection sociale, santé, engagement dans les organisations professionnelles agricoles, accès aux responsabilités et retraite. Il s'intéresse également aux difficultés spécifiques que pose l'articulation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Quarante recommandations sont mises en avant.

Une étude de cas montre comment l’immigration a été utilisée pour revitaliser une zone rurale dépeuplée (Espagne)

Une grande partie du milieu rural espagnol est confrontée à un processus accéléré de dépeuplement : déclin démographique accompagné d'un faible dynamisme économique et d'un accès limité aux services et aux infrastructures. "Ces territoires, vieillissants et masculinisés, sont enfermés dans un dangereux cercle vicieux qui bien souvent compromet leur survie", relève la chercheuse María Coto Sauras. Par l'intégration de familles immigrées dans les zones rurales dépeuplées, le projet "Nuevos Senderos" (Nouveaux sentiers) veut contribuer à répondre d'une part au problème du dépeuplement de ces territoires, d'autre part aux difficultés d'insertion socioprofessionnelle que connaissent de nombreux immigrés et à la forte concentration de cette population à risque d'exclusion sociale en milieu urbain. Ce programme combine l’identification et la sensibilisation des communes d'accueil avec la préparation des familles candidates à l’installation, un processus long et complexe qui vise à assurer le plus possible une intégration réussie.